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October 30 Rien de nouveau sous le soleilIl y a des choses qui ne changent pas, je marche toujours sur mes doigts, la tête à l'envers. Les orteils rêveurs. Je marche à l'envers depuis si longtemps déjà...
Loin des yeux, près du coeur... est-ce parce que j'ai peur de l'engagement, ou bien je ne vois seulement la beauté des gens quand je les ai perdus (et quand je les rencontre pour la première fois)? Est-ce une façon de dire que je prends mes amis pour acquis? Ou bien une façon d'échapper à la vraie réalité amoureuse? Mystère...
Bref. Je suis en amour avec des fantômes. Ils n'ont pas toujours le même visage, mais j'ai toujours la même peur au ventre, quand je les croise. Qu'ils me fouillent de leur regard et y trouvent l'étendue de mon amour alanguisseux... Qui doit en fait ressortir par chacune des pores de ma peau... Je ne suis jamais très subtile... Plus j'ai un regard apeuré, plus je suis amoureuse. À l'envers, comme je disais... Peur de quoi hein? Que ça marche pour vrai, peut-être, d'essayer vraiment et d'être attachée vraiment à quelqu'un... d'y laisser une partie de mon coeur, en confiance...
Il est temps que j'aille vers les bonnes personnes...pas ceux qui se laisseront gouverner par moi au doigt et à l'oeil, pas ceux qui me terrorisent non plus, un entre les deux agréable ou l'égalité est présente et le bonheur, à portée de main. Quelqu'un de dynamique, passionné, indépendant, fonceur, bien dans sa peau et capable de réveiller la mienne, mais qui ne se laisse pas attendrir et manipuler par moi. Un vrai homme quoi :oP J'en connais un qui correspond au portrait... déjà pris, pas grave :) J'ai un canevas, maitenant. Je ne cherche pas. Mais je reste ouverte. Tout en continuant à travailler sur mes milllllliers de patterns.
En passant ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Je n'ai pas dit que j'étais prête à revenir en couple. J'ai dit que je restais ouverte. Difference... Difference... (en anglais dans le texte) October 29 Isolée...Je ne comprends pas encore ce qu'ils m'ont volé, même si je me suis piégée moi-même. Une tribune... des amis... la parole libre... mes empruntes digitales, mon visage et mon temps. Peut-être une partie de ma mémoire, aussi. Étais-je vraiment là?
Ce que j'exprime à la surface n'est qu'un faible écho de ce qui est en dessous. Je ne sais pas quoi encore. Un sentiment diffus, désagréable. De solitude immense. D'incompréhension. Je ne comprends plus rien. Je commence à saisir ce qu'est un black-out. Je devrais commencer à écrire. Avant d'oublier, ou de romancer.
Qu'est-ce qui est vraiment important ? Qu'est-ce qui vaut vraiment la peine?
Black-out... j'en perds mes mots, voilà. Ou bien je les oublie d'avance, de peur de les prononcer...
Où suis-je vraiment appelée? J'attends toujours, j'attends quoi? Et puis un événement se présente, ou plusieurs événements, je revis, je m'enjolive, j'arrose la nouvelle plante devant moi... que je n'ai pas plantée. Et je me plante. Solide. J'ai du plaisir pendant 10 secondes, puis c'est fini. Ce n'est pas vraiment chez moi. Ce n'est pas vraiment arrangé comme je voudrais. Et ce n'est pas vraiment ce que je ferais, si j'étais vraiment moi.
Mais il faut vivre avec les autres, et vivre en son temps, j'imagine. Et donner sa vie, parce que c'est tout ce que j'ai, une petite vie un peu rouillée parfois, pas toujours rose, qui cherche et tangue d'un peu tous les bords à la fois. Watch your watch, miss... Je n'ai pas oublié, je crois...
Est-ce que j'ai un style répétitif? D'écriture, je parle. En avez-vous assez de mes ups and downs? J'aime écrire comme ça, à demi mots, quand j'ai la bouche trop pleine de sourires ou les yeux trop plein d'eau pour sortir le tout de vive voix. J'aime cet espace où je me confie, seule, et partage après-coup mes états. J'imagine une masse informe de gens qui s'y reconnaissent et ça me force à les sortir, au lieu de les avaler, de travers.
Et puis, ça écrit plus vite sur un clavier que dans un cahier. Pas que je néglige la feuille, mais je la visite moins souvent.
J'ai une drôle de façon de séparer mes paragraphes, je crois... trouvez-vous? J'imagine que je ne veux pas vous en donnez trop à lire. Et comme le fil de mes pensées est souvent décousu, ou plutôt rejoint par d'autre fils de pensée, je ne peux m'engager totalement dans un looonnng paragraphe, de peur, en plein milieu, d'en avoir perdu l'essence. Pffffuiiiitt.... plus de carburant... alors parfois je coupe sec, ou vous partage mes bugs inspiratoires (téléphones, visites, courriels reçus).
Ça me fait drôle de penser que des gens que je connais me lisent. C'est comme un peu irréel pour moi. Comme quand je lis le blogue des autres, surtout ma sorcière de coeur, je sais que c'est elle, mais je sais aussi que ce qu'elle dévoile est intime, voire sacré, et que j'entre dans son univers, mais que ce n'est pas public pour autant. J'entre à pas feutrés et je garde les écrits dans mon coeur, commente parfois, mais ne m'attends pas à ce qu'elle me narre sa vie à voix haute de cette façon. Le blogue est parfois oral, pour certaines personnes, mais pour ma part, il ne l'est pas. J'ai la touche poétique et la langue de bois, ça ne ferait pas un bon ménage linguistique...
Bon... je vais aller continuer à lire mes courriels... pour ne pas que vous vous plaigniez que le post a des longueurs (j'ai déjà eu des commentaires « fraternels » à cet égard... :oP).
Et puis... figer un état trop longtemps dans un écrit, ça finit par l'artificialiser et le dissiper dans la virtualité. Même si je vous partage ma vie, je veux quand même m'en garder certains bouts, et les disséquer seule, dans l'obscurité... « Les passionnés soulèvent le monde et les sceptiques le laissent retomber » (blanc de mémoire pour l'auteur)
October 28 Un rappel de circonstance...Le chien (Léo Ferré)(Extrait) À quoi ça sert... Un avocat? Je trouve drôle que la loi soit souvent faite dans un langage qu'on est sûrs de pas comprendre (on = le commun des mortels). J'imagine que c'est une forme de classissisme : utiliser un langage pour rendre de quoi d'inaccessible à tous, même si tout le monde peut lire et se procurer des infos là-dessus... Un peu comme la politique, quoi. Ou l'argent. Sert à quoi d'être éduqués, si on apprend pas le langage des grands? J'ai l'impression d'être à la maternelle... CharadeNom de code : Utopia Motif : M'amuser J'ai bien frotté mon corps pour le purifier. Le reste attendra. J'ai l'esprit net. Clair. Comme une lumière vive. Néon. J'ai toujours parlé à demi, alors ce n'est pas trop difficile. Ce qui est dur, c'est la limite entre la réalité et la fiction, les chimères et les aspirations. Les choses qui se sont produites et celles que j'ai imaginées. Je toujours bonne pour remplir les entre-lignes... 2007... Sagesse? Maybe... Expérimenter. Passer de la parole à l'action. Oui, un nouveau cycle, j'y crois. 2008 maintenant? Celle du changement... faut croire qu'on n'est pas sortis du bois... ou du désert, si on prend le temps de bien compter les arbres... Bon... j'ai encore l'esprit embrumé... Mon disque saute... Je passe du coq à l'âne, au coq, au coq, au coq-q-q-q-q-q.... Repos. Je l'ai bien mérité, je crois... Les portes du pénitentier... La liberté, c'est dans la tête. C'est tout ce que j'ai à dire :) October 25 SherbrookeJ'aime Sherbrooke et sa ville fantôme, la nuit... pas un chat dans les rues... ou plutôt, des chats, quelques voitures et un ou deux piétons somnambules. Voir loin, au-devant de soi. Respirer. Sherbrooke et ses ruelles qui ne puent pas trop. Et ses côtes qui font sentir vivant. Son salon de thé. Son micro-centre-ville. Ses gens... surtout. Ses millions de projets, souvent avortés, par manque d'engagement. Son mouvement. Ses artistes, toujours les mêmes, qui font vibrer tous les coins de la ville. Ses voyageurs. Ses immigrants. Son bois Beckett... qui fait bien son temps.
Kino... Les Plumes... Le JEU...le RAJ...et maintenant le Téléphone Rouge, les soirées de Slam...3 ans, ça passe vite, mais ça reste longtemps, il faut croire... je n'ai jamais très bien compris le Temps.
Montréal maintenant... c'est plus vivant, c'est vrai, en terme de gens et de bruit. Et d'odeurs aussi. Pas toujours souhaitables. Vivement l'hiver et sa douce torpeur... Il y a l'Utopik, c'est vrai. La Coop, ou j'ai de l'espace à revendre. Le Rhizome et le DIRA, qui restent à visiter. La montagne, ou même avec ben du monde, la tranquillité je peux trouver. Sinon, il y a toujours mon toit. Et le Centre Bouddhiste. Puis sûrement plein d'autres trucs encore. Beaucoup de programmes universitaires. Les masses critiques. Des manifs improvisées, originales et enjouées. Les soirées chants Rainbow. Les partys post-campement. Plein de flyers sur plein d'événements. La diversité... ou l'empilement anarchique, tout dépend du point de vue.
Ça brasse dans le bon sens, dans mon ventre. Je vais m'en tirer. Peu importe le côté, la voie, la pente, la façon de me manifester. On ne peut pas ne pas communiquer, comme dirait une de mes profs au Cégep. Alors autant le faire de façon consciente. Il est temps de briser mon ermitage (on peut être très seule, même en collectivité) et affronter le monde de nouveau. La réalité. Le Rainbow est fini, le campement est fini, et l'hiver s'en vient. En avant bella. Follow the flow. La vie n'attend que toi... October 24 Salope Pas moi, l'université. Pour une fois que j'étais prête à faire un grand saut et à m'inscrire comme prof au secondaire, en éthique et culture religieuse... ben voilà l'admission ne peut se faire qu'en automne... Merdouille... mais bon ça va me laisser le temps d'y penser, mais peut-être trop... m'enfin, ça me dit toujours pas quoi faire en janvier... vendre mon corps? Je blague. La vie fait bien les choses, des fois. Je dois avoir confiance. Et formuler des demandes claires... je peux pas m'attendre à recevoir ce que je veux si ce que je veux n'est pas clair... et puis en même temps, peut-être sait-Il ce dont j'ai besoin... de relaxer, I guess... À nous deux la vie! C'est la faute aux hormonesJ’imagine
que mettre ça sur le dos de mon SPM m’empêche de dramatiser à l’excès. Mais
suis-je vraiment en SPM? Voilà la question… je ne creuserai pas trop le sujet,
de peur de me tromper. Ce qui se passe? Je suis dépress, voilà tout. À terre. J’ai envie de rien à part de pleurer. Je ne sais plus quoi faire. Je me sens m’endormir peu à peu. J’arrive pas à me sentir bien dans la dynamique études-travail-famille. J’ai juste envie de continuer à explorer le monde. Le mot « permanent» sous une offre d’emploi me fait paniquer. Pas capable d’imaginer une année entière au même endroit. Pas même capable d’imaginer ce que je ferai en janvier, ni où je serai. Je perds petit à petit ma capacité à rêver, à créer. Je stress à la moindre chose. Je me laisse porter par ce qui se fait, au lieu de créer moi-même l’environnement qui me plairait. Une soirée par ci, un souper par là, en attendant. En attendant quoi, bordel! Ma mort?
La
mort me fascine. Pas la mienne. N’ayez crainte. La mort en général. Je pense
que j’aurais du plaisir à étudier la mort. Il y a une maîtrise offerte sur le
sujet. Mais pas de Bacc… bullshit. C’est en étudiant la mort je pense que je
peux finir par trouver un sens à ma vie. Ou bien en travaillant avec des
enfants. Mais j’ai de la misère à comprendre où je les mène… C’est ça qui m’embête,
ces temps-ci. Travailler dans le spécifique, dans un emploi précis, ça peut être
intéressant, mais c’est peu. J’ai envie de travailler sur la structure globale!
Je sais, ça fait mégalo à fond, et j’ai l’air de me prendre pour quelqu’un d’autre.
Et puis je vois pas tout, je connais pas tout, alors ça pourrait se transformer
en dictature. Mais j’ai envie avec du monde de travailler sur la structure. Avec
tout le monde. Abattre les frontières et les barrières. Parler à tout le monde.
Parler des choses qui ne se parlent pas. Pourquoi se sert-on de l’argent? Ou
mieux encore : à qui sert l’argent? Pourquoi l’intérêt, la bourse,
existent-ils? Pourquoi ne sommes-nous pas maîtres de nos existences,
individuellement et collectivement? Qu’est-ce que les corporations apportent
comme bien-être? Qu’est-ce qu’on fait, collectivement, sur la terre? Repenser
les modèles…expérimenter des nouveaux…librement, sans obligation, va de soi…
Regarder ce qui s’est fait, ce qu’on ne veut plus refaire, et remodeler ce qui
nous dérange. Mais bon… par où rentrer, pour que ces mots ne tombent pas dans
le vide? I guess un livre pourrait être pas pire. C’est peut-être ça ma légende
personnelle, écrire. Et quand ça finit par pogner, là je peux parler aux gens,
là ce que je dis a un sens, parce que j’ai un nom. En attendant, je passe pour
une anarco-hippie-communiste-marginale-folle. Mais je peux pas dire que ça me
dérange vraiment… Peut-être,
comme il dit, que je dois faire un peu taire mes valeurs. Piler dessus. Me
plier. Donner l’impression que j’acquiesse. Et, lorsqu’Ils croient que toute
résistance a été convertie, abattre le coup final. Peut-être ai-je modifié la
fin de ce qu’il disait. Je ne sais plus. J’ai la mémoire trouble. Peut-être
trouver des réponses, la semaine prochaine. La journée des morts : drôle
de coincidance. J’imagine qu’il faut mourir un peu, avant de renaître. Ça me
fait penser à une phrase de sorcière. Une phase ou elle se sentait un peu comme
je me sens maintenant, I guess. Je vous la partage. « Je
vomis des choses ignobles que j'ai faites. Une multitude de fins du monde. J'ai
quelques amis réels qui sont là pour moi. Ils me regardent me pendre. Il se
préparent à couper la corde quand je me serai tuée, un peu. Juste assez. Il
savent que mourir un peu, souffrir un peu, c'est vital. Alors ils
m'accompagnent. Je suis mon propre bourreau. » (http://perilisk.blogspot.com , 25
avril) Bon…on dirait que chercher ce petit bout de texte m’a fait décrocher un peu de MA souffrance. Ou juste qu’elle s’est tue un petit peu. Peut-être que les hormones me laissent tranquille, enfin :) Peut-être aussi qu’en regardant ce qui s’est passé du bord d’Annick depuis le 25 avril, ça m’a fait mettre les choses en perspective. Depuis mon 25 avril aussi, les choses ont bougé. Et elles bougent toujours. Anitsha, tu te souviens? J’oublie, des fois… October 17 Amazing day!Bon ok je sais pas par ou commencer. Peut-être par dire que j’ai un clavier anglais, présentement, donc fautes il y aura :)
J’ai regardé le film les Édukateurs today, pas mal bon, je vous le conseille. (relecture oblige, je me rends compte que cette courte ligne sur le film donne pas vraiment envie de le voir, alors je vais m’exprimer avec enthousiasme, je vous le conseille parce qu’il est bon en maudit et que je le met dans la liste de mes films favoris, qui ne comporte que 2 autres films… bref… un bon film :) )
J’ai aussi été moins sur l’ordi depuis deux jours. Une de mes colocs l’utilise beaucoup pour travailler, ce qui m’oblige a sortir. Prendre l’air. C’est ce qui m’a fait me décider a partir en Gaspésie. Je me suis mise a marcher dans Montréal hier, et j’me suis dit, faut que je me pousse. Aujourd’hui, c’est le Centre Bouddhiste qui m’a tenté, j’y suis donc allée. Pourquoi et comment ai-je pu passer autant de temps sans méditer… Après Vipassana, j’en avais eu marre, et comme en plus j’étais nomade, j’avais laissé tomber la méditation. A ne plus refaire! Surtout lorsque le Centre est a moins de 20 minutes a pied. J’ai donc le cœur a la fête depuis que je suis revenue, comme super contente de m’être retrouvée enfin, dans le calme, dans le gros bon sens. Dans la paix. Je ne dis pas que la religion ou la philosophie bouddhiste est mieux : je dis qu’elle me convient totalement et que c’est la-dedant que je me sens le plus m’épanouir. Mais je pense que n’importe quel culte ou religion apporte de quoi de bon : de la distance par rapport a la routine et au rythme fou de nos existences. Et une certaine humilité aussi, envers ce qu’on ne comprend pas et ce qui nous dépasse. Et un sentiment de gratitude face a la vie, a Jésus, a Bouddha ou autre. Peu importe. La gratitude en soit, c’est très bon je crois, pour soi et pour les autres, car ça rend heureux et reconnaissant.
Sinon, y’a Facebook qui me renverse! Des pans de ma mémoire s’entrouvrent : je retrouve plein de gens dont j’avais oublié l’existence depuis des années! Du moins tapis l’existence… Bref, que d’émotions, positives et négatives, a réaliser que tous ces gens existent encore, et j’aime voir ce qu’ils sont devenus. Ce qui me marque le plus : beaucoup de filles de mon âge ont maintenant des enfants… oui parfois Des enfants… a 22-23 ans… ça me fait comme un pli intérieur, dans le ventre. Comme un hoquet, ou comme avoir la gorge serrée. Je me sens tellement bien en présence d’enfants. Ça me manque. Pouvoir jouer avec des enfants, juste pour s’amuser. Y’a presque juste avec le bénévolat que c’est possible, cette liberté. Sinon, bien il faut être en train d’inculquer de quoi a l’enfant, de précis, défini et comptabilisé. Éducation, plan d’intervention, thérapie, bref, tout ce que vous voulez, mais moi ça m’énerve. J’y vais plus au feeling, et selon ce que l’enfant a envie. Je n’ai pas envie d’être pris avec des plans. Mais je devrai peut-être m’y faire…
Avec le mois d’octobre qui file, je reconsidère une fois de plus les études. J’ai besoin d’un putain de bacc pour pouvoir enseigner et accéder a pleins de professions (et d’argent :oP) qui m’intéressent. Mais lequel? Le bacc multi fait son chemin en moi. Je ne sais pas par contre si ce sera pour janvier. Ni si j’arriverai a me faire donner un bacc, si j’ai 3 certificats dans 3 universités différentes… Je verrai bien. Pour l’instant, j’en suis encore a la réflexion. Je balance entre les études et le Mexique, pour janvier. Ou une job qui me plairait vraiment. A la différence des autres jours, je me trouble moins avec tout ça. Je sais que je peux être heureuse un peu n’importe ou, suffit que j’arrive a me stabiliser un peu plus, envisager en terme d’années, et non de sessions. Quoique… m’enfin… écouter ce qui me parle, et non ce que je fuis. Et en passant, non, je ne vis pas une peine d’amour, mais merci de prendre soin de moi, personnes qui me lisez et s’inquiétez pour moi.
Sur ce… je m’en vais me préparer a faire mes bagages… je risque d’être en mouvement jusqu'à la fin du mois, probablement aller a Sherbrooke a mon retour de Gaspésie, puis quelques jours Montérégie pour un contrat de ménage qui me fera un peu d’argent (bon ok beaucoup, youppppie!, je vous dirai pas le pris mais disons… beaucoup :) ).
Hasta luego!
Myriam la romani-gitane! October 16 Sacrer le campJ’imagine qu’il vaut mieux tard que jamais… alors voilà en
fin de semaine j’me pousse en Gaspésie, du moins Rimouski et Ste-Luce… En
espérant qu’il ne pleuve pas et qu’il ne neige pas :) J’ai besoin de voir llooooooiiiinnn devant moi :) De m’évader,
dans la solitude. De me perdre et de me retrouver. À Montréal, les parcs ont la grosseur d’une tête d’épingle…
J’ai besoin d’air. Savoir un peu où est-ce que je m’en vais… Passer du temps
loin des ordis, téléphones et autres bidules. Silent moment. Mon crayon, mon
cahier, peut-être un peu de lecture. L’air salin. Le vent. Les coquillages, s’il
y en a. Respirer le grand air. Peut-être une petite excursion au Village des
Sources, si l’envie me vient de voir du monde. Allô-Stop est vraiment un service merveilleux : je pars jeudi à 18h15.
D’ici là, je relaxe et fais mes bagages :) October 11 Scrap(Message écrit hier vers 2h30, environ... mon blog avait des bogs, donc je n'ai pu poster... présentement ça va bien, mieux, mais je voulais quand même poster ce texte, vu que je l'avais écrit pour le mettre ici.) Ou scratch, je sais pas trop… égratignée, en tout cas… Des
doigts qui grincent, les ongles grillés, usés, finis. Je me gruge au sang. Ça se fissure : la carapace ne tenait plus. Elle tombe
en morceaux. Suffit parfois d’une rayure pour que le masque tombe. Rien à ramasser. Je suis toute petite, en dessous. Neutre
apathique. Je n’ai plus d’opinion, plus de solution. Quelques poussières de
passion. Je suis fatiguée. Je déprime, mais je sais que c’est passager. Du moins je l’espère.
Je sais qu’il faut s’échapper pour se ramasser un jour. Je sais qu’il faut tout
perdre pour avoir les mains ouvertes à ce que la vie pourrait nous amener. J’ai les yeux lucides, en manque d’un mirage. L’espoir s’effrite.
J’aurais aimé quelques années encore de soulèvements passionnés. Peut-être que
tout n’est pas perdu. Je ne dois pas toujours écouter ce qu’on me dit. Mais
écouter ce que je me dis, parfois, au lieu d’aller tout dire à tout le monde en
l’oubliant tout de go. Crap… Creep… Je me sens comme une souris qui n’a plus faim. Elle
a trop grugé de charbon. J’ai mal… d’y avoir cru, peut-être. De tomber de haut. Ou de bas. De tomber de l’intérieur, tout simplement. Sans rature, fêlure, cassure dans la voix. Pleurer des larmes invisibles, qui ne s’essuient pas. Qui sècheront avec les vents intérieurs. Lorsqu’ils me porteront à nouveau. TwistyMy… October 06 Projets-minuteComme dans repas-minute, vite préparé, vite consumé. Comme dans éphémère, ou du moins de durée indéterminée. Qui vivra verra.
Les minutes du jour :
- faire des cours d’université à distance (multis, sciences sociales, psycho, éducation)
- vraiment souhaiter avoir la job pour laquelle j’ai postulé hier (avec des enfants qui sont en maison d’hébergement pour femmes victimes de violence, une job de rêve, j’aime les enfants :) )
- aller travailler dans le Nord-Nord ou l’Est-Est, du Québec. Et pourquoi pas au Labrador, tant qu’à y être!
- Projet d’une maison, un jour, sur le bord de l’eau (océan), peu importe où au Québec. Une maison blanche à deux étages, de préférence. De style vieille école. Éclairée. Sage. Avec des planchers de bois. Et beaucoup de pièces vides. Pas de meubles, un lit et quelques livres, tout au plus. Un frigo peut-être, mais muet. La mer. La forêt. Montagnes, peut-être. Ahhhhh…. J’en soupire déjà d’aise… Bon maintenant, faire de l’argent :oP
- Avoir des enfants… être en amour… Faire des folies (pas sans condom, inquiétez-vous pas, et pourquoi vous avez pensez croche quand j’ai dit faire des folies? Faire des folies à deux, du genre se pousser loin, puis revenir, puis repartir, puis aider là où le besoin est, là ou ça fait mal, mais pas resté accroché à la misère pour en soutirer encore plus de cennes, pas perdurer le cycle, pas donner à manger sans apprendre à pêcher. Être efficace pour vrai, mais savoir partir. Rendre les gens et les communautés autonomes.)
- Redéménager à Sherbrooke
- Avoir un chat-des chats
- Aller en Roumanie
- Arrêter d’aller sur l’ordi quand je suis chez mes parents (ça bouffe mon temps, ma vie, mon attention, mon cerveau, gnaaaaahh!)
- Aller au Rainbow l’été prochain, et / ou en Gaspésie.
Tout ce qui peux me passer par la tête en une journée, et ceci n’est qu’un échantillon. Bouaaaahh que les mois d’octobre sont surprenants. Renversants. Ils me shakent de l’intérieur. Et j’haïs pas trop ça. Après un mois plus relax (sur certains point de vue), voici le mois où il se passe ben des affaires, comme une pluie de manne. Les voies se dessinent, et ma voix s’adoucit. L’horoscope a dit que je percerais par les arts, alors perçons là où ça peut pincer : les mots. Donner des chiquenaudes au cœur. Ou des électrochocs. Au choix.
Je suis brûlée. Trop de bonne bouffe aujourd’hui. C’était la fête à mon papa. Belle journée en famille, les 5 ensemble. On vieillit, grandit, et le temps passe. J’oublie parfois mon âge, coincée quelque part dans mes 21 ans. Ça doit être que j’aurais dû fêter plus fort : je n’ai rien fait de spécial cette année, donc j’oublie héhé :)
Là-dessus, je vais vous souhaiter bonne nuit, et vais aller rêvasser à la job rêvée, au Grand Nord (un jour), à la maison blanche (la mienne, pas la leur) et aux cours à distance…
Et à mes futurs enfants… :) (pas d’inquiétude : je ne suis pas désespérée.. :) )
October 05 Déchaînée ou -- un jeudi surprenantJe tiens tout d'abord à dire que j'ai écrit ce post il y a quelques heures, mais étant donné des problèmes de serveur avec Spaces Live, je n'ai pas pu le poster avant là maintenant. J'ai écrit tout ça vers 23h. Pour votre info. C'est toujours bon de se mettre en contexte (même si le contexte n'est pas vraiment différent de tantôt, sinon que je suis un peu plus fatiguée...)
Déchaînée… bah oui quoi… dans le sens de plus de chaînes… plus de ficelles qui m’entortillent, de liens superflus. Je fais le grand ménage. Évacue la poussière intersidérale. Éternue un bon coup : blow job :)
Je me faisais vieille, voilà que je rajeunis. Change de peau. Dissèque l’ancienne. Redécore mon intérieur. La tapisserie décollait.
J’me pousse. Plus loin encore. Plus haut. J’éclate ma coquille. S’assumer, ça évite tellement de détours (non, ceci n’est pas un coming out!). Être vrai au moment présent. Dire vrai avec ses mots, avec son corps.
Je ne suis pas déprimée. Je ne l’étais pas lundi non plus : seulement malade. Abattue par la nausée. Inerte. J’avais mon cœur qui volait mais je croulais par terre. Avec le chemin qui me narguait.
Là, ça se dessine. Les éléments se déchaînent. Ou me déchaînent, tout dépend du point de vue.
Je me règle. J’ai mes règles. Je prends mon pouls au ventre, et je me gonfle. Inspire, expire. J’ai tout mon temps. Même celui de vous raconter :) À demi mots, seulement. Les entre-lignes sont les plus jolies lettres :)
À l’ouvrage, maintenant. J’ai beaucoup à faire. À refaire et à défaire. Encore. Je suis libre, mais je dois monter la garde. Les chaînes sont malignes… :)
-- Le nouveau livre de Bernard Werber vient de sortir en France, donc dans un mois au Québec, yyooouuupppie :)
-- Comme il disait dans son dernier, lorsque nous serons Là-haut, la seule question qui nous sera posée sera « Qu’as-tu fais de tes talents »…
-- Je suis une sorcière….sssshhhhhh… October 01 Ma part...J’veux bien faire ma part, mais je suis
partagée. Ça bouge en moi, et ce n’est pas seulement au sens figuré. Today, I
feel sick…
Je suis dans un tournant, et j’ai la nausée. Y’a comme trop de directions. Trop de voies. Et l’horloge biologique qui tic et toc à l’intérieur de moi… combien d’années encore avant d’être en cloque (Renaud, je vole tes mots)? Tellement de branches, de groupes, de groupuscules, d’organisations émergentes, d’organisations démergentes, de chi-chis et tracas quotidiens, le nez collé sur le but spécifique, spécialisé… j’en appelle à l’organisation globale… mais tout le monde a les pieds pris dans sa case, moi y comprise… il n’y a pas de porte-parole de l’humanité : d’ailleurs, je n’en voudrais pas… mais la vie courre, court, courte, tellement courte pour qu’on courre autant… vers où? Bon on s’entend pour dire un peu partout à la fois, mais je rêve d’unité. Ou du moins de complémentarité. Ce qui se fait peut-être déjà : j’ai peut-être juste des lunettes trop libertines. Mais j’ai pas l’impression qu’on a le choix. Pendant qu’on court, on ne se demande pas où l’on va. On se demande pas si les indications qu’on suit sont justes. On se demande même pas où l’on veut aller et si on aime courrir. Quand on s’arrête… bien on regarde… on fait quelque pas d’un côté, de l’autre, on cherche… mais tout le monde est trop pressé pour parler. Ou presque. On est quelques uns perdus à l’intersection, mais la majorité des gens ont leurs œillères. Suivent le fil du grand filet social. Ou asocial, dépend de quel bout on regarde la corde. Puis faut pas s’arrêter trop longtemps. On y prend goût. Ou bien dégoût. Et l’on se recroqueville. Parfois.
D’autre fois pas. On se dit qu’on se prépare. Et c’est bien se préparer avant de partir, ça économise sur les détours. S’étirer avant de se remettre à marcher. Évaluer le territoire. Les forces et faiblesses des différents itinéraires. Les passants-marchants.
Tellement de choses qui se font, mais quel morceau de puzzle choisir? J’en appelle au puzzle global… du moins local : Le Québec est assez grand. Tanné que les inconnus en soient. No one is a stranger! Mais comment aller vers les autres? Les câlins, c’est un bon motif, mais ça dure max 15 secondes… Et puis ça rentre dans la norme, car certains l’ont fait à la télé, ça passe comme une mode, comme le scrap-booking, le bio-local, et les souliers colorés à trous vraiment trop horribles.
Puisque le système ne change pas par en haut, il faut donc l’infiltrer par en bas. Devenir la termite, la souris qui gruge, qui gronde. Qui ne fait pas trop de bruit : Il n’y a pas grand-chose à gruger en prison, sinon les barreaux. Quoique d’autres souris grugent aussi, et elles sont nombreuses : les prisons trop petites pour les contenir toutes. C’est à savoir si je veux être une souris médiatisée-enfermée ou une souris libre et discrète. Peut-être un mélange des deux. Une souris schizo à deux personnalités. J’aime trop écrire pour me taire complètement… et puis je parais bien, jeune fille, aux airs mineurs, de bonne famille, trop hippie pour être violente, trop angoissée pour être dissidente, trop colorée pour être associée aux black bloc ou aux « anarco-communo-terroristes » et autres attributs ridiculos-réductibles.
Choisir mon infiltration, du moins temporaire. J’ai le pied volage, et trop de chemins s’offrent à moi pour n’en choisir qu’un seul pour les 30 prochaines années.
3 voies-voix présentes, en ce 1ier octobre 2007, 22h41 (vous savez à quel point je peux changer d’idée vite, n’est-ce pas ;) )
-la voie nomade (partir au Mexique en novembre ou janvier, rester le temps du Rainbow Intergalactique ou encore plus longtemps, me promener aussi pour l’été et retour sur le tour en septembre, ou plus tard).
-la voie communautaire (travail dans le communautaire, bénévolat et implications dans le communautaire aussi, Coop, jardins, Sqat, Centres autogérés, DIRA, Rhizome, etc.)
-la voie scolaire-trad (travail dans la CSM ou études en enseignement, AVSEC ou autre, dans le but de travailler avec les jeunes ET d’avoir 2 mois de vacances payées par année).
Dans tous les cas, l’été prochain, à moins d’un GROS changement, je me pousse encore, Rainbow, Campement Autogéré, Gaspésie ou Îles-de-la-Madeleine et-ou autres.
J’ai des envies aussi d’avoir (achat, location, ou prêt) une maison sur le bord de l’eau, tranquille, vide, que le strict nécessaire, relaxer…m’arrêter…me faire oublier et m’oublier… pas de téléphone, pas d’internet… pas joignable… la mer, les oiseaux, et moi… peut-être mon crayon aussi. Écrire m’est toujours, par moments, vital.
Et puis les projets plus loufoques-inusités-spontanés. Continuer à alimenter ma réflexion sur les drogues (je n’ai jamais encore rien essayé). M’amuser avec les concepts de nudisme social : désobéissance civile par le corp (je fais suivre l’article qui m’a allumé ci-dessous, après la fin de mon post). D’amour libre aussi, libertain ou libertaire, comme vous voudrez. Mais ne plus m’en conter : j’ai beaucoup plus de courage en pensée qu’en action. Quand l’occasion désirée, se présente, je me défile. J’crois qui faut que je me réapproprie mon corps, le pouvoir du corps, l’habiter, le maîtriser, et enfin le laisser éclore :) Le comprendre tout d’abord.
Pour le reste… régler ce qui reste à se régler dans ma vie, me fier aux signes, en espérant ne pas tomber dans la folie-mégalomanie-hystérie. J’ai plus de courage que j’en avais, en profiter, saisir l’instant. Voir le film Les édukateurs aussi, c’est le temps, ça fait 3 fois qu’on m’en parle en très peu de temps :)
Bon… bien sur ce, je vous laisse sur le texte dont je vous parlais, sur le nudisme social, et aussi sur le nom d’un humoriste Américain (donc anglophone) que j’aime bien, merci JF pour la découverte, si vous voulez voir de ses sketchs, vous n’avez qu’à le chercher sur Youtube, c’est George Carlin, et mon sketch préféré à date, c’est Save the planet. Pour ceux qui aiment l’humour cynique ;)
Bonne fin de soirée et bonne lecture, si vous vous êtes rendus jusqu’ici :) (je sais pas le texte est de qui, mais vous avez le site Internet où je l’ai trouvé en bas du texte).
Vers un nudisme social et désobéissant!!! |
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