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    October 30

    Rien de nouveau sous le soleil

    Il y a des choses qui ne changent pas, je marche toujours sur mes doigts, la tête à l'envers. Les orteils rêveurs. Je marche à l'envers depuis si longtemps déjà...
     
    Loin des yeux, près du coeur... est-ce parce que j'ai peur de l'engagement, ou bien je ne vois seulement la beauté des gens quand je les ai perdus (et quand je les rencontre pour la première fois)? Est-ce une façon de dire que je prends mes amis pour acquis? Ou bien une façon d'échapper à la vraie réalité amoureuse? Mystère...
     
    Bref. Je suis en amour avec des fantômes. Ils n'ont pas toujours le même visage, mais j'ai toujours la même peur au ventre, quand je les croise. Qu'ils me fouillent de leur regard et y trouvent l'étendue de mon amour alanguisseux... Qui doit en fait ressortir par chacune des pores de ma peau... Je ne suis jamais très subtile... Plus j'ai un regard apeuré, plus je suis amoureuse. À l'envers, comme je disais... Peur de quoi hein? Que ça marche pour vrai, peut-être, d'essayer vraiment et d'être attachée vraiment à quelqu'un... d'y laisser une partie de mon coeur, en confiance...
     
    Il est temps que j'aille vers les bonnes personnes...pas ceux qui se laisseront gouverner par moi au doigt et à l'oeil, pas ceux qui me terrorisent non plus, un entre les deux agréable ou l'égalité est présente et le bonheur, à portée de main. Quelqu'un de dynamique, passionné, indépendant, fonceur, bien dans sa peau et capable de réveiller la mienne, mais qui ne se laisse pas attendrir et manipuler par moi. Un vrai homme quoi :oP J'en connais un qui correspond au portrait... déjà pris, pas grave :) J'ai un canevas, maitenant. Je ne cherche pas. Mais je reste ouverte. Tout en continuant à travailler sur mes milllllliers de patterns.
     
    En passant ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Je n'ai pas dit que j'étais prête à revenir en couple. J'ai dit que je restais ouverte. Difference... Difference... (en anglais dans le texte)  
    October 29

    Isolée...

    Je ne comprends pas encore ce qu'ils m'ont volé, même si je me suis piégée moi-même.


    Une tribune... des amis... la parole libre... mes empruntes digitales, mon visage et mon temps. Peut-être une partie de ma mémoire, aussi. Étais-je vraiment là?


    Ce que j'exprime à la surface n'est qu'un faible écho de ce qui est en dessous. Je ne sais pas quoi encore. Un sentiment diffus, désagréable. De solitude immense. D'incompréhension. Je ne comprends plus rien. Je commence à saisir ce qu'est un black-out. Je devrais commencer à écrire. Avant d'oublier, ou de romancer.


    Qu'est-ce qui est vraiment important ? Qu'est-ce qui vaut vraiment la peine?


    Black-out... j'en perds mes mots, voilà. Ou bien je les oublie d'avance, de peur de les prononcer...


    Où suis-je vraiment appelée? J'attends toujours, j'attends quoi? Et puis un événement se présente, ou plusieurs événements, je revis, je m'enjolive, j'arrose la nouvelle plante devant moi... que je n'ai pas plantée. Et je me plante. Solide. J'ai du plaisir pendant 10 secondes, puis c'est fini. Ce n'est pas vraiment chez moi. Ce n'est pas vraiment arrangé comme je voudrais. Et ce n'est pas vraiment ce que je ferais, si j'étais vraiment moi.


    Mais il faut vivre avec les autres, et vivre en son temps, j'imagine. Et donner sa vie, parce que c'est tout ce que j'ai, une petite vie un peu rouillée parfois, pas toujours rose, qui cherche et tangue d'un peu tous les bords à la fois. Watch your watch, miss... Je n'ai pas oublié, je crois...


    Est-ce que j'ai un style répétitif? D'écriture, je parle. En avez-vous assez de mes ups and downs? J'aime écrire comme ça, à demi mots, quand j'ai la bouche trop pleine de sourires ou les yeux trop plein d'eau pour sortir le tout de vive voix. J'aime cet espace où je me confie, seule, et partage après-coup mes états. J'imagine une masse informe de gens qui s'y reconnaissent et ça me force à les sortir, au lieu de les avaler, de travers.


    Et puis, ça écrit plus vite sur un clavier que dans un cahier. Pas que je néglige la feuille, mais je la visite moins souvent.


    J'ai une drôle de façon de séparer mes paragraphes, je crois... trouvez-vous? J'imagine que je ne veux pas vous en donnez trop à lire. Et comme le fil de mes pensées est souvent décousu, ou plutôt rejoint par d'autre fils de pensée, je ne peux m'engager totalement dans un looonnng paragraphe, de peur, en plein milieu, d'en avoir perdu l'essence. Pffffuiiiitt.... plus de carburant... alors parfois je coupe sec, ou vous partage mes bugs inspiratoires (téléphones, visites, courriels reçus).


    Ça me fait drôle de penser que des gens que je connais me lisent. C'est comme un peu irréel pour moi. Comme quand je lis le blogue des autres, surtout ma sorcière de coeur, je sais que c'est elle, mais je sais aussi que ce qu'elle dévoile est intime, voire sacré, et que j'entre dans son univers, mais que ce n'est pas public pour autant. J'entre à pas feutrés et je garde les écrits dans mon coeur, commente parfois, mais ne m'attends pas à ce qu'elle me narre sa vie à voix haute de cette façon. Le blogue est parfois oral, pour certaines personnes, mais pour ma part, il ne l'est pas. J'ai la touche poétique et la langue de bois, ça ne ferait pas un bon ménage linguistique...


    Bon... je vais aller continuer à lire mes courriels... pour ne pas que vous vous plaigniez que le post a des longueurs (j'ai déjà eu des commentaires « fraternels » à cet égard... :oP).


    Et puis... figer un état trop longtemps dans un écrit, ça finit par l'artificialiser et le dissiper dans la virtualité. Même si je vous partage ma vie, je veux quand même m'en garder certains bouts, et les disséquer seule, dans l'obscurité...


    « Les passionnés soulèvent le monde et les sceptiques le laissent retomber » (blanc de mémoire pour l'auteur)

    October 28

    Un rappel de circonstance...

    Le chien

    (Léo Ferré)(Extrait)

    Un poète ça sent des pieds
    On lave pas la poésie
    Ça se défenestre et ça crie
    Aux gens perdus des mots FERIES

    Des mots oui des mots comme le Nouveau Monde
    Des mots venus de l'autre côté clé la rive
    Des mots tranquilles comme mon chien qui dort
    Des mots chargés des lèvres constellées dans le dictionnaire des
    constellations de mots
    Et c'est le Bonnet Noir que nous mettrons sur le vocabulaire
    Nous ferons un séminaire, particulier avec des grammairiens
    particuliers aussi
    Et chargés de mettre des perruques aux vieilles pouffiasses
    Littéromanes

    IL IMPORTE QUE LE MOT AMOUR soit rempli de mystère et non
    de tabou, de péché, de vertu, de carnaval romain des draps cousus
    dans le salace
    Et dans l'objet de la policière voyance ou voyeurie
    Nous mettrons de longs cheveux aux prêtres de la rue pour leur
    apprendre à s'appeler dès lors monsieur l'abbé Rita Hayworth
    monsieur l'abbé BB fricoti fricota et nous ferons des prières inversées
    Et nous lancerons à la tête des gens des mots
    SANS CULOTTE
    SANS BANDE A CUL
    Sans rien qui puisse jamais remettre en question
    La vieille la très vieille et très ancienne et démodée querelle du
    qu'en diront-ils
    Et du je fais quand même mes cochoncetés en toute quiétude sous
    prétexte qu'on m'a béni
    Que j'ai signé chez monsieur le maire de mes deux mairies
    ALORS QUE CES ENFANTS SONT TOUT SEULS DANS LES
    RUES
    ET S'INVENTENT LA VRAIE GALAXIE DE L'AMOUR
    INSTANTANE
    Alors que ces enfants dans la rue s'aiment et s'aimeront
    Alors que cela est indéniable
    Alors que cela est de toute évidence et de toute éternité
    JE PARLE POUR DANS DIX SIECLES et je prends date
    On peut me mettre en cabane
    On peut me rire au nez ça dépend de quel rire
    JE PROVOQUE-À L'AMOUR ET À L'INSURRECTION
    YES! I AM UN IMMENSE PROVOCATEUR
    Je vous l'ai dit

    Des armes et des mots c'est pareil
    Ça tue pareil
    II faut tuer l'intelligence des mots anciens
    Avec des mots tout relatifs, courbes, comme tu voudras

    IL FAUT METTRE EUCLIDE DANS UNE POUBELLE

    Mettez-vous le bien dans la courbure
    C'est râpé vos trucs et manigances
    Vos démocraties où il n'est pas question de monter à l'hôtel avec
    une fille
    Si elle ne vous est pas collée par la jurisprudence
    C'est râpé Messieurs de la Romance
    Nous, nous sommes pour un langage auquel vous n'entravez que
    couic
    NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la
    compagnie,
    Ils se dérangent et on leur fout la paix
    Nous voulons la Paix des Chiens
    Nous sommes des chiens de " bonne volonté "
    El nous ne sommes pas contre le fait qu'on laisse venir à nous
    certaines chiennes
    Puisqu'elles sont faites pour ça et pour nous

    Nous aboyons avec des armes dans la gueule
    Des armes blanches et noires comme des mots noirs et blancs
    NOIRS COMME LA TERREUR QUE VOUS ASSUMEREZ
    BLANCS COMME LA VIRGINITÉ QUE NOUS ASSUMONS
    NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la
    compagnie,
    II se dérangent, ils se décolliérisent
    Et posent leur os comme on pose sa cigarette quand on a quelque
    chose d'urgent à faire

    Même et de préférence si l'urgence contient l'idée de vous foutre
    sur la margoulette
    Je n'écris pas comme de Gaulle ou comme Perse l
    JE CAUSE et je GUEULE comme un chien

    JE SUIS UN CHIEN

    À quoi ça sert...

    Un avocat?

    Je trouve drôle que la loi soit souvent faite dans un langage qu'on est sûrs de pas comprendre (on = le commun des mortels).

    J'imagine que c'est une forme de classissisme : utiliser un langage pour rendre de quoi d'inaccessible à tous, même si tout le monde peut lire et se procurer des infos là-dessus...

    Un peu comme la politique, quoi. Ou l'argent.

    Sert à quoi d'être éduqués, si on apprend pas le langage des grands?

    J'ai l'impression d'être à la maternelle...

    Charade

    Nom de code : Utopia
    Motif : M'amuser

    J'ai bien frotté mon corps pour le purifier. Le reste attendra. J'ai l'esprit net. Clair. Comme une lumière vive. Néon.

    J'ai toujours parlé à demi, alors ce n'est pas trop difficile. Ce qui est dur, c'est la limite entre la réalité et la fiction, les chimères et les aspirations. Les choses qui se sont produites et celles que j'ai imaginées. Je toujours bonne pour remplir les entre-lignes...

    2007... Sagesse? Maybe... Expérimenter. Passer de la parole à l'action. Oui, un nouveau cycle, j'y crois. 2008 maintenant? Celle du changement... faut croire qu'on n'est pas sortis du bois... ou du désert, si on prend le temps de bien compter les arbres...

    Bon... j'ai encore l'esprit embrumé... Mon disque saute... Je passe du coq à l'âne, au coq, au coq, au coq-q-q-q-q-q....

    Repos.

    Je l'ai bien mérité, je crois...

    Les portes du pénitentier...

    La liberté, c'est dans la tête.

    C'est tout ce que j'ai à dire :)
    October 25

    Sherbrooke

    J'aime Sherbrooke et sa ville fantôme, la nuit... pas un chat dans les rues... ou plutôt, des chats, quelques voitures et un ou deux piétons somnambules. Voir loin, au-devant de soi. Respirer. Sherbrooke et ses ruelles qui ne puent pas trop. Et ses côtes qui font sentir vivant. Son salon de thé. Son micro-centre-ville. Ses gens... surtout.


    Ses millions de projets, souvent avortés, par manque d'engagement. Son mouvement. Ses artistes, toujours les mêmes, qui font vibrer tous les coins de la ville. Ses voyageurs. Ses immigrants. Son bois Beckett... qui fait bien son temps.


    Kino... Les Plumes... Le JEU...le RAJ...et maintenant le Téléphone Rouge, les soirées de Slam...3 ans, ça passe vite, mais ça reste longtemps, il faut croire... je n'ai jamais très bien compris le Temps.


    Montréal maintenant... c'est plus vivant, c'est vrai, en terme de gens et de bruit. Et d'odeurs aussi. Pas toujours souhaitables. Vivement l'hiver et sa douce torpeur... Il y a l'Utopik, c'est vrai. La Coop, ou j'ai de l'espace à revendre. Le Rhizome et le DIRA, qui restent à visiter. La montagne, ou même avec ben du monde, la tranquillité je peux trouver. Sinon, il y a toujours mon toit. Et le Centre Bouddhiste. Puis sûrement plein d'autres trucs encore. Beaucoup de programmes universitaires. Les masses critiques. Des manifs improvisées, originales et enjouées. Les soirées chants Rainbow. Les partys post-campement. Plein de flyers sur plein d'événements. La diversité... ou l'empilement anarchique, tout dépend du point de vue.


    Ça brasse dans le bon sens, dans mon ventre. Je vais m'en tirer. Peu importe le côté, la voie, la pente, la façon de me manifester. On ne peut pas ne pas communiquer, comme dirait une de mes profs au Cégep. Alors autant le faire de façon consciente. Il est temps de briser mon ermitage (on peut être très seule, même en collectivité) et affronter le monde de nouveau. La réalité. Le Rainbow est fini, le campement est fini, et l'hiver s'en vient. En avant bella. Follow the flow. La vie n'attend que toi...

    October 24

    Salope

    Pas moi, l'université.

    Pour une fois que j'étais prête à faire un grand saut et à m'inscrire comme prof au secondaire, en éthique et culture religieuse... ben voilà l'admission ne peut se faire qu'en automne... Merdouille... mais bon ça va me laisser le temps d'y penser, mais peut-être trop... m'enfin, ça me dit toujours pas quoi faire en janvier... vendre mon corps?

    Je blague.

    La vie fait bien les choses, des fois. Je dois avoir confiance. Et formuler des demandes claires... je peux pas m'attendre à recevoir ce que je veux si ce que je veux n'est pas clair... et puis en même temps, peut-être sait-Il ce dont j'ai besoin... de relaxer, I guess...

    À nous deux la vie!

    C'est la faute aux hormones

    J’imagine que mettre ça sur le dos de mon SPM m’empêche de dramatiser à l’excès. Mais suis-je vraiment en SPM? Voilà la question… je ne creuserai pas trop le sujet, de peur de me tromper.
     

    Ce qui se passe? Je suis dépress, voilà tout. À terre. J’ai envie de rien à part de pleurer. Je ne sais plus quoi faire. Je me sens m’endormir peu à peu. J’arrive pas à me sentir bien dans la dynamique études-travail-famille. J’ai juste envie de continuer à explorer le monde. Le mot « permanent» sous une offre d’emploi me fait paniquer. Pas capable d’imaginer une année entière au même endroit. Pas même capable d’imaginer ce que je ferai en janvier, ni où je serai. Je perds petit à petit ma capacité à rêver, à créer. Je stress à la moindre chose. Je me laisse porter par ce qui se fait, au lieu de créer moi-même l’environnement qui me plairait. Une soirée par ci, un souper par là, en attendant. En attendant quoi, bordel! Ma mort?


    La mort me fascine. Pas la mienne. N’ayez crainte. La mort en général. Je pense que j’aurais du plaisir à étudier la mort. Il y a une maîtrise offerte sur le sujet. Mais pas de Bacc… bullshit. C’est en étudiant la mort je pense que je peux finir par trouver un sens à ma vie. Ou bien en travaillant avec des enfants. Mais j’ai de la misère à comprendre où je les mène… C’est ça qui m’embête, ces temps-ci. Travailler dans le spécifique, dans un emploi précis, ça peut être intéressant, mais c’est peu. J’ai envie de travailler sur la structure globale! Je sais, ça fait mégalo à fond, et j’ai l’air de me prendre pour quelqu’un d’autre. Et puis je vois pas tout, je connais pas tout, alors ça pourrait se transformer en dictature. Mais j’ai envie avec du monde de travailler sur la structure. Avec tout le monde. Abattre les frontières et les barrières. Parler à tout le monde. Parler des choses qui ne se parlent pas. Pourquoi se sert-on de l’argent? Ou mieux encore : à qui sert l’argent? Pourquoi l’intérêt, la bourse, existent-ils? Pourquoi ne sommes-nous pas maîtres de nos existences, individuellement et collectivement? Qu’est-ce que les corporations apportent comme bien-être? Qu’est-ce qu’on fait, collectivement, sur la terre? Repenser les modèles…expérimenter des nouveaux…librement, sans obligation, va de soi… Regarder ce qui s’est fait, ce qu’on ne veut plus refaire, et remodeler ce qui nous dérange. Mais bon… par où rentrer, pour que ces mots ne tombent pas dans le vide? I guess un livre pourrait être pas pire. C’est peut-être ça ma légende personnelle, écrire. Et quand ça finit par pogner, là je peux parler aux gens, là ce que je dis a un sens, parce que j’ai un nom. En attendant, je passe pour une anarco-hippie-communiste-marginale-folle. Mais je peux pas dire que ça me dérange vraiment…
     

    Peut-être, comme il dit, que je dois faire un peu taire mes valeurs. Piler dessus. Me plier. Donner l’impression que j’acquiesse. Et, lorsqu’Ils croient que toute résistance a été convertie, abattre le coup final. Peut-être ai-je modifié la fin de ce qu’il disait. Je ne sais plus. J’ai la mémoire trouble.
     

    Peut-être trouver des réponses, la semaine prochaine. La journée des morts : drôle de coincidance. J’imagine qu’il faut mourir un peu, avant de renaître. Ça me fait penser à une phrase de sorcière. Une phase ou elle se sentait un peu comme je me sens maintenant, I guess. Je vous la partage.
     

    « Je vomis des choses ignobles que j'ai faites. Une multitude de fins du monde. J'ai quelques amis réels qui sont là pour moi. Ils me regardent me pendre. Il se préparent à couper la corde quand je me serai tuée, un peu. Juste assez. Il savent que mourir un peu, souffrir un peu, c'est vital. Alors ils m'accompagnent. Je suis mon propre bourreau. » (http://perilisk.blogspot.com , 25 avril)
     

    Bon…on dirait que chercher ce petit bout de texte m’a fait décrocher un peu de MA souffrance. Ou juste qu’elle s’est tue un petit peu. Peut-être que les hormones me laissent tranquille, enfin :) Peut-être aussi qu’en regardant ce qui s’est passé du bord d’Annick depuis le 25 avril, ça m’a fait mettre les choses en perspective. Depuis mon 25 avril aussi, les choses ont bougé. Et elles bougent toujours. Anitsha, tu te souviens? J’oublie, des fois…

    October 17

    Amazing day!

    Bon ok je sais pas par ou commencer. Peut-être par dire que j’ai un clavier anglais, présentement, donc fautes il y aura :)

     

    J’ai regardé le film les Édukateurs today, pas mal bon, je vous le conseille. (relecture oblige, je me rends compte que cette courte ligne sur le film donne pas vraiment envie de le voir, alors je vais m’exprimer avec enthousiasme, je vous le conseille parce qu’il est bon en maudit et que je le met dans la liste de mes films favoris, qui ne comporte que 2 autres films… bref… un bon film :) )

     

    J’ai aussi été moins sur l’ordi depuis deux jours. Une de mes colocs l’utilise beaucoup pour travailler, ce qui m’oblige a sortir. Prendre l’air. C’est ce qui m’a fait me décider a partir en Gaspésie. Je me suis mise a marcher dans Montréal hier, et j’me suis dit, faut que je me pousse. Aujourd’hui, c’est le Centre Bouddhiste qui m’a tenté, j’y suis donc allée. Pourquoi et comment ai-je pu passer autant de temps sans méditer… Après Vipassana, j’en avais eu marre, et comme en plus j’étais nomade, j’avais laissé tomber la méditation. A ne plus refaire! Surtout lorsque le Centre est a moins de 20 minutes a pied. J’ai donc le cœur a la fête depuis que je suis revenue, comme super contente de m’être retrouvée enfin, dans le calme, dans le gros bon sens. Dans la paix. Je ne dis pas que la religion ou la philosophie bouddhiste est mieux : je dis qu’elle me convient totalement et que c’est la-dedant que je me sens le plus m’épanouir. Mais je pense que n’importe quel culte ou religion apporte de quoi de bon : de la distance par rapport a la routine et au rythme fou de nos existences. Et une certaine humilité aussi, envers ce qu’on ne comprend pas et ce qui nous dépasse. Et un sentiment de gratitude face a la vie, a Jésus, a Bouddha ou autre. Peu importe. La gratitude en soit, c’est très bon je crois, pour soi et pour les autres, car ça rend heureux et reconnaissant.

     

    Sinon, y’a Facebook qui me renverse! Des pans de ma mémoire s’entrouvrent : je retrouve plein de gens dont j’avais oublié l’existence depuis des années! Du moins tapis l’existence… Bref, que d’émotions, positives et négatives, a réaliser que tous ces gens existent encore, et j’aime voir ce qu’ils sont devenus. Ce qui me marque le plus : beaucoup de filles de mon âge ont maintenant des enfants… oui parfois Des enfants… a 22-23 ans… ça me fait comme un pli intérieur, dans le ventre. Comme un hoquet, ou comme avoir la gorge serrée. Je me sens tellement bien en présence d’enfants. Ça me manque. Pouvoir jouer avec des enfants, juste pour s’amuser. Y’a presque juste avec le bénévolat que c’est possible, cette liberté. Sinon, bien il faut être en train d’inculquer de quoi a l’enfant, de précis, défini et comptabilisé. Éducation, plan d’intervention, thérapie, bref, tout ce que vous voulez, mais moi ça m’énerve. J’y vais plus au feeling, et selon ce que l’enfant a envie. Je n’ai pas envie d’être pris avec des plans. Mais je devrai peut-être m’y faire…

     

    Avec le mois d’octobre qui file, je reconsidère une fois de plus les études. J’ai besoin d’un putain de bacc pour pouvoir enseigner et accéder a pleins de professions (et d’argent :oP) qui m’intéressent. Mais lequel? Le bacc multi fait son chemin en moi. Je ne sais pas par contre si ce sera pour janvier. Ni si j’arriverai a me faire donner un bacc, si j’ai 3 certificats dans 3 universités différentes… Je verrai bien. Pour l’instant, j’en suis encore a la réflexion. Je balance entre les études et le Mexique, pour janvier. Ou une job qui me plairait vraiment. A la différence des autres jours, je me trouble moins avec tout ça. Je sais que je peux être heureuse un peu n’importe ou, suffit que j’arrive a me stabiliser un peu plus, envisager en terme d’années, et non de sessions. Quoique… m’enfin… écouter ce qui me parle, et non ce que je fuis. Et en passant, non, je ne vis pas une peine d’amour, mais merci de prendre soin de moi, personnes qui me lisez et s’inquiétez pour moi. 

     

    Sur ce… je m’en vais me préparer a faire mes bagages… je risque d’être en mouvement jusqu'à la fin du mois, probablement aller a Sherbrooke a mon retour de Gaspésie, puis quelques jours Montérégie pour un contrat de ménage qui me fera un peu d’argent (bon ok beaucoup, youppppie!, je vous dirai pas le pris mais disons… beaucoup :) ).

     

    Hasta luego!

     

    Myriam la romani-gitane!

    October 16

    Sacrer le camp

    J’imagine qu’il vaut mieux tard que jamais… alors voilà en fin de semaine j’me pousse en Gaspésie, du moins Rimouski et Ste-Luce… En espérant qu’il ne pleuve pas et qu’il ne neige pas :)
     

    J’ai besoin de voir llooooooiiiinnn devant moi :) De m’évader, dans la solitude. De me perdre et de me retrouver.
     

    À Montréal, les parcs ont la grosseur d’une tête d’épingle… J’ai besoin d’air. Savoir un peu où est-ce que je m’en vais… Passer du temps loin des ordis, téléphones et autres bidules. Silent moment. Mon crayon, mon cahier, peut-être un peu de lecture. L’air salin. Le vent. Les coquillages, s’il y en a. Respirer le grand air. Peut-être une petite excursion au Village des Sources, si l’envie me vient de voir du monde.
     

    Allô-Stop est vraiment un service merveilleux : je pars jeudi à 18h15.


    D’ici là, je relaxe et fais mes bagages :)

    October 11

    Scrap

    (Message écrit hier vers 2h30, environ... mon blog avait des bogs, donc je n'ai pu poster... présentement ça va bien, mieux, mais je voulais quand même poster ce texte, vu que je l'avais écrit pour le mettre ici.)


    Ou scratch, je sais pas trop… égratignée, en tout cas… Des doigts qui grincent, les ongles grillés, usés, finis. Je me gruge au sang.
     

    Ça se fissure : la carapace ne tenait plus. Elle tombe en morceaux. Suffit parfois d’une rayure pour que le masque tombe.
     

    Rien à ramasser. Je suis toute petite, en dessous. Neutre apathique. Je n’ai plus d’opinion, plus de solution. Quelques poussières de passion. Je suis fatiguée.
     

    Je déprime, mais je sais que c’est passager. Du moins je l’espère. Je sais qu’il faut s’échapper pour se ramasser un jour. Je sais qu’il faut tout perdre pour avoir les mains ouvertes à ce que la vie pourrait nous amener.
     

    J’ai les yeux lucides, en manque d’un mirage. L’espoir s’effrite. J’aurais aimé quelques années encore de soulèvements passionnés. Peut-être que tout n’est pas perdu. Je ne dois pas toujours écouter ce qu’on me dit. Mais écouter ce que je me dis, parfois, au lieu d’aller tout dire à tout le monde en l’oubliant tout de go.
     

    Crap… Creep… Je me sens comme une souris qui n’a plus faim. Elle a trop grugé de charbon.
     

    J’ai mal… d’y avoir cru, peut-être. De tomber de haut. Ou de bas. De tomber de l’intérieur, tout simplement. Sans rature, fêlure, cassure dans la voix. Pleurer des larmes invisibles, qui ne s’essuient pas. Qui sècheront avec les vents intérieurs. Lorsqu’ils me porteront à nouveau. TwistyMy…

    October 06

    Projets-minute

    Comme dans repas-minute, vite préparé, vite consumé. Comme dans éphémère, ou du moins de durée indéterminée. Qui vivra verra.

     

    Les minutes du jour :

     

    -         faire des cours d’université à distance (multis, sciences sociales, psycho, éducation)

     

    -         vraiment souhaiter avoir la job pour laquelle j’ai postulé hier (avec des enfants qui sont en maison d’hébergement pour femmes victimes de violence, une job de rêve, j’aime les enfants :) )

     

    -         aller travailler dans le Nord-Nord ou l’Est-Est, du Québec. Et pourquoi pas au Labrador, tant qu’à y être!

     

    -         Projet d’une maison, un jour, sur le bord de l’eau (océan), peu importe où au Québec. Une maison blanche à deux étages, de préférence. De style vieille école. Éclairée. Sage. Avec des planchers de bois. Et beaucoup de pièces vides. Pas de meubles, un lit et quelques livres, tout au plus. Un frigo peut-être, mais muet. La mer. La forêt. Montagnes, peut-être. Ahhhhh…. J’en soupire déjà d’aise… Bon maintenant, faire de l’argent :oP

     

    -         Avoir des enfants… être en amour… Faire des folies (pas sans condom, inquiétez-vous pas, et pourquoi vous avez pensez croche quand j’ai dit faire des folies? Faire des folies à deux, du genre se pousser loin, puis revenir, puis repartir, puis aider là où le besoin est, là ou ça fait mal, mais pas resté accroché à la misère pour en soutirer encore plus de cennes, pas perdurer le cycle, pas donner à manger sans apprendre à pêcher. Être efficace pour vrai, mais savoir partir. Rendre les gens et les communautés autonomes.)

     

    -         Redéménager à Sherbrooke

     

    -         Avoir un chat-des chats

     

    -         Aller en Roumanie

     

    -         Arrêter d’aller sur l’ordi quand je suis chez mes parents (ça bouffe mon temps, ma vie, mon attention, mon cerveau, gnaaaaahh!)

     

    -         Aller au Rainbow l’été prochain, et / ou en Gaspésie.

     

     

    Tout ce qui peux me passer par la tête en une journée, et ceci n’est qu’un échantillon. Bouaaaahh que les mois d’octobre sont surprenants. Renversants. Ils me shakent de l’intérieur. Et j’haïs pas trop ça. Après un mois plus relax (sur certains point de vue), voici le mois où il se passe ben des affaires, comme une pluie de manne. Les voies se dessinent, et ma voix s’adoucit. L’horoscope a dit que je percerais par les arts, alors perçons là où ça peut pincer : les mots. Donner des chiquenaudes au cœur. Ou des électrochocs. Au choix.

     

    Je suis brûlée. Trop de bonne bouffe aujourd’hui. C’était la fête à mon papa. Belle journée en famille, les 5 ensemble. On vieillit, grandit, et le temps passe. J’oublie parfois mon âge, coincée quelque part dans mes 21 ans. Ça doit être que j’aurais dû fêter plus fort : je n’ai rien fait de spécial cette année, donc j’oublie héhé :)

     

    Là-dessus, je vais vous souhaiter bonne nuit, et vais aller rêvasser à la job rêvée, au Grand Nord (un jour), à la maison blanche (la mienne, pas la leur) et aux cours à distance…

     

    Et à mes futurs enfants… :) (pas d’inquiétude : je ne suis pas désespérée.. :) )

     

    October 05

    Déchaînée ou -- un jeudi surprenant

    Je tiens tout d'abord à dire que j'ai écrit ce post il y a quelques heures, mais étant donné des problèmes de serveur avec Spaces Live, je n'ai pas pu le poster avant là maintenant. J'ai écrit tout ça vers 23h. Pour votre info. C'est toujours bon de se mettre en contexte (même si le contexte n'est pas vraiment différent de tantôt, sinon que je suis un peu plus fatiguée...)
     
     
     

    Déchaînée… bah oui quoi… dans le sens de plus de chaînes… plus de ficelles qui m’entortillent, de liens superflus. Je fais le grand ménage. Évacue la poussière intersidérale. Éternue un bon coup : blow job :)

     

    Je me faisais vieille, voilà que je rajeunis. Change de peau. Dissèque l’ancienne. Redécore mon intérieur. La tapisserie décollait.

     

    J’me pousse. Plus loin encore. Plus haut. J’éclate ma coquille. S’assumer, ça évite tellement de détours (non, ceci n’est pas un coming out!). Être vrai au moment présent. Dire vrai avec ses mots, avec son corps.

     

    Je ne suis pas déprimée. Je ne l’étais pas lundi non plus : seulement malade. Abattue par la nausée. Inerte. J’avais mon cœur qui volait mais je croulais par terre. Avec le chemin qui me narguait.

     

    Là, ça se dessine. Les éléments se déchaînent. Ou me déchaînent, tout dépend du point de vue.

     

    Je me règle. J’ai mes règles. Je prends mon pouls au ventre, et je me gonfle. Inspire, expire. J’ai tout mon temps. Même celui de vous raconter :) À demi mots, seulement. Les entre-lignes sont les plus jolies lettres :)

     

    À l’ouvrage, maintenant. J’ai beaucoup à faire. À refaire et à défaire. Encore. Je suis libre, mais je dois monter la garde. Les chaînes sont malignes… :)

     

     

    -- Le nouveau livre de Bernard Werber vient de sortir en France, donc dans un mois au Québec, yyooouuupppie :)

     

    -- Comme il disait dans son dernier, lorsque nous serons Là-haut, la seule question qui nous sera posée sera «  Qu’as-tu fais de tes talents »…

     

    -- Je suis une sorcière….sssshhhhhh…

    October 01

    Ma part...

    J’veux bien faire ma part, mais je suis partagée. Ça bouge en moi, et ce n’est pas seulement au sens figuré. Today, I feel sick… 


    Je suis dans un tournant, et j’ai la nausée. Y’a comme trop de directions. Trop de voies. Et l’horloge biologique qui tic et toc à l’intérieur de moi… combien d’années encore avant d’être en cloque (Renaud, je vole tes mots)?


    Tellement de branches, de groupes, de groupuscules, d’organisations émergentes, d’organisations démergentes, de chi-chis et tracas quotidiens, le nez collé sur le but spécifique, spécialisé… j’en appelle à l’organisation globale… mais tout le monde a les pieds pris dans sa case, moi y comprise… il n’y a pas de porte-parole de l’humanité : d’ailleurs, je n’en voudrais pas… mais la vie courre, court, courte, tellement courte pour qu’on courre autant… vers où? Bon on s’entend pour dire un peu partout à la fois, mais je rêve d’unité. Ou du moins de complémentarité. Ce qui se fait peut-être déjà : j’ai peut-être juste des lunettes trop libertines. Mais j’ai pas l’impression qu’on a le choix. Pendant qu’on court, on ne se demande pas où l’on va. On se demande pas si les indications qu’on suit sont justes. On se demande même pas où l’on veut aller et si on aime courrir.  


    Quand on s’arrête… bien on regarde… on fait quelque pas d’un côté, de l’autre, on cherche… mais tout le monde est trop pressé pour parler. Ou presque. On est quelques uns perdus à l’intersection, mais la majorité des gens ont leurs œillères. Suivent le fil du grand filet social. Ou asocial, dépend de quel bout on regarde la corde. Puis faut pas s’arrêter trop longtemps. On y prend goût. Ou bien dégoût. Et l’on se recroqueville. Parfois.

     

    D’autre fois pas. On se dit qu’on se prépare. Et c’est bien se préparer avant de partir, ça économise sur les détours. S’étirer avant de se remettre à marcher. Évaluer le territoire. Les forces et faiblesses des différents itinéraires. Les passants-marchants.

     

    Tellement de choses qui se font, mais quel morceau de puzzle choisir? J’en appelle au puzzle global… du moins local : Le Québec est assez grand. Tanné que les inconnus en soient. No one is a stranger! Mais comment aller vers les autres? Les câlins, c’est un bon motif, mais ça dure max 15 secondes… Et puis ça rentre dans la norme, car certains l’ont fait à la télé, ça passe comme une mode, comme le scrap-booking, le bio-local, et les souliers colorés à trous vraiment trop horribles.

     

    Puisque le système ne change pas par en haut, il faut donc l’infiltrer par en bas. Devenir la termite, la souris qui gruge, qui gronde. Qui ne fait pas trop de bruit : Il n’y a pas grand-chose à gruger en prison, sinon les barreaux. Quoique d’autres souris grugent aussi, et elles sont nombreuses : les prisons trop petites pour les contenir toutes. C’est à savoir si je veux être une souris médiatisée-enfermée ou une souris libre et discrète. Peut-être un mélange des deux. Une souris schizo à deux personnalités. J’aime trop écrire pour me taire complètement… et puis je parais bien, jeune fille, aux airs mineurs, de bonne famille, trop hippie pour être violente, trop angoissée pour être dissidente, trop colorée pour être associée aux black bloc ou aux « anarco-communo-terroristes » et autres attributs ridiculos-réductibles.

     

    Choisir mon infiltration, du moins temporaire. J’ai le pied volage, et trop de chemins s’offrent à moi pour n’en choisir qu’un seul pour les 30 prochaines années.

     

    3 voies-voix présentes, en ce 1ier octobre 2007, 22h41 (vous savez à quel point je peux changer d’idée vite, n’est-ce pas ;) )

     

    -la voie nomade (partir au Mexique en novembre ou janvier, rester le temps du Rainbow Intergalactique ou encore plus longtemps, me promener aussi pour l’été et retour sur le tour en septembre, ou plus tard).

     

    -la voie communautaire (travail dans le communautaire, bénévolat et implications dans le communautaire aussi, Coop, jardins, Sqat, Centres autogérés, DIRA, Rhizome, etc.)

     

    -la voie scolaire-trad (travail dans la CSM ou études en enseignement, AVSEC ou autre, dans le but de travailler avec les jeunes ET d’avoir 2 mois de vacances payées par année).

     

    Dans tous les cas, l’été prochain, à moins d’un GROS changement, je me pousse encore, Rainbow, Campement Autogéré, Gaspésie ou Îles-de-la-Madeleine et-ou autres.

     

    J’ai des envies aussi d’avoir (achat, location, ou prêt) une maison sur le bord de l’eau, tranquille, vide, que le strict nécessaire, relaxer…m’arrêter…me faire oublier et m’oublier… pas de téléphone, pas d’internet… pas joignable… la mer, les oiseaux, et moi… peut-être mon crayon aussi. Écrire m’est toujours, par moments, vital.

     

    Et puis les projets plus loufoques-inusités-spontanés. Continuer à alimenter ma réflexion sur les drogues (je n’ai jamais encore rien essayé). M’amuser avec les concepts de nudisme social : désobéissance civile par le corp (je fais suivre l’article qui m’a allumé ci-dessous, après la fin de mon post). D’amour libre aussi, libertain ou libertaire, comme vous voudrez. Mais ne plus m’en conter : j’ai beaucoup plus de courage en pensée qu’en action. Quand l’occasion désirée, se présente, je me défile. J’crois qui faut que je me réapproprie mon corps, le pouvoir du corps, l’habiter, le maîtriser, et enfin le laisser éclore :) Le comprendre tout d’abord.

     

    Pour le reste… régler ce qui reste à se régler dans ma vie, me fier aux signes, en espérant ne pas tomber dans la folie-mégalomanie-hystérie. J’ai plus de courage que j’en avais, en profiter, saisir l’instant. Voir le film Les édukateurs aussi, c’est le temps, ça fait 3 fois qu’on m’en parle en très peu de temps :)

     

    Bon… bien sur ce, je vous laisse sur le texte dont je vous parlais, sur le nudisme social, et aussi sur le nom d’un humoriste Américain (donc anglophone) que j’aime bien, merci JF pour la découverte, si vous voulez voir de ses sketchs, vous n’avez qu’à le chercher sur Youtube, c’est George Carlin, et mon sketch préféré à date, c’est Save the planet. Pour ceux qui aiment l’humour cynique ;)

     

    Bonne fin de soirée et bonne lecture, si vous vous êtes rendus jusqu’ici :) (je sais pas le texte est de qui, mais vous avez le site Internet où je l’ai trouvé en bas du texte).

     

    Vers un nudisme social et désobéissant!!!

    La nudité dans la société traditionnelle n'est cantonnée qu'à de très rares situations. la toilette, le sommeil, et l'activité sexuelle. La société moderne l'autorise dans quelques autres cas restreints et sous conditions: la plage, le couple, la famille.

    La prise de position en faveur de la nudité sociale découle de la critique de la pudeur qui, tant d'un point de vue collectif qu'individuel, est perçue comme réactionnaire et sexiste.

    La pudeur favorise les complexes liés au corps.
    Si un individu peut cacher une partie de son corps perçue socialement comme un défaut, il est tennu de le faire car sinon il serait taxé d'impudeur. Qui n'a jamais entendu reprocher à une fille de porter un vêtement court où ajusté alors qu'elle est moins mince que ce que réclame le standard féminin? De cette façon naissent les complexes qui touchent différament les hommes et les femmes, chaque genre étant tennu d'assurer une apparance déterminée différente de celle du genre opposé.

    La pudeur ne sévit pas de la même façon chez les hommes et chez les femmes.
    Le genre féminin est tennu à beaucoup plus de restrictions que le genre masculin. Une femme qui se respecte ne découvre pas sa poitrine même s'il fait canicule, elle ne fait pas pipi contre un arbre, elle n'écarte pas les jambes quand elle s'assoit... Par contre, si un homme se comporte ainsi il n'altère en rien son image masculine.
    D'un autre côté, est féminine celle qui porte des vêtements qui montre le maximum de son corps. En découvrant le haut de sa poitrine, son dos, son ventre ses jambes et ses épaules elle renforce son image de femme. Tout au contraire, un homme apparaissant ainsi en public prend le risque de se ridiculiser.

    La pudeur perpétue les tabous liés au sexe et à la sexualité.
    Ce n'est pas inocent si ce qu'il ne faut surtout pas dévoiler c'est le sexe. D'un point de vue social, la sexualité est niée. On feint d'ignorer son sexe et celui d'autri et il semble parfois même qu'on agisse comme si l'on en avait pas. Le simple fait d'avoir ses règles est caché à tous, comme s'il s'agissait d'un défaut.

    La pudeur est mensongère.
    Elle veut faire croire que la nudité est forcément érotique ou sexuelle. Alors que c'est justement elle qui crée cette association d'idées. La nudité de l'autre sexe n'apparaît presque seulement lors de situations sexuelles puisqu'autrement elle est censurée. Il semble donc évident qu'elle soit ressentie comme liée de près à ces situations.
    D'autre part on sait bien que de nombreux vêtements et artifices d'apparance sont conçus dans le but de génerer l'érotisme ou l'attraction sexuelle. C'est une hypocrysie de dire que le corps nu excite plus que le corps habillé. Ça n'est pas lié.

    La pudeur altère la communication et la connaissance entre les sexes.
    En établissant une distance, elle favorise le sexisme: elle interdit à certains individus telle ou telle situation uniquement en fonction de leur sexe, leur rappellant sans cesse le rôle qu'ils doivent tenir conformément à leur genre. Ainsi lorsqu'il s'agit de refuser la mixité dans certains lieux (toilettes, dortoirs, douches collectives) les prétextes avancés sont ceux de la pudeur et de l'ordre moral.

    La pudeur est institutionnalisée, elle ne nait pas spontanément de l'individu.
    La nudité sociale est prohibée et réprimée pas le pouvoir légal et policier. Le pouvoir sanctionne et censure la nudité, l'école sanctionne et censure la nudité, la famille sanctionne et censure la nudité, les amis sanctionnent et censurent la nudité, même le partenaire sexuel peut sanctionner et censurer la nudité. La pudeur n'est que répression et auto-répression.

    Pour toutes ces raisons il est juste de gagner cette liberté inderdite de pouvoir être nu/-e.

    Le nudisme social se baserait sur une pratique active de désobéïssance à l'ordre établit. C'est à dire que, par opposition au nudisme ou naturisme vacancier, le nudisme désobéïssant devrait affronter les sanctions sociales de la nudité chaque fois qu'il est possible et efficace de le faire. Le but serait de faire changer les mentalités (et non les lois) en mêleant la pratique nudiste à l'argument.

    Les faux prétextes:
    "Ben pourquoi tu fais pas du ski à poils alors?"
    Il ne faut pas se méprendre, les vêtements ont bien une utilité: pour se proteger du froid et des intempéries, pour certaines activités, et pour se "décorer": Mais toute autre justification cache quelque chose (c'est le cas de le dire).

    "Ouais mais si je bande?"

    Effectivement en cas d'erection ça se voit. Et alors? Quand on a faim le ventre gargouille, quand on a chaud on transpire, quand on a froid on tremble, quand on est triste on pleure, quant on est gai on rit... Pourquoi devrait-on cacher les manifestations du corps?

    C'est vrai que la société ne nous a pas enseigné le comportement social à tenir en cas d'érection. Donc, dans le doute on préfère s'abstenir de se trouver dans une telle situation.
    A chacun de choisir l'attitude la plus aproprié suivant ses idées et ses possibilités.

    "Et si j'ai mes règles?"

    On a le choix entre les tampons qui permettent la nudité, et les serviettes qui se portent avec une culotte. Mais en aucun cas les règles n'impliquent le port d'un soutien-gorge, donc en soi les règles n'interdisent pas la nudité.

    On a par contre l'habitude de les tenir secrètes. Là aussi on peut se demander pourquoi on doit cacher une manifestation naturelle du corps.



    http://www.anarkhia.org/