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Myriam St-Denis Lisée

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Je tourne en rond, mais j'avance en spirale (Martin Thibault)
Mise à jour de mes sites Internet favoris
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Utopia

Vivre tous simplement pour que tous puissent simplement vivre. (Gandhi)
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June 29

La pirate en galère

 

Ma session d'été est terminée.. vous pouvez même pas imaginer quelle galère ce fut! En fait ça s'est surtout joué sur un rush de mi-session et un rush de fin de session, hautement alimentés par des problématiques de travaux d'équipe dont les parties arrivaient pas où étaient à réajuster en lien avec les questions du prof. J'en shake encore. Je donne peut-être trop d'importance à l'école (enfin ça a même pas besoin d'être l'école : à tout document écrit que je juge important (ex: une lettre de présentation, de demande de commandites, parfois même un courriel, etc). Je pense que je me suis trop cassée la tête sur mes cours pour ce que ça valait vraiment : une note à la fin de la session. Note que j'attends impatiemment quand même : ça fait toujours plaisir de voir qu'on a pas rushé pour rien. N'empêche. Une session d'été, je pense pas en refaire. Une année comme j'ai fait avec pratiquement jamais 2 journées de congé collées : jamais! À moins de changements majeurs dans ma façon de travailler. Ou d'imprévus agréables (ex : si je deviens présidente d'un nouveau pays, si une cape me pousse au niveau de la nuque, si je deviens une écrivaine célèbre, etc.). Mais bon, on peut toujours rêver. Y'en a qui rêvent de devenir célèbres pour l'argent ou pour le glamour : moi c'est parce que j'aime bien me faire poser des questions sur ce que je pense. Ça m'amuse beaucoup de débattre. Mais bon sûrement que si j'étais harcelée comme le sont certaines vedettes hollywoodiennes, l'envie me passerait assez vite. Faut dire que des fans, c'est rarement critique, c'est surtout.. fan! Je pourrais devenir une sorte de Jean Leloup au féminin je pense, dans ce contexte.


Sinon, le reste, le reste.. eh bien je suis célibataire... les détails m'appartiennent (et appartiennent à l'histoire) mais bon ça me fait quand même drôle. J'ai vraiment pas envie de rencontrer une nouvelle personne par le net, parce que c'est trop facile et parce que bah c'est pas sain, je dois apprendre à cruiser aussi avec mon corps, pas juste avec mes mots et ma tête.. ahah. Non mais j'ai aussi envie de sortir un peu plus, de passer moins de temps devant mon ordi, de voir cette prochaine personne in real, d'un coup, et de laisser l'attirance se développer s'il y a lieu, au lieu de tomber en amour sur le net + au téléphone et que la première fois en chair et en os soit déjà la première fois de tant de choses. J'ai envie de me challenger vraiment, m'écater des valeurs sûires (exemple de valeur sûre : rencontrer quelqu'un et que le lien soit déjà préalablement là). En même temps... sur le Net c'est facile de dire non et de flusher la personne : dans un café sympa, c'est plus difficile. Sur le Net on peut déjà parler intérêts à la première conversatoon : in real, elle ressemble à quoi, la première conversation? À Montréal surtout... le monde qui m'est sympa, je le rencontre où à part à L'Escalier (et j'y déjà connais déjà beaucoup trop de monde pour nonchalemment avoir l'air solitaire mais ouverte). En tout cas. Compliqué tout ça. Surtout que je pense ben quitter Montréal l'été prochain, du moins je considérerai fortement la chose. Après mon Bacc, qu'est-ce qui me retiendra encore ici, si ce n'est que l'habitude et le goût d'anonymat total? Ce goût-là m'est pas mal passé d'ailleurs, alors... ne reste que les études...


J'ai pas mal slammé dans les derniers mois. Je me suis qualifiée au Slam de la dernière chance à la fin avril, ce qui m'a donné mon billet d'entrée (sur scène) pour la finale le 30 mai dernier. Quelle soirée intense et magique! J'ai pas été qualifiée pour faire partie de l'équipe Slam Sherbrooke, j'ai même été éliminée au premier tour (y'en a 3) mais c'était très chouette avoir pu participer. J'ai aussi Slammé pour une soirée bénéfice pour les Apatrides Anonymes jeudi passé. Une belle rencontre entre Slammeurs de diverses régions et horizons. Enfin je Slam demain soir à Trois-Rivières, puis la prochaine fois (à date) sera au mois d'août au premier Slamboree, tournoi de Slam sur deux jours avec 24 participants. J'aurai besoin de 5 textes. L'occasion d'en écrire des nouveaux, j'espère, car je suis tannée de refaire les mêmes. J'aime Slammer mais je me considère pas encore trop trop comme une Slammeuse, étrange. Va falloir que j'aprenne à aimer ce que je fais. Et à le faire plus souvent!


C'est pas mal ça les nouvelles. Sinon, en rafale : mes cheveux repoussent (ben oui!), j'ai déménagé il y a un mois et je viens de finir de défaire mes boîtes (les sessions d'été, ouf!), fait chaud (ben oui :o( ), m'ennuie de Sherbrooke (encore), je me suis fais des nouveaux amis avec l'école (oui oui!), je me suis mis à lire tout ce qui se passe sur Twitter en plus de Facebook donc me voilà doublement accroc au Net MAIS j'ai réussi à lire 2 livres dernièrement (de Thierry Crouzet, excellent euh.. chercheur, rêveur, synthétiseur? amateurs du Net et de l'intelligence en réseaux, vous allez adorer!).


Bon ben m'en va continuer mon ménage (le plaisir de faire du ménage et de se dire.. ouais j'ai pas autre chose d'urgent à faire...! :):) ).


Bisouxxxx à vous.


Myriam


April 18

Nouveau blog

Que je vais tenter d'alimenter un peu plus, cette fois-ci.. on verra bien ce que ça donnera.. je pourrai continuer à écrire ici de temps en temps, je verrai comment mon inspiration viendra :)
 
April 14

Horaires scolaires

Ma session d'été ressemblera à ceci :
 
Cours du lundi et du mercredi soir (mai et juin) : La mort et l'au-delà
(ceci viendra compléter ma mineure en animation à la vie spirituelle et à l'engagement communautaire)
 
Cours du lundi et mercredi matin (mai et juin) : Déviance, exclusion et contrôle social
(ceci viendra commencer mon certificat en études individualisées, concentration Intervention dans les groupes et les organisations)
 
 
 
Ma session d'automne, elle :
 
Cours à distance : Observation en philosophie pour les enfants PHI-1064 (à l'Université Laval)


Cours de fin de semaine :

Entraînement au travail en équipe AEG2110

(les fin de semaine du 19-20 septembre, 3-4 octobre, 17-18 octobre)


Prise de décision en groupe : Leadership AEG3140

(les fin de semaine du 24-25 octobre, 7-8 novembre, 21-22 novembre)



Cours la semaine :

Motivation et émotion PSY1045

(les mercredi de 18h30 à 21h30)


Mouvement d'action sociale SVS2841 (si je travaille pas de jour, sinon je le ferai annuler)

(les jeudi de 13h à 16h)

 
April 01

Folie capillaire!

 Demain, premier avril.


Jusque dans les années 1500, environ, le premier avril marquait la nouvelle année.


Alors, peut-être une pas pire date pour une nouvelle coupe de cheveux..? :)


Verrai bien ce que ça me dit demain soir... j'ai les boules, un peu, je crois.


J'ai hâte que ça soit fait (et assumé). Je commence déjà à m'habituer à ma coupe intermédiaire.. well.. ça repoussera :)


Et j'aurai un beau coco pour Pâques!


J'vous en donne des nouvelles (et des photos) bientôt!

March 25

Monsieur tout le monde, Slam, Féminisme Radical, Zimparfaites et le reste

***** Attention, trrrrrrès long post, ne manquez pas votre autobus! ******* 
 

Ouais... ça fait un ti bout, non?


Que de choses se sont passées depuis le dernier post. Je sais même pu par où commencer!


Je m'ennuie de Sherbrooke... disons d'avoir une vie un peu plus détendue aussi, d'avoir une gang, de voir du monde, de bâtir ensemble quelque chose, au-delà de l'école et des jobs. Je m'ennuie aussi de mon audace : on dirait que j'en ai moins. Moins d'espaces de folie, de câlins gratuits, d'expériences photos, de marches la nuit... la curiosité et la facilité à me présenter à quelque part où je ne connais personne reste, mais le temps fuit. Ma vie se dessine, et on dirait que il reste de moins en moins de temps pour le croquis, de moins en moins d'efface au bout du crayon. Et toujours pas de projet clair, à long terme. Où peut-être AVSEC, ça ça m'intéresse toujours, mais dans quelle ville? Quelle ville me brancherait pour plus de 3 ans? Avec assez de distance et de proximité pour que je puisse y évoluer, autant individuellement qu'en groupe ?


Alors, comme d'habitude, je me partitionne.. ou disons je n'arrive pas à faire un tableau avec tout moi dedans, une genre de parabole explicative de l'ensemble, alors je me raconte bulle par bulle. Étoile par étoile. Avec parfois beaucoup beaucoup beaucoup de distance entre chaque spot light. Par chance que je suis pas célèbre, car je plaindrais d'avance les journalistes qui devraient faire un portrait concis résumant qui je suis, mes positions, mes aspirations..


Que c'èze-t-il passé dans les 2 derniers mois?



Vie ordinaire/job/travail


Eh bien tout d'abord l'inscription à mon 3ième certificat à l'Université de Montréal. J'entamerai dès mai un certificat d'études individualisées, concentration Intervention dans les groupes et les organisations. J'ai hâte. Premier cours : Déviance, exclusion et contrôle social. Watchez moi ben aller ahahahah!


Sinon dans le même ordre d'idées, je quitterai mon emploi d'intervenante dans un foyer de groupe à la fin de l'été. Je tente de me lancer dret là dans les écoles, comme AVSEC (animatrice à la vie spirituelle et à l'engagement communautaire), même si techniquement ça prend un Bacc pour faire ce job. Mais bon en expliquant que je suis en train de terminer mon Bacc, et que je ne pouvais attendre un an de plus avant de me dévouer à cet emploi qui me plaît tant, je devrais être convainquante :) Et comme la plupart de mes cours seront le week-end ou le soir, eh bien je pourrai combiner les deux une fois de plus (job et études). En espérant que j'arrive à me trouver un poste à temps partiel, ce qui me faciliterait quand même les choses côté logistique (que 168h dans une semaine, ça passe vite!).


En attendant, je plug une autre rallonge à mon emploi du temps : en plus de l'école et du foyer de groupe, je commencerai demain un autre emploi à temps très très partiel : téléphoniste à la faculté de Théologie de l'U de M. En gros, j'appellerai les personnes nouvellement inscrites à la faculté, pour leur parler des bons côtés de l'U de M (j'imagine) et je répondrai à leurs questions, s'il y a lieu. C'est un emploi bien payé, relax, que je peux faire de chez moi et qui aidera peut-être à me faire un nom à l'U de M, si jamais je veux postuler pour un autre emploi.


Ah et puis avec mon chum.. ça va très bien.. quand on a un peu de temps pour se voir :)


Blogues et cie


Ma vie virtuelle ne cesse de prendre de l'ampleur! Bientôt, je vais être internée dans un de ces nouveaux hôpitaux aux States qui (s'ils existent, j'imagine) offrent des séjours de désintox pour les pluggés du Web.. bon je rigole mais quand même je passe trop d'heures sur l'ordi... quelques facteurs extérieurs y contribuent : le soir j'ai pas envie de voir beaucoup de monde réel, car je suis crevée, pas d'énergie pour entretenir beaucoup de relationnel live, donc je préfère lire en différé les récits, Twit, infos et le reste que mes compatriotes webloveux mettent sur la toile.


Parmi mes préférés et incontournables :


Le Slam du Tremplin : http://www.slamdutremplin.blogspot.com/

(Toujours pertinent, Frank Poule, animateur de la scène Slam Sherbrookoise, met en ligne le compte-rendu des soirées slam, le calendrier d'autres événements reliés à l'oralité estrienne et, pour mon plus grand plaisir, il nous ouvre aussi les portes sur l'univers large, épanoui, diversifié et toujours follement stimulant du Slam à travers le monde)


Perilisk, idéaliste à temps plein : http://www.perilisk.blogspot.com/

(Le blog d'une amie très chère à moi, qui se promène de pays en pays depuis bientôt 2 ans ! Elle a, pour mon plus grand bonheur, recommencé à écrire assiduement sur son blog! Un petit paradis virtuel...)


Les (Z)imparfaites : http://www.lesimparfaites.com/

(Une gang de mamans imparfaites, comme toute maman, mais qui s'accordent le droit de l'être. Et qui, pour notre plus grand plaisir, se gênent pas pour en parler! Anecdotes, suggestions, fous rire et réflexions : les mamans se dévoilent!)


POL-2.0 : http://danslinternet.wordpress.com/

(Le blog d'une personne que je connais pas, mais dont j'ai tout de suite apprécié les écrits, autant sur le blog interne de Québec Solidaire, que sur son propre blog ouvert sous peu. Politique au menu!)


Féminisme radical


J'ai participé dernièrement à un rassemblement féministe radical Patriarcat Ya Basta! Premier événement non-mixte de ma vie, ceux qui me connaissent de près peuvent s'imaginer à quel point j'étais craintive de me retrouver entourée de près de 50 femmes. Eh bien, ce fut une expérience géniale en tout points! Ce fut aussi l'occasion pour moi de réfléchir à ma position sur l'abolitionnisme (de la prostitution et de la porno), de mieux décoder les propos masculinistes, de discuter avec des femmes féministes ayant des manières de vivre et de penser très semblables ou très différentes de moi. Me voilà donc guérie de ma phobie des femmes (héritage du primaire), et mon féminisme est plus vivant que jamais!


Une lecture qui m'a ébranlée, dans le même ordre d'idées (féministes) : King Kong théorie, de Virginie Despentes. Voici un extrait : "Les hommes dénoncent avec virulence injustices sociales ou raciales, mais se montrent indulgents et compréhensifs quand il s'agit de domination machiste. Ils sont nombreux à vouloir expliquer que le combat féministe est annexe, un sport de riches, sans pertinence ni urgence. Il faut être crétin, ou salement malhonnête, pour trouver une oppression insupportable et juger l'autre pleine de poésie"

Cela donne le ton. Pour ce qui est du contenu, elle aborde surtout les questions du viol, de la prostitution et de la pornographie.


Enfin, un portail féministe assez complet : http://sisyphe.org/

 

Le Slam


Que de beaux projets Slam qui s'en viennent pour les prochains mois! D'abord, à Sherbrooke, le Slam de la dernière chance, le 7 mai (je crois) où tous ceux qui n'ont pas fini premiers dans les derniers mois (mais qui s'y rapprochaient) auront la chance de se produire une dernière fois sur scène, en tentant de secouer les juges au plus profond de leurs trippes, pour avoir la chance de participer à la finale Sherbrookoise de Slam, le 29 (ou 30) mai. Comme j'ai fini deuxième à la dernière soirée de Slam à Sherbrooke (auto-clap-clap à moi-même), eh bien je ferai partie de ce Slam de la dernière chance. En espérant avoir autre chose à présenter qu'un travail de fin de session !


Sinon le mouvement Slam m'inspire suffisament pour que j'aies commencé dernièrement à lire mon premier livre en anglais, non imposé. Il s'agit de Words In Your Face: A Guided Tour Through Twenty Years of the New York City Poetry Slam de Cristin O'Keefe Aptowicz. Je vous en reparle quand j'aurai commencé à entrer dans le vif du sujet (après la pré-préface, puis la préface, puis quelques mots sur le concept du Slam, je commence enfin à entrer dans le vif du sujet).


Premier événement Slam à la grandeur de la province (à ce que je sache) en dehors de la finale "nationale" de Slam : Lanaudière organise un Slamboree les 21 et 22 août prochain, à Lavaltrie. 32 Slammeurs pitcheront leurs mots sur scène, dans ce tournoi amical (sans armes blanches) de Slam. Vivement la fin de l'été !!


Enfin, j'organise de mon côté, en collaboration avec quelques Slammeurs tout à fait extraordinaires, une Caravane Slam qui devrait prendre le large pour 2 semaines cet été, en direction des réserves amérindiennes et des localités plus défavorisées du Québec, qui n'ont pas toujours la chance d'avoir des artistes qui viennent les visiter. Le but de la Caravane est de propager la philosophie du Slam, qui en est une de réappropriation des mots par tous, en mon sens. C'est désencastrer la poésie, la sortie de son trône, la faire passer dans toutes les mains. Et que chacun y ait son mot à dire. La poésie, à mon sens, est peut-être individuelle, mais le Slam est collectif. Nous avons donc le projet de donner des ateliers de création dans 5 à 15 villes durant l'été, et de monter probablement un petit spectacle dans chaque localité, pour que les personnes intéressées puissent y performer leur création. Nous pourrons aussi jeter 2-3 Slams sur scène, pas pour épater mais pour partager. Le Slam (je crois) est intimement lié aux luttes sociales. C'est une voix pour pointer du doigt ce qui cloche, et ce qui doit changer. Ensemble.

 

Monsieur tout le monde


Ça aurait pu être Madame, mais plus souvent qu'autrement, c'est Monsieur. Dommage pour lui.

Bien que Richard Martineau et Patrick Lagacé me font souvent frissonner, pas pour les bonnes raisons, ce qui cristallise ma chair de poule provient souvent de Monsieur tout le monde. Qu'il soit agressif, civilisé, parvenu social ou autre, ses propos me semblent souvent déplacés. Du moins, ils ne volent pas très haut. Ça me donne presque envie de faire ma maîtrise sur : "Les commentaires que les gens laissent sur les blogs des journalistes et sur les forums : un reflet de la réalité ou un défoulement momentané?".


Des exemples :

Sur le drame de la Polytechnique : http://www.quebec-politique.com/index/viewtopic.php?f=3&t=13224&st=0&sk=t&sd=a


Sur la manif contre la brutalité policière : http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/?p=70722615#comments

" J’ai trouvé que la police de Montréal avait été hier d’une patience exemplaire face à le bande de “crottés” sans allures qui ont déferlé en ce beau dimanche de début de printemps, dans les rues de Montréal telles une horde de cro magnons sortis tout droit d’un film sur la préhistoire.

Non seulement ces “sacs de vidanges”, ces “ordures”, ces “fumiers” et ces “parasites” ont-ils tout saccagé sur leur passage mais ils ont trouvé le moyen de terroriser de simples citoyens qui ont eu le malheur de se retouver sur leur chemin. "


Et Le Reste...


Sur l'intimidation :

Prions (chacun à notre façon) pour David Fortin et sa famille. Ce drame individuel aura au moins permis à la collectivité de réaliser que certains jeunes se font encore "bully-é" à l'école, hier comme aujourd'hui. http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/pierre-foglia/200902/20/01-829700-des-pervers.php (la deuxième partie : Ira-t-il au Cégep?)


Hakim Bey, je t'aime! : Un texte trop génial sur les Zones Autonomes Temporaires (en anglais, TAZ) : http://www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html


Et enfin, pour ceux qui se sont rendus jusqu'ici (!!) un vidéo "baume au coeur" : http://www.youtube.com/watch?v=Us-TVg40ExM





JE VOUS AIME FORT et j'espère arriver à mettre à jour ce blog plus régulièrement, ou encore arriver à démarrer pour de bon mes autres blogs que j'ai mis sur pied sans avoir eu le temps de les alimenter. (Je vous tiendrai au courant)


Bon printemps!


Myriam, qui va aller se coucher parce qu'elle commence tôt demain!

January 18

J'pète la latte!

 

Game over ce soir, over les ados en troubles parentaux.

Over Montréal et son je-m'en-foutisme généralisé.

Over la ville qui pue, la police, les voitures, la glace et les problèmes humains.


Je veux ma bulle à moi..


J'en ai assez d'être dans la bulle des autres, d'ados qui veulent rien savoir de moi, à qui on a rien demandé et qui de toute façon m'écoutent pas.


Over d'être de trop, de ce trop de monde, du relativisme, de la consommation, des valeurs "perdues", de l'éternelle jeunesse, des Ipod, Iphone et autres instruments d'autharcisation, over de la télé et des jeunes qui n'en font qu'à leur tête, over de l'intervention, des shifts de fin de semaine (de soir), des chats en chaleur, d'être loin de Sherbrooke et de ma vie nomade. J'ai besoin de communauté et de communautaire.. ET j'ai besoin d'avoir la paix.. !


Bon...


Donc ça ressemble à ça.. je voulais plus de défis! En v'la! Dans la même semaine j'ai eu une soirée où une jeune m'a annoncé sa grossesse, un soir de bataille où je me suis interposée entre deux jeunes (oups pas la chose à faire, je me suis mise en danger), et un soir où mon autorité vaut pas de la marde et où je dois me retirer par moments pour ne pas péter ma coche.


Ouf.


Heureusement dans les prochaine semaines, j'aurai moins d'heures de travail, moins de remplacements. Plus de temps libres, même si je devrai plancher sur mon stage.


En espérant que mon écoeurantite d'ados ne soit que passagère... je vais quand même veiller à ne pas me brûler avec une job qui n'est pas faite pour moi à long terme. Je compte finir l'été, et ensuite, je verrrai bien. Je ne veux pas faire comme avec l'autisme et la déficience, m'en tanner pour de bon. Après tout, il me reste plein de voies avec différents ados, l'enseignement, l'Animation à la vie spirituelle et à l'engagement communautaire, les ateliers de toute sortes, etc.


En attendant, je vais terminer mon apprentissage dans un milieu de vie d'ados plus difficiles. Ce n'est pas en fuyant les situations qu'elles s'arrangent. Je vais prendre mon humour à deux main et me le plaquer dans la face, car il en faudra beaucoup pour dénouer les situations de buckage vécues ce soir avec certains jeunes..


Inspirer.. expirer.. je devrais m'en sortir pour mon shift de demain...

January 10

À la guerre comme à la guerre

J'ai deux jeunes qui se sont battus ce soir.. bon disons une bonne empoignade plus qu'une bagarre... le hic c'est qu'ils habitent dans la même chambre... donc plus difficile à régler comme conflit.. je me sens pas mal incompétente dans ces temps-là.. autant à éviter le conflit qu'à l'apaiser... en même temps je les comprend, des tensions qui se vivent, les lits à 3 mètres l'un de l'autre, la chicane pogne... ahhh des fois je me dis que je suis pas faite pour ce job là... où mes jeunes passent le plus clair de leur temps à regarder la télé (quand ils sont dans la maison). J'arrive pas à la regarder avec eux, donc notre lien est pas génial... puis je sais pas quoi offrir aux jeunes, comme modèle.. je sais comment je fonctionne, à l'intérieur de moi, mais comment le projeter? Comment faire changer des modes comportementals bien ancrés dans quelqu'un, tel que l'agression comme solution?
 
Ça me tue ces shifts de week-end où les jeunes relaxent (ce qui est bien!) mais où je me sens souvent passablement inutile.... au moins quelques beaux moments se vivent, et d'autres aussi, moins jolis mais ou on sent qu'on touche du vrai et du senti.. même cette bagarre me semble préférable qu'à ces longs moments où c'est trooopp relax.. j'ai pu éventuellement faire réaliser à un jeune que si lui ressent de la frustration, son coloc en ressent autant, il n'y a pas de gagnant... 
 
Pour le reste je travaille pas mal, l'école qui est recommencé, ma vie littéraire qui reprend du poil de la bête (slams, cabarets jovialistes, Locomotif, etc).
 
Un mois de janvier qui commence en douce, malgré les nombreuses heures de travail... j'ai bin hâte de voir ce que cette année sera.. autant individuellement que collectivement...
 
 
 
 
December 18

Là où ma session s'achève :)

Plus qu'un cours à terminer!
 
Mais il est fucking long et exigeant.. grrrr...
 
Ce que je fais encore debout à cette heure? Je twitte! http://twitter.com/home
 
C'est pas mal moins élaboré que Facebook, mais c'est pratique pour suivre tous les updates de Québec Solidaire :)
 
Ouais à une semaine de Noêl, c'est la politique du Québec qui m'intéresse!!
 
Et les sorties entre amis (Mardi soir party de la faculté de théologie, belles rencontres, ce soir souper à l'Escalier avec Megan, une amie que je n'avais pas vue depuis un an! et demain soir party de Noêl pour mes jeunes, à la job.. ça finit plus! Pas besoin de me faire d'épicerie : c'est pratique :)).
 
Pour ceux que ça intéresse, je vais très probablement organiser un happening câlins gratuits le 25 décembre vers 1h30-2h proche du parc Émilie-Gamelin (rassemblement au centre-intersection des sorties de Métro, à Berri-Uqam). Je propose par la suite, vers 15h-15h30 une marche jusqu'à un des sommets du Mont-Royal, s'il fait beau, un petit pique-nique et feu (si on y arrive) pour fêter Noêl. Je préciserai le tout par courriel, mais ceux qui sont d'avance intéressés, vous pouvez m'écrire et je m'assurerai que vous soyez sur ma liste de diffusion de l'événement.
 
Faque c'est ça.. je vais aller faire dodo si je veux toffer la journée de demain, qui est quand même moins exigeante que celle d'aujourd'hui. Le temps des fêtes bientôt : j'ai hâte d'être en congé! Maintenant si je veux vraiment l'être, je dois m'arranger pour finir mes devoirs pour mardi matin... j'ai jusqu'au 7 janvier pour mon cours chiant, mais gageons que je n'ai pas envie de me taper ces 7 bâtard de fiches en 2009! Je vais donc terminer ça hopefully en fin de semaine :)
 
Voilà pour les niouze.
 
Bon jeudi à tous!
 
XXXXXXXXXXXXX 
December 11

Upgrade!

Wahh ça faisait sérieusement aussi longtemps que ça que je n'avais rien posté sur mon blogue??
 
Eh bien, je me reprends un peu... d'ailleurs depuis ma dernière visite en ce lieu virtuel, beaucoup d'options sont apparues et j'en suis presque mêlée: mon espace perso est encore mon espace perso, heureusement :) Et mon clavier, lui, n'a pas changé :)
 
Pour ceux qui n'étaient pas encore au courant, je me suis monté une session de fou cette session-ci et ça a résulté en.. une session de fou! Oui oui, il y a comme une logique universelle immuable : moins tu as le temps, moins tu as le temps, c'est logique :)
 
En gros, j'avais 5 cours universitaires (au départ 4 mais un a été ajouté car c'est un cours obligatoire) et je travaillais 30.5 heures semaines.. en fait ça tient toujours, jusqu'au 19 décembre! Plus qu'une semaine et demie quoi :) Aujourd'hui j'étais en congé : mon dernier congé datait du 5 novembre. Ça vous donne un peu idée de dans quoi je m'étais embarqué, considérant en plus qu'un de mes cours comprend un stage 45h par session et que... j'ai un amoureux aussi dans ma vie! Beaucoup de choses à gérer, peu de temps pour moi, heureusement certaines choses m'ont nourries dans ces derniers mois (en fait beaucoup, pas juste certaines).
 
Il y a eu mon cours de Spiritualités Amérindiennes, à l'Université de Montréal, qui m'a chamboulée presque à tout coup. Non seulement l'enseignante, qui est amérindienne, nous exposait la vision et le mode de vie des amérindiens, mais en plus elle nous faisait vivre le processus du bâton de parole dans le cours, nous donnions nos rétroactions à chaque fin de cours soit sur la matière, ce que ça résonnait en nous, soit sur un des livres que nous avions à lire (de mon bord : Pour une histoire amérindienne de l'Amérique, par George Sioui). Un vrai cadeau que je me suis fait, même si le cours était tôt le vendredi matin et que je travaillais par la suite de 15h à 1h30.. ouch!
 
Côté loisirs, je n'en ai pas eu beaucoup, je l'avoue... l'ordi fut un fidèle compagnon pour garder contact avec entre autres ma gang de Sherbrooke qui me manque plus que jamais (je ne suis pas descendue à Sherbrooke depuis le 23 août je crois!). Je m'étais gardé mes jeudi soirs en théorie dans mon horaire, mais l'Université a pris la liberté de me transférer un cours où je m'étais inscrite dans le groupe du mardi au groupe du jeudi! Donc je n'ai pu assister ni participer aux merveilleux Slams Sherbrookois... mais je me reprendrai à la prochaine session, dès le 8 janvier! D'ailleurs, je ne suis pas la seule à apprécier le Slam de Sherbrooke : l'équipe de Sherbrooke a gagné la finale provinciale de Slam, opposant les équipes de Montréal, Québec et Hull (Outaouais). J'ai eu la chance de me libérer pour la demi-finale et la finale les 21 et 23 septembre!
 
J'ai aussi pu Slammer à Montréal le 10 novembre dernier : c'était la prenière fois que je compétitionnais dans la LISQ de Montréal.. j'avais déjà fait quelques Slam au Quai des Brumes et au Cégep du Vieux Montréal, mais cette fois-ci, c'était plus sérieux : j'entrais vraiment dans les rangs de la ligue officielle de Slam de Montréal.. (l'an passé j'ai compétitionné à Sherbrooke même si j'habitais à Montréal). Ce fut quand même génial de pouvoir épater un peu la foule montréalaise, je les ai chauffé d'abord avec "Baise-moi" puis j'ai poursuivi sur un autre texte un peu chaud, bien que moins choquant, qui a été bien accueilli aussi par la foule. J'ai même obtenu un 9.9 d'une des juges! J'ai terminé 4ième sur 12 slammeurs, ce que je considère très bon pour une première fois.. peut-être que l'effet de surprise a aidé quand même pas mal :) Sinon la grosse différence que j'y vois avec Sherbrooke, c'est que les gens font moins connaissance les uns avec les autres dans la salle, du moins, c'est moins visible. Ah et je me suis fait inviter à aller slammer lors d'un show multidisciplinaire dans le cadre d'un événement féministe radical non-mixte le 14 février prochain... vous connaissez ma curiosité innée et mon sens du défi: j'ai dis oui! N'empêche que ça me fout la trouille : même les cercle non-mixte avec des femmes que je connais me font hésiter! Well une bonne façon peut-être d'affronter ma peur des femmes! Et de le nommer sur scène aussi, pourquoi pas, les mots peuvent servir à ça ;)
 
Sinon ce qui m'a fait espérer sur un Montréal plus ouvert et communautaire que je pensais c'est.. la victoire de Amir Kadhir dans la circonscription de Mercier et son entrée à l'Assemblée Nationale! J'étais à la soirée électorale de Québec Solidaire et l'ambiance était électrisante, les gens se souriaient, se parlaient spontanément, avaient le regard franc et éclairé. On sentait l'énergie mobilisatrice dans la salle, et ça m'a donné espoir en la politique de demain :) D'ailleurs si ce n'était de ma session ultra chargée, je me serais sûrement présentée comme candidate QS, ou du moins j'aurais bénévolé avec eux un peu, mais je ne suis pas malheureuse non plus de ne pas l'avoir fait : j'ai appris à mieux connaître QS et je serai plus en mesure d'être une candidate crédible et informée pour les prochaines élections!
 
J'ai aussi assisté au congrès de Désorientation du parti Néo-Rhino (parti fédéral, né de l'ancien parti Rhinocéros, des années 1960). Cette fois-ci j'ai été déçue : je ne tiens pas en haute estime drogues, cigarettes et alcools, et le congrès en était imprégné (ainsi que tout mon linge : j'ai scrappé mon manteau d'hiver dans la laveuse). Je trouve que cela affectait le congrès au-delà de la contamination de l'oxygène, car ça s'en allait de plus en plus désorienté justement, et je sentais les volontés s'effriter ou du moins se perdre quelques dédales... Je me voyais possiblement m'impliquer dans ce parti, et même me présenter, pour pouvoir avoir l'opportunité de dire vraiment ce que je pense dans un cadre politique, même si je n'aurais pas été prise au sérieux. Je pense que l'humour est une bonne façon d'ouvrir les esprits, et je garde quand même en tête l'idée de me présenter un jour, mais je suis moins enthousiasme qu'au départ.
 
Sinon je me sens un peu nostalgique ces temps-ci. Cela va faire un an demain je crois que j'ai quitté la Coop sur Généreux, pour plusieurs raisons que je maintiens, mais la vie de communauté me manque. J'ai travaillé tout l'été, sauf 2 semaines, alors je n'ai pas pu galèrer comme je l'ai fait à l'été 2007, de rassemblements en rassemblements. Je suis allée au Rainbow pour me rendre compte qu'encore là drogues chimiques et spiritualité ne font pas nécessairement bon ménage. Bouette et tente non plus d'ailleurs : bordel qu'il faisait froid et humide la nuit! J'aurais du me rendre au Campement, je le saurai pour le prochain été :) Je suis également nostalgique du polyamour, parfois, pas tant de la relation en soi mais de l'exploration de concepts, de l'élargissement des frontières relationnelles, de la confrontation identitaire face à l'amour multiple, etc. 2007 fut une année choc côté radicalisme et marginalité, d'une certaine façon, et 2008 fut une année remoulante, où je me suis éloignée plus encore de Sherbrooke, où j'ai souvent eu un horaire de fou très conventionnel (travail-études) et où je n'ai pas vécu de réel moment en communauté (alors qu'en 2007 j'ai passé 6 mois et demie en communauté). Maintenant que je sais ce qui m'énerve vraiment dans une Coop (l'aspect physique et fonctionnel (froid, flaques d'eau, couteaux qui marchent pas, etc.) + les réunions qui s'éternisent) il y aurait peut-être moyen que je me réinvestisse dans une Coop, en balisant un peu plus mon choix. Je n'ai jamais eu de coup de foudre pour la Coop sur Généreux, je ne me voyais simplement pas vivre ailleurs, je n'ai visité aucun appart avant de débarquer à Montréal, je connaissais la Coop et je me suis arrangé pour aller vivre là, car toute seule à Montréal, après un été dans le bois, ça aurait été définitivement un choc. Physiquement, j'ai toujours trouvé que le 2ième étage de la Coop ressemblait à un bunker, et que la cuisine du haut était trop petite pour la quantité de gens voulant cuisiner. Je n'ai donc pas été surprise, à la limite, que l'aspect physique me fasse partir de la Coop.
 
Et maintenant, il n'y a pas que cette Coop à Montréal! Il y en a d'autres, un peu moins communes, un peu plus organisées peut-être. Sûrement que l'esprit de meute est plus présent dans une Coop comme sur Généreux où la proximité est grande et où tout est partagé et récupéré, mais je me rends comnpte qu'à long terme, ça me pèse.. je pourrais peut-être me magasiner une Coop pour juillet : je sais que je n'habiterai plus dans l'appart où je suis (pu de colocs + aucun contrôle sur le chauffage caliss!).
 
Côté job, je ne sais pas combien de temps je continuerai à être intervenante au même endroit, parfois j'ai l'impression de tourner en rond et dans mon horaire de travail, j'ai beaucoup de temps morts, ce qui me pèse, alors peut-être qu'en septembre j'investirai + les commissions scolaires.. de toute façon j'aurai mon diplôme d'AVSEC :) Je compte continuer aussi un certificat personnalisé avec concentration en animation auprès des groupes et comités (de quoi de même). Et puis ensuite, peut-être une maîtrise, ou de quoi qui me permettrait d'être enseignante au secondaire ou à l'université, ou peut-être au Cégep. L'enseignement me manque. J'aime transmettre et le défi de l'animation-enseignement devant des groupes est super stimulant, je trouve. Créer un lien avec chaque élève, quand il y en a 32 devant moi, n'est pas toujours facile, mais parfois ça porte fruit. Sur Facebook, il y a quelques jours, un de mes anciens élèves m'a d'ailleurs contactée.. ça fait quand même depuis juin 2008 qu'ils ne m'ont pas vue! J'ai été touchée.
 
Pour le reste, le documentaire Zeitgeist m'a fait me questionner sur la nature humaine, tout comme le cours de spiritualités amérindiennes, particulièrement le livre de Sioui, l'a fait. Est-ce qu'on peut cerner la nature humaine en observant les comportements humains? En quoi les comportements humains sont représentatifs de la nature humaine? À quel point le contexte donné conditionne les comportements des populations? Et aussi, sur le vivre ensemble, le film m'a fait réfléchir sur la notion de ville VS vie + intégrée à la nature. Dans la société qu'ils proposent, à la fin du film, je suis surprise de voir l'étendue de la ville. Je considère les villes, souvent, comme non-écologiques et non naturelles. Pour moi, on devrait fonctionner dans des communautés de maximum 500 personnes, pour mieux s'approprier les processus décisionnels. En même temps, plus la communauté est petite, plus elle doit déployer des efforts pour sa viabilité, si elle veut un système de santé adéquat, une variété de nourriture, et fournir à tous un niveau de vie adéquat (énergie, logement, etc.). Alors que dans une grande ville, avec de grandes avancées technologiques, c'est sur que ce n'est pas comme dans la nature, mais ce n'est pas nécessairement anti-écologique pour autant, si les énergies sont propres et si les ressources naturelles sont protégées. La proximité des gens et leur nombre permet de moins utiliser d'énergie pour se déplacer et réduit le déploiement d'efforts nécessaire à la viabilité de toutes ces personnes. Et de un argument en faveur des villes! En même temps il pourrait y avoir des communautés + implantées dans la nature, avec un réseau de communication efficace avec la ville. Dans le fond, l'important c'est de s'intégrer à la nature, peu importe qu'on soit pro-technologie et robotique, ou pro simplicité volontaire... Encore là, j'ai un ordi, et j'utilise plein de technologies pour avoir un niveau de vie confortable. Technologies n'est pas nécessairement relié à consommation, mais peut être tout simplement vu comme l'extension du potentiel humain pour l'aider dans ses tâches.. voilà me voilà guérie de mes fantasmes d'ermite dans la nature et de mes préjugés contre la "Machine" :-P
 
Pour mieux comprendre les liens que je fais, vous pouvez visionner par vous-même le vidéo dont je parle (il dure 2h et il vaut la peine!!). Il est en anglais, mais on peut avoir un sous-titrage en français (pas parfait, mais ça aide). http://www.zeitgeistmovie.com/ La première partie place le contexte, la deuxième amène des réflexions et des solutions :) Pour ceux que ça découragerait de voir à quel point notre système monétaire est frauduleux..
 
Bon il est 4h45 du matin, je dois me lever à 7h30 vendredi alors si je veux être en mesure de me coucher demain soir, je dois aller me coucher bientôt là pour ne pas srapper ma journée de vendredi! Et vivement la prochaine session où je n'aurai que 2 cours, oui oui (en fait 3, un s'échelonne sur 2 sessions, et il y a aussi mon stage qui continue...) + mes 30.5h de travail par semaine. Je n'aurai aucune journée où je commencerai à 13h, ce qui m'aidera à équilibrer mon horaire de sommeil :)
 
Good night all et prenez soin de vous! En espérant être plus régulière dans mes écrits en 2009!!
 
   
August 31

Là où les convictions s'effritent...

Un de mes jeunes s'est fait tabasser ce soir.. pour rien, comme ça, sauvagement. Il s'est fait aborder dans un parc, alors qu'il était avec au moins 3 amis-ies. Le gars lui a demandé : donne-moi ton cell. Mon jeune a dit : j'en ai pas. Le gars a répété, mon jeune s'est réaffirmé. Une 3ième fois encore, identique. Puis à la quatrième, il a dit j'en ai pas, puis il est parti... il s'est fait ramasser par le capuchon, tout à coup ils étaient 3 gars, un l'a frappé au visage, il a reçu plusieurs coups au visage, puis pour se protéger, il s'est jeté par terre et les gars lui ont donné des coups de pieds aux côtes... Et ils sont partis (après s'être retrouvés 10 autour de lui, avant de repartir). Mon jeune et ses amis ont appelé la police, de retour chez une des amies... Il a fait sa déposition, a identifié le suspect sur photo (ce dernier a été arrêté) et il est rentré à la maison, tout contusionné... étrangement serein, malgré le stress...
 
C'est n'importe quoi tout ça... pour rien comme ça... comme s'il avait pas eu assez de se faire battre par sa famille... comme si ça devait toujours arriver aux mêmes...
 
Il n'y a aucun sens à tout ça... pourquoi? Je veux dire, qu'est-ce qui justifie ça? À la limite, une famille, c'est lourd à porter parfois, ça arrive de péter des choches. Mais comme ça, pour rien? En plus, c'est vrai qu'il n'a pas de cellulaire le jeune, bordel... peut-être un des rares jeunes à pas en avoir de nos jours, mais lui n'en a pas...
 
Il aura un bel oeil au beurre noir pour sa rentrée scolaire...
 
 
Dans l'univers des possibles improbables, comme si ce n'était pas assez d'un événement inattendu du genre, il m'est arrivé un truc plutôt choquant pour le système (de pensée et de corps) aussi cette semaine. Jeudi soir, je me suis piquée accidentellement (on s'en doutera) sur la seringue d'un de mes jeunes qui est diabétique... j'ai donc commencé par interroger le jeune à savoir s'il avait à sa connaissance des infections, puis j'ai appelé Info-Santé, qui m'ont dit de me rendre immédiatement à l'hôpital St-Luc, car ils ont un protocole pour ces cas et les traitent rapidement.. le rapidement était plutôt relatif ce soir-là, car on a attendu 5h (heureusement j'étais accompagnée :o) ). Passer la nuit à l'hôpital St-Luc est déjà une expérience en soi, mais se faire annoncer à 4h30 du matin qu'on (moi) devra prendre de la trithérapie jusqu'à ce que le jeune vienne passer lui aussi un test sanguin et qu'on reçoive les test, c'est plutôt choquant en soi aussi! La trithérapie, c'est pas pour ceux qui ont déjà le VIH?? Vous avez pas un autre moyen de protéger ma santé? Eh non.. alors 3 comprimés et 1 prise de sang en 3 veines plus tard, je suis sortie de l'hôpital, sous le choc... ai appelé mon patron pour lui dire que je rentrerais pas le vendredi, ai appelé ma mère, suis allée dormir à 7h vendredi matin, à 11h45, en sueur avec mal de ventre, j'appelle à la job et ils me disent que le jeune est allé prendre sa prise de sang : au moins ça. Je me recouche un peu, puis l'infirmière qui fait mon suivi pour l'événement m'appelle : ils auront pas le résultat avant mardi.. pardon??? Wooo minute là... après une dose, je suis sur le cul, mal au ventre, mal au coeur, je vais pas prendre 10 doses de plus!! Alors j'appelle à Ste-Justine, où le jeune est allé prendre sa prise de sang, et ils me confirment ce que j'avais appris plus tôt par une collègue (quand j'ai appelé pour voir s'il avait été prendre sa prise de sang) que dans le fond il y a un an il avait déjà passé les tests et ils étaient négatifs (pas de Sida ni d'hépatite) donc que le risque est faible. J'annonce donc que avec cette info, même sans l'accord d'un médecin, j'arrête la médic tout de suite. Je rappelle ensuite mon infirmière pour lui annoncer la même nouvelle. Les 2, honnêtes, m'avoue qu'à ma place ils feraient la même chose... donc d'ici mardi je ne suis pas encore sûre à 100% que j'ai fait le bon choix, mais je suis confiante.. voyons donc, une seule dose et j'ai encore des effets secondaire aujourd'hui... je peux pas encore manger ce que je veux, sous peine de me tordre de douleur 20 minutes après (je l'ai su à mes dépends ce soir : collation muffins et biscottes + fromage philadelphia n'a pas passé, alors que j'arrangeais (tentais d'arranger) un breaker qui avait sauté au mauvais moment (au moment où mon jeune tabassé voulait rentrer entrer dans la douche pour effacer un peu ça de son corps et de sa mémoire) j'ai du courir aux toilettes et laisser ça en plan... ouais... rock-and-roll la soirée...).
 
Et encore, il y a des choses que je ne raconte pas ... professionnellement parlant, ce ne serait pas éthique...
 
Bref là j'ai 2 jours de congé et je vais dormir... me reposer.. lire un peu...écrire j'espère...
 
Cette semaine, dans l'univers des possibles, c'est l'improbable qui gagne la côte... je m'affirme comme intervenante, ou comme superwoman, surfant au dessus des situations sans trembler (trop) en moi-même... tout en étant assez généralement adéquate (je crois)...
 
(Au moins tout cela m'aura servi à réaliser à quel point je m'ennuie de toi, quand tu n'es pas là....:o) XXXX )
August 05

Un petit texte

Ou plutôt une petite suite poétique, écrite et retravaillée dans les nuits du 25 (en fait le 26) et du 26 (en fait le 27) juillet.
 
Ça va comme suit (j'en suis particulièrement fière, ça faisait un bout que j'avais pas écrit de texte, encore moins de suite poétique.. la dernière doit dater de l'été 2006...)
 
 
Fragments amoureux
 
 
 
La nuit
 
Je me tais
Pour que tu puisses dormir
 
* * *
(J'ai le dos lisse
sans ciller
mes larmes sont invisibles)
 
* * *
J'ai l'intérieur long
comme un corridor
exposé aux grands vents
 
* * *
 
Tu as la tête carrée, toi
bien comme il faut
Tu tournes rond
Tes idées ont une fin
(elles s'arêtent)
  
 
Moi ma tête tourne à vide
dans sa grande boule de cristal
Mes idées n'arrêtent que lorsqu'elles sont essoufflées
 
* * *
(Qu'arrivera-t-il, dis-moi
À la frontière de nos bombes atomiques?)
 
* * *
?Ça dépend de qui, la dépendance?
 
* * *
Tu souris
mais ça ne brille pas encore
Il manque l'éclat-bou-ssure
(ce n'était pas terminé)
nos feux crachent encore
* * *
 
(Tu m'as choisie, dis-moi
Tu m'as vraiment choisie comme ça?)
* * *
Comment pourrais-je te parler de moi
en utilisant d'autres mots que les miens
Mais alors
comment me comprendras-tu
avec des oreilles faites pour les tiens
 
* * *
Pourquoi déjà on ne dort pas encore
(c'est ma faute, toujours ma grande faute
J'aspire le temps, comme d'autres, les carrières stimulantes
J'ai toujours eu des goûts discutables)
 
* * *
Moi quand tu es fermé
comme une huître tombale
Mes yeux restent ouverts
J'attends les fantômes
(même s'ils ne viendront pas)
 
* * *
Et toi, parfois
Est-ce que les mots te mangent? 
July 20

Ils sont venus me chercher

Je repensais à ça en prenant ma douche : je suis née par césarienne. Je n'ai donc pas fait le chemin moi-même jusqu'au col de l'utérus. Je ne suis pas née à mon propre rythme. Je "poussais" (tout comme ma mère) mais pas assez pour vraiment naître, comme si même rendu à ce moment là, je n'étais pas sûre de mon choix, de vraiment vouloir y aller, que ce soit vraiment la bonne chose. Après une vingtaine d'heures, les médecins ont décidé de faire une césarienne, car même si ma mère poussait, je ne sortais pas...
 
Well, de là viendrait peut-être ma tendance à avoir de la difficulté à me lancer vraiment, à m'entraîner fortement au bord, à vouloir sauter, à projeter sauter, à projeter plein de choses mais à finalement ne pas tester mes ailes tout de suite. Et ça pour plein de choses. Je pense que je suis quand même née fonceuse, et avec un certain leadership (j'ai quand même organisé, à l'insu des parents, une fête d'aniversaire pour un copain de classe quand j'avais... 7 ans? Héhé). Avec les années, l'intimidation n'aidant peut-être pas, mes projets sont devenus moins grandioses. Je me suis calmée aussi, ce qui n'est pas nécessairement mauvais (l'hystérie créatrice cotoyait l'angoisse nocturne). Et puis, plus on avance dans la vie, moins les activité et les opportunités se présentent d'elle-même : ils faut aller les chercher soi-même. Facile sur les babillards des établissement scolaires de se trouver de l'implication sur plein de comités, mais un coup sur le marché du travail? Il faut se montrer sérieux, là on a choisi notre case et bien, on est à la job pour travailler (pas comme à l'école :-P). Sauf que pour une multi-tâche multi-projets comme j'ai tendance à l'être, une job c'est rarement assez pour que j'arrive à avoir un beat assez rapide pour me sentir vivante, et pas trop rushant pour ne pas avoir l'impression d'être submergée de stress. Certains boulots peuvent être éreintants et faire se sentir vivant, sans qu'on se sente utile et à notre place.. enfin. Je pensais encore à tout ça, mes potentiels. À ma formation diabète que je devais suivre en un jour ou deux, mais que j'ai finalement tout assimilé en 2h! Au cadre que je n'ai pas, dans le sens où c'est moi maintenant qui choisit ma vie, qui construit mon horaire (je suis majeure et autonome) et que oui mon emploi est cadrant, mais le reste de ma vie m'appartient...
 
Alors, quels sont mes gros cailloux à moi?
 
( en disant ça je pense à cette histoire-ci : http://franck.paul.free.fr/dotclear/?2004/12/11/23-reflexion-a-propos-de-cailloux )   
 
Ah et pour ceux que ça questionnait, mon potentiel culinaire est bon.. euh disons que je me fie à la recette et que la recette des fois est pas nécessairement juste (ils ont dit 5 pommes, j'en ai mis 6 car 2 étaient petites, well..), bref, ça a donné un : pas assez de pommes à mon goût. Pas grave. Je recommencerai, en mieux :)

Pendant que cuit ma croute (et avant que je la casse...)

Quelques mots...
 
Je ne sais pas exactement quand ça a commencé. Peut-être lors du premier visionnement du nouveau vidéo de Where The Hell is Matt, dans lequel j'apparaîs, le 21 juin dernier. ( http://www.wherethehellismatt.com/?fbid=BZHI82 )
 
Peut-être depuis que j'ai commencé mon remplacement de jour, à mon travail, et que ma tâche est plus ardue, plus administrative, mais également plus stimulante (il n'y a pas de temps mort sur ce quart).
 
Peut-être aussi que ça a commencé avec ce livre. C'est du moins spontanément ce que je dirais, même si tout le reste a su préparer le terrain pour cette éclosion.
 
"Que faire de ma vie" de Po Bronson. La couverture était moche, le titre aussi, si ce n'eut été qu'il se trouvait dans une free pile de livres, probablement que je ne l'aurais jamais ouvert... et pourtant. Probablement que c'était déjà là en moi, enfin, évidemment que c'était déjà en moi, mais ce livre a provoqué la mutation de mon questionnement, tiens.
 
Que faire de ma vie.
 
En fait en anglais, la formule est plus intéressante, je trouve : What should I do with my life : Que devrais-je faire avec ma vie? Avec le potentiel qui est déjà là. La question est moins passive. Plus terre à terre. Dans ce livre, on retrouve plusieurs récits de gens qui ont changé leur vie (dans le sens de pris une autre direction que celle choisie au départ) côté emploi. Surtout, on retrouve des gens en questionnement, ou dans le processus de se lancer vers autre chose, ou encore qui ne se sont pas lancés et auraient voulu le faire, bref, ce n'est pas la formule "Bouillon de poulet pour l'âme" mais plutôt une fenêtre sur la vie réelle des gens et leurs quêtes.
 
Ça m'a fait réfléchir. Sur l'utilisation du potentiel. Sur qu'est-ce que je veux faire avec ce qui est en moi, avec ce que je suis allée chercher comme expérience de travail à date, et avec mes valeurs. J'ai toujours eu envie de partir mes propres trucs (organismes ou autres), ou de faire de quoi qui sort un peu de l'ordinaire. Mais jusqu'à maintenant, j'ai toujours suivi les emplois qui se présentaient, contrats après contrats, sans vraiment prendre position sur ce que je veux vraiment. Maintenant, me voilà dans un emploi qui n'est pas un contrat. Je ne dois donc pas m'attendre à ce que je me fasse remercier prochainement pour mes services, sauf si je fais vraiment de la mauvaise job (mais je pense que on me l'aurait dit avant si ça avait été le cas). Je peux suivre cette stabilité d'emploi un bon bout de temps si je veux, et même plus de dix ans.
 
Mais est-ce ce que je veux vraiment? Je sais que non. Alors je dois mieux définir ce que je veux. Oui éplucher les offres d'emploi à l'occasion, voir ce qui se présente, mais ne pas m'attendre à ce que l'emploi de mes rêves s'y retrouve. Oui, plein d'emplois ont le potentiel de m'intéresser et de me faire avancer, mais j'aurais comme envie de me lancer dans d'autre chose. Démarrage d'entreprise, d'organisme, de conférence, grands voyages humanitaires par moi-même, et qui sait encore. Écrire plus aussi. Ne pas attendre les occasions : les créer. Ça fait depuis mon retour du Pérou que je me sens accumuler des expériences sans savoir trop quoi en faire. Je sens maintenant que c'est sur le bord de ce préciser. Sans être foudroyée par une certitude, je sens que je m'affirme, et que bientôt peut-être je tenterai de me lancer un peu plus de mes propres ailes, quitte à faire ça jet par jet...
 
Pour l'instant, l'essentiel est d'arriver à avoir prise sur mon quotidien. Je me dis que si je veux un jour être une travailleuse autonome, je dois être capable de bien gérer mon temps, ce que j'ai rarement fait. De bien prendre soin de moi aussi, manger, dormir et tout le reste. Car un coup que c'est moi qui fait mon horaire, comme c'est déjà arrivé pour un de mes emploi, j'ai tendance à me désorganiser et à ne pas arriver à bien coordonner le tout. L'emploi, je le fais comme il faut, bien que par à-coup, mais c'est mon sommeil qui souvent vient à être irrégulier. Enfin. Mon objectif pour l'été c'est ça, prendre plus prise sur mon quotidien. Verrai bien ce que ça donnera. À date, j'ai réussi à faire pas mal de ménage (classage plutôt) et... je fais un peu de cuisine :)
 
Bon, ma croustarde est prête. Je vais aller vérifier mon potentiel culinaire. À la revoyure!   
 
(Je tiens à dire tout de même que j'adore mon emploi et que je ne pense pas à le quitter pour le moment : seulement je sais que j'ai plus de potentiel que de tâches à accomplir. Je sens que ma job me forme beaucoup côté humain, et ça c'est inestimable, mais je suis quelqu'un qui aime bien prendre les rennes aussi, et pouvoir m'exprimer plus encore sur l'organisation, coordonner aussi, aller à mon propre rythme et selon mes propres valeurs. Je suis comme ça.. mais j'adore mon emploi : la preuve : j'ai hâte à demain matin pour continuer ma paperasse et voir les jeunes!
 
En fait je dirais (pendant que ma croustarde refroidit) que je sais que je peux être géniale avec des jeunes, mais on dirait qu'à la longue, avec les mêmes jeunes, dans un contexte où je n'ai pas à les animer et où ils font leurs choix, je sens que je fais un peu partie des meubles, parfois. J'ai besoin d'être un peu plus dans l'action (comme dans l'enseignement) et de me sentir utile. Et je crois que je peux avoir plus d'impact sur un jeune lors d'une ou deux rencontres (ex: quand je faisais des conférences pour le Rallye) que sur une longue période. Je suis plus stimulée et plus stimulante quand il y a un aspect éphémère. Idem pour l'enseignement, où je ne fus là que 7 semaines. Mais j'étais pris avec un programme... et je leur imposais... mmm... je finirai bien par trouver le fil conducteur de tout cela, quitte à faire plusieurs emplois de ma vie (ce qui me semble évident à date) et que le fil conducteur soit des livres, ou encore des essais sur l'aspect humain, ou bien finir psychothérapeute avec tout ça.. qui sait..)
July 06

Bon bon bon... mon blogue n'est PAS mort :)

J'avoue, fait un bout que j'ai pas écrit.. alors à la demande générale (et particulière), je vous donne quelques nouvelles.
 
Côté divers, ou bric à brac, je suis allée la semaine passée à Woodstock en Beauce, très très nice moment, même si ça s'est transformé le samedi en Woodstock en bouette! Je mettrai des photos bientôt (quand j'aurai Internet chez moi, en fait).
 
Ce qui m'amène au point déménagement, en fait mes 3 colocs sont déménagés dans les 2 dernières semaines, ce qui fait que je n'ai plus Internet depuis deux semaines, ni de téléphone non plus! Ma première coloc étant partie avec la petite boîte électronique permettant ça.. je vais me faire replugger cette semaine, donc réavoir un appart fonctionnel, et ou addictive... verrai bien :) Dans la liste des choses weird côté appart aussi, bien on a plus d'eau chaude depuis vendredi soir!! Ce qui fait que je me suis tapée un ménage de 12h avec mon copain, où on faisait bouillir l'eau avant de laver plancher, toilettes, etc. 12h bordel. Et on a pas tout fait encore, c'était du crotté rare, datant peut-être même de la première guerre mondiale, qui sait?
 
Hier ma coloc est déménagée avec moi, Stéphanie, on se connaît depuis 10 ans, avons déjà habité ensemble en résidences à St-Jérôme, mais cette fois-ci c'est que nous 2, bientôt trois quand on aura trouvé quelqu'un pour la 3ième chambre (ok soyons honnête : quand on se mettra activement à chercher quelqu'un... :o) ). Mon chez moi est enfin devenu chez moi, je me sens à l'aise dans toutes les pièces, j'aime ma coloc et son chat, je respire.. plus de bruit de TV... plus d'oiseau tapageur... et si des choses nous énervent entre nous, moi et Steph, je suis pas mal sûre qu'on arrivera à les nommer et à passer au travers..yéé... ça fait bientôt un an que je suis à Montréal, mais je ne m'étais pas encore sentie chez nous ;) Manque plus que 2 divans Internet et le téléphone ! :) (ah et une laveuse aussi, tiens, si jamais vous avez des plugs...).
 
Côté amour... ça va bien!! Après un deux semaines plus houleux au début du mois passé (coincidant avec l'arrivée de mon copain à Montréal, donc grosse adaptation de part et d'autre (on habite pas ensemble en passant)), bien nous vla avec un deux semaines quasi impect, avec quelques chicanes, comme dans toute relation, mais beaucoup de bons moments aussi, incluant Woodstock où nous avons passé un bon test de proximité et d'épreuves d'intempéries... et on ne s'est pas tapé dessus, au contraire :):) Vraiment je sais pas trop comment expliquer ça, mais on s'accomode bien.. pas dans le sens plate du terme, mais plus comme si nos deux personnalités permettaient qu'on soit souvent ensemble sans se taper sur les nerfs, et que quand c'est le cas, on est capable de se le dire et/ou de prendre du temps our soi.. on a pas tant d'efforts que ça à faire pour s'ajuster à l'autre, déjà au départ on fonctionne plutôt pareil pour certains trucs, ou bien tellement différemment que ça vient même pas nous chercher.. ouais ça me plaît cette relation-là :) Bientôt 2 mois et... chu pas tannée, écoeurée, hâte de passer à autre chose.. on a pas tout brûlé tout de suite, on se respecte et on accepte aussi que l'autre soit comme il soit (avec quelques ajustements encore là aussi, quelques accommodements raisonnables :) (ex: pour ma part, être moins en retard... )
 
Sion côté emploi-orientation professionnelle je commencerai pas dire que j'ai revu mes anciens élèves à la mi-juin, le prof m'avait invité et j'avais aussi moi-même témoigné un intérêt de les revoir avant la fin de l'année scolaire... Ce fut bien plaisant.. Ça me stressait un peu de me retrouver dans la même classe que le prof, et de pas savoir trop quel rôle-place prendre, mais finalement ça s'est passé à merveille, sauf que 2 des groupes étaient plutôt turbulents et irrespectueux, à la limite.. mais on a vécu ça ensemble, moi et le prof, et on a un peu jasé de tout ça après.. ça a fait du bien. J'ai vu que les élèves étaient pas si différents avec lui qu'avec moi, même s'ils l'écoutaient plus, et j'ai pu voir sa façon d'enseigner, qui est pas si différente de la mienne non plus.. il va plus lentement, ses indications sont plus claires, mais sinon je pense avoir fait de la bonne job aussi, même sans formation-expérience-coaching. Wow. J'en reviens toujours pas, des fois, d'avoir fait ça pendant 2 mois + mon autre emploi + mon cours universitaire.. J'ai encore rêvé aux élèves cette nuit.. chose certaine, ça m'a marqué!!
 
Pour ce qui est de ma job permanente (à l'Odyssée, foyer de groupe) bien ça se passe bien aussi, je fais plus d'heures cet été car je suis sur les shifts de remplacements, donc je prends aussi plus de place, j'ai plus de responsabilités et je me sens plus impliquée. Ça me fait un peu drôle de travailler l'été, si je compare à l'été passé, mais en même temps je pense souvent à mes jeunes, même en congé, et ça me fait grandir de travailler avec eux. On a un nouveau jeune qui vient d'arriver qui vient particulièrement me chercher, et on dirait que ça me fait mesurer tout ce que les gens m'ont toujours dit quand ils font waaah éducatrice c'est une job rufff. J'avais jamais trouvé jusqu'à présent, sauf quand j'avais atteint mon quota avec les personnes handicapées, mais là c'est différent. Ce qui est difficile, c'est l regard constant de ce jeune sur moi, sur nous, c'est cette pression constante d'être intègre, juste, d'être présente totalement tout le temps.. ça me force à trouver un point d'ancrage solide en moi, de trouver des ressources pour rebondir facilement et éviter les pièges dans lesquels il essaie de nous faire tomber, consciemment et inconsciemment.. c'est naviguer sur cette ligne entre l'intervention et la familiarité, être sympathique et spontané tout en gardant de la distance, wow, tout ce lot de subtilités que je rencontre ces temps-ci dans mon boulot d'éducatrice.. C'est assumer une fonction où le savoir-être est tellement important, où la job n'est pas une tâche à accomplir mais un lien à entretenir avec les jeunes, et des balises à mettre, et des coup de pouce et des motivations à donner, bref, c'est un travail humain sans relâche avec toujours son lot de zones grises où on doit reprendre position en équipe (les jeunes peuvent-ils faire des activités ensemble en dehors du foyer, comment gérer les doutes de consommation, comment intervenir avec tel problématique, comment, comment, comment....). À 9, l'avantage, c'est qu'on est des dizaines et qu'on peut rapidement trouvé des points d'entente et se dire ok on applique ça cette semaine...
 
Par rapport à cet emploi je me demande aussi souvent qui on est, et au nom de quoi nous on sait comment ça devrait fonctionner. Je suis contente d'être dans ce milieu communautaire, car on travaille beaucoup plus le projet du jeune que dans d'autres foyers, et que si on a un cadre clair, il est simple à comprendre et à appliquer, donc pas un milion de petits règlements cons qui font qu'on a l'impression d'être des chiens de garde. À ce niveau, je suis contente. Mais c'est plus quand je regarde le travail qui est fait avec les familles, travail fait plus par les T.S., que je me dis merde, on est qui nous, pour décider qu'un jeune va être retiré... qu'il aura plus de mal dans sa famille qu'ailleurs? C'est comme si on regardait la famille selon un baromêtre de famille standard et qu'on se dit, ah non le développement de l'enfant est compromis, il faut le sortir.. et ailleurs, dans un foyer de groupe où ailleurs, on lui recrée une sorte de famille, où il a tout ce qu'il a besoin pour son développement.. ah parce que nous on sait ce qu'il a besoin? Ça me fait l'effet d'un milieu artificiel, ce qu'on crée, toutes les conditions évidentes de bien-être sont là (limites claires mais liberté de sortir, lien vrai avec les intervenants, besoins primaires répondus, etc.) mais pas les intempéries qu'il peut y avoir dans les familles. Il manque de quoi d'essentiel selon moi au niveau du lien. Quelque chose comme il se vit dans toutes les familles : un pétage de coche injuste de la part d'un parent, un épuisement, quelques incohérences, un réel stress quand un enfant ne rentre pas à l'heure et qu'on ne sait pas où il est, bref, nous comme intervenants oui on leur parle avec notre coeur, oui on est vrai et oui on s'inquiète quand ils disparaissent, mais c'est pas comme si c'était les nôtres, nos enfants. On leur parle pas avec cette énergie parfois malsaine que les parents peuvent avoir avec leurs enfants, on les engueule pas comme un parent peut le faire parfois, on ne les brasse pas quand ils ne foutent rien de leur vie, ou plutôt si on les brasse, mais avec un certain détachement émotionnel : c'est ta vie de toute façon, mon grand. En ne vivant pas au fond toutes ces péripéties familiales, selon moi ça ne les aide pas à s'ancrer eux-mêmes. En grandissant, ils n'ont pas à se postionner, à s'associer ou à se dissocier de comment leurs parents les ont élevé et de les valeurs dans lesquelles ils ont baigné... C'est comme le meilleur des mondes, sans le sceau du réel... enfin, je ne sais plus trop, je ne sais pas si c'est clair non plus, c'est un sentiment difficile à exprimer, et je ne dis pas que les jeunes ne devraient pas être retirés de leur milieu familial, je me dis juste que ce qu'on leur offre, est-il juste? Oui c'est éthique, sain, équilibré, mais est-ce le mieux? Leurs parents seront leurs parents toute leur vie, après tout, à 18 ans, comment ils réparent ce lien? Comment entreront-ils en relation avec les autres, dans le monde réel, dans la vraie vie?
 
Une chose qui me bug aussi c'est que personne dans l'équipe, à part le patron qui est plus dans l'administratif (qui n'intervient pas avec les jeunes) n'a d'enfants. Bon on est quelques unes dans la vingtaine, alors c'est normal, mais J'ai au moins 3 collègues (et une quatrième qui est partie dernièrement) qui ont la trentaine ou plus. Je ne dis pas que ces personnes devraient avoir des enfants, mais je trouve ça questionnant que 8 personnes travaillant avec des ados et parfois un peu avec la famille n'aient pas le point de vue intérieur et personnel sur c'est quoi être parent. On attend beaucoup des jeunes (qu'ils s'ouvrent sur leurs émotions, qu'ils s'ouvrent à nous, etc.), pour travailler avec eux comme intervenants, pour leur apporter toute l'aide qu'on peut avant leurs 18 ans, mais on est pas parent nous même. On regarde les pétage de coche de certains parents, ou les parents-poule, d'un point de vue extérieur, ne faisant pas partie nous-même du groupe social "parents". Ça me fait un peu drôle, comme parler au travers de notre chapeau... m'enfin.. j'aime quand même beaucoup ce qu'on fait, je pense que les jeunes se sentent dans le vrai avec nous, et ne nous en veulent pas de ne pas avoir d'enfants, mais tout cela me titille parfois. Comme une sensatioin de "En attendant Godot". Il y a nous, les jeunes, bon et maintenant on fait quoi? Pousser le jeune, oui, mais vers où, et le pousser assez aussi, assez loin pour que ses ailes entrent en fonction, pourquoi s'attendre à ce qu'il soit déjà autonome? Bon pas les materner non plus car le 18 ans arrive vite... ouais.. enfin tout un apprentissage de vie cet emploi là?
 
Vous êtes tannés? Ahahahaha vous vouliez des nouvelles, ben en v'la :)
 
Je vais terminer en disant que je me prépare des petites vacances (2 semaines) en août au Rainbow dans la région du Lac-Mégantic (et si le Rainbow me tente plus, peut-êtr un tour en Gaspésie-Nouveau-Brunswick ou encore îles de la Madeleine), probablement qu'en septembre je vais poursuivre une mineure en animation à la vie spirituellet à l'engagement communautaire (j'aime les écoles, les ados et les enfants, l'enseignement c'est bien mais c'est l'évaluation et le cadre qui m'énerve, qui m'énerve assez pour ne pas faire de 4 ans là-dedans, alors comme animatrice, bien j'arriverai peut-être à de quoi que j'aime, et j'aurai un bacc, si je veux faire une maîtrise, ce sera pratique.. enfin.. j'avancerai là-dedans, et on verra bien où ça me mènera...). Je travaillerai en même temps au foyer, très probablement (j'ai pas envie de quitter). Alors ma vie sera bien remplie, comme souvent, et j'essaierai de vous donner des nouvelles de temps en temps :)
 
Vous parlerai aussi de Writing Nomads en temps et lieu, un projet d'écriture avec une amie et d'autres gens... on en est à l'étape gestation.. je vous reviens là-dessus un de ses 4 :)
 
À plus tous et dès lundi j'ai un nouveau numéro de téléphone (demain quoi) alors si vous le voulez, envoyez-moi un courriel. Sinon je le ferai transmettrre à tous ceux qui sont déjà dans ma liste dès demain!
 
"L'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre (Antoine de Saint-Exupéry)      
May 19

Dernier matin avant juillet :)

Yippie!

À partir de demain, je travaille de soir, et ce jusqu'en juillet. Fait quand même depuis février, si je ne m'abuse, que je suis en shift de jour... pas que j'hais ça mais j'ai jamais été une couche-tôt alors... le lever se passait bien par contre, un coup l'impulsion de fermer le cadran passée... J'aimais ces moments où les rues de Montréal sont pratiquement vides, surtout les dimanche matin. Mais ce matin c'était encore plus spectaculaire : un férié sous la pluie. Je n'ai croisé que 2 personnes je crois, en m'en venant, à 6h45.

Alors voilà, je suis de bonne humeur. Et je vais mieux. Suffit de prendre le temps parfois. Je me cherche un ou une 3ième coloc pour juillet, pour quelques mois ou plus longtemps (ou quelques semaines). Nous prendrons des colocs passants, moi et Stéphanie. Si jamais vous connaissez des intéressés (quartier Rosemont à Montréal, près de l'intersection Beaubien-Iberville).

Je vais avoir fait 45h30 en 5 jours pareil, depuis vendredi (je finis demain soir). Un pas pire rush (d'argent aussi :):) ). Et cette semaine, le Festival du Texte Court de Sherbrooke.. yippie j'ai hâte :):) Je dois maintenant préparer mon texte de clôture, et peaufiner mes animations que je ferai dans les écoles primaires vendredi (des élèves de 5 à 8 ans :):) ).

À la revoyure et bonne journée des Patriotes!