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February 28 Réalité dynamite
Quand j’étais du début du secondaire, je courrais de l’arrêt d’autobus à chez moi en revenant de l’école. Parce que j’étais triste. Parce que je n’avais pas d’amis. Parce que je n’aimais pas la vie. Au camp Papillon, à 15 ans, je courrais quand j’avais un trop plein d’émotions. Je courrais le plus vite possible, sur le grand terrain de soccer, jusqu’à tomber par terre dans l’herbe, le souffle coupé. Après, ça allait beaucoup mieux. Depuis deux semaines, je cours parce que je suis contente. Et que j’ai un surplus d’énergie à dépenser. L’exercice est salutaire : il m’empêche de me jeter dans les bras des passants et de leur déclarer mon amour. De l’humain :) Alors je cours… La vie tourne. En spirale. Comme notre ADN. Comme celle que j’ai dans le cou, gracieuseté à 8$ de chez Merlin. Comme 2007. L’année qui tourne. L’année qui rrrrroule, si vous préférez, ça fait plus vendeur :) Il y a tellement de choses qui se passent dans ma vie qui me donnent confiance. Qui me font sourire. Qui me donnent la conviction que quelque chose m’accompagne sur mon chemin. Quelqu’un. Vous, peut-être. Peut-être notre énergie rassemblée accompagne chacun de nous sur son chemin. Un peu comme le sang qui accompagne chaque partie de notre corps, le maintient en vie. Je sens que je tiens quelque chose, mais qu’en même temps, ça m’échappe complètement. C’est la magie de la vie ! J’aurais envie de donner des exemples, mais ils me viennent par poignées. Trop c’est comme pas assez. Il y a tellement de coincidances qui se succèdent dans une journée que l’idée de les raconter toutes est déjà décourageant! C’est trop! Non ce n’est pas trop, c’est juste parfait :) Mais je ne vous les raconterai pas. Je suis poche hein? :oP Non c’est juste que ce n’est rien de très très nouveau. Je cherche une information : elle m’apparaît spontanément. Je croise des gens à qui j’ai déjà fait des câlins dans la rue ou à la Prison Winter. Je me fais parler d’un même sujet, jusqu’alors inconnu pour moi, par plein de personnes différentes. En passant, saviez-vous que le mot « coincidance » est une faute sur Word? En fait sûrement que je l’écris mal, mais Word ne propose pas de correction, comme s’il ne reconnaissait pas le mot...étrange :) Côté job, je suis l’éducatrice volante, comme dirait Caro, et j’aime ça :) Je vole d’école en école, de tâches en tâches, avec brio et grâce (du moins, je me sens ainsi). Mon seul gros problème, outre la gestion du temps : je dis toujours oui. Alors j’espère que je n’aurai pas trop de surprises avec mon horaire en avril, en ayant accepté trop de choses. Je dois apprendre à dire non. Ou à dire, ce n’est pas mon mandat, je n’ai pas le temps dans mon contrat, je te réfère à… mais à qui je les réfère? Ah oui, à l’Avsec… qui sont eux-mêmes débordés… dire qu’on invente plein de projets pour motiver les jeunes, mais on oublie d’écouter leurs propres rêves et attentes et idées super chouettes. Dommage. On va finir par apprendre de nos erreurs : sizer le milieu avant, faire une étude de terrain avant, et après bâtir le projet et demander la subvention. Mais avant de commencer, ça prend déjà des sous, alors on bâtit un projet, et on est pris avec après, même s’il ne fonctionne pas, car on a eu une subvention pour Ce projet, pas un autre. Et on doit rendre des comptes. Toujours plus roses que la réalité… Vive le communautaire! Non mais j’aime mon emploi :) Ce soir j’ai jasé entre autres avec une de mes élèves, de secondaire 5, dont la sœur est allée au Pérou avec moi. On a parlé coincidances, trip de bouffe ( héhé ), voyages et société ensemble. C’était chouette :) C’en est une que je croise au moins une fois semaine. Elle dit qu’une fois sur deux, quand elle va au Salon de Thé où à la Brûlerie, elle me croise. Parfois 2 fois dans la même semaine. On est dues pour s’entendre! Que dire d’autre sinon…que la vie est belle! Et qu’il ne faut pas s’inquiéter, tout se place comme un puzzle mondial et finit par former un tout tout à fait cohérent. Mais beaucoup trop grand pour qu’on voit l’ensemble. Alors on ne voit que ce qui ressort. Et pourtant. Tout se tient. Pensez à la différence qu’il y a entre un ongle et un foie. Assez intense! Leur composition est totalement différence, leur expérience de la vie aussi! Et pourtant, ils font partie du même corps…!! S’ils savaient…héhé Je vous demanderais de prier pour Katmandou, si l’idée ne vous paraît pas trop loufoque (Katmandou est mon chat). Il fait pipi par tout ces temps-ci et il a probablement une infection urinaire (c’est de famille!). Je l’emmène à la clinique car je ne suis pas capable de ramasser un de ses échantillons d’urine (essayez pour voir, j’vous dis que vous allez vous amuser!). Il pisse partout sauf à l’endroit indiqué! Au moins, il urine. C’est encore bon signe. Mais genre 4 fois par jours, en dehors de la litière. Cette nuit, il a même uriné…sur la table! Bien sur le journal sur la table, mais bon, la table quand même! Le pire qu’il pourrait faire maintenant, c’est pisser sur nous ou encore sur nos brosses à dent dans la salle de bain… Enfin, je ne veux pas vous soulever le cœur plus qu’il ne l’est présentement, alors je vous laisse sur cette belle réflexion bouddhiste : Si quelqu’un nous fait un compliment, nous devrions nous dire : wow, cette personne porte son attention sur les qualités des gens, comme c’est fantastique! Au lieu de nous dire : ah elle a raison, que je suis une bonne personne! Car, en faisant cela, nous nous convainquons que nous sommes beau, biens, intelligents, et quand quelqu’un nous dit exactement le contraire, nous grimpons dans les rideaux et sommes blessés. Notre perception de nous-mêmes, comme existant tels que nous nous percevons, est erronée. Tout comme notre perception des autres existant tels que nous les percevons. Une journée, nous nous trouvons génial, la journée d’après, con. Même chose pour notre perception du voisin. C’est donc dire que ces perceptions sont temporaires. Alors de croire, à chaque instant, que notre perception du moment est La Vérité, est la Réalité, est faux. Dans le bouddhisme, le concept de la Saisie du soi (croire que nous existons de la façon dont nous nous percevons) est central. Il est évident que nous existons, mais on doit cesser de prendre chaque perception de soi et des autres pour du cash. C’est notre saisie du soi erronée qui est la source de nos souffrances. Car les perceptions des autres, les aléas de la vie, les drames, viennent heurter notre SOI imaginé, notre égo, si vous préférez, et c’est à ce moment que la chicane pogne, comme on dit en bon québécois. Si au lieu de riposter par la colère, nous nous disons simplement, dans le cas d’un conflit, cette personne souffre (donc si on a de la compassion tout simplement, en nous disant que cette personne connaît la souffrance également, pas nécessairement là mais qu’elle connaîtra la souffrance dans sa vie, tout comme nous à ce moment), on peut arriver à désamorcer notre impulsion de colère et renverser même peut-être la vapeur, en établissant un dialogue sensé avec cette personne, posé, sur le sujet de notre conflit. Je sais pas si vous saisissez ce que j’ai essayé de résumer dans mes mots. C’est surtout le bout du compliment que j’avais envie de vous amener. Ça me retrottait dans la tête. Enfin, je vous réexpliquerai peut-être comme ça quelques autres de mes acquis bouddhistes, au fil des semaines. Ça m’aide à mieux intégrer ce que j’apprends également. Bon je file, cadran pour demain, ramassage de papiers, lunch pour demain et dodo! À plus! Myriam XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Si vous voulez aller sur la mer sans aucun risque de chavirer, alors, n’achetez pas un bateau, achetez une île! (Je me souvient plus c’est de qui…) February 27 Quelques bribes de luciditéMontréal...Sherbrooke...Montréal...Sherbrooke...comme une pendule qui oscille dans ma tête.
Plein d'idées qui tourbillonnent. Ça vente fort. Suis-je équipée pour la tempête?
Et la joie pourtant présente à chaque instant, collée à chaque obstacle. Je ne comprends plus rien.
La clarté de l'esprit se cache derrière les nuages. Je dois avoir confiance et m'abandonner. Prendre refuge.
J'vais rester au Québec probablement cet été, vous l'avais-je dit? Trop gros planning de choses à faire et à voir au Québec. Et trop peu de budget pour me refaire un trou de près de 500$ en coûts d'essence. La West Coast attendra, la Gaspésie fera l'affaire. Ou bien Baie-Comeau et ce coin-là. Sans compter l'écovillage du Mont-Radar, où je veux passer beaucoup de temps, La coopérative de consommation responsable de Sherbrooke, Création Collective de Sherbrooke, la Prison Winter de Sherbrooke, le JEU de l'Estrie, le Centre bouddhiste de Sherbrooke, les pleines lunes en Estrie, mon déménagement, à Montréal (sniffff), le resto végé-crudivore en Abitibi, Vipassana, Rimouski, les partys de Couchsurfing, la gang du Pouceux, les amis et les rencontres par ci par là, le français, ou plutôt le Kébékoi que je comprends beaucoup mieux que l'anglais et...peut-être commencer à me refaire une vie à Montréal... Je me sens vraiment déchirée quand même, fait chier. Moi la fille qui sacre toujours son camp parce que la stabilité l'ennuie pour mourir, j'ai envie de rester ici. Dans mon appart, Dans ma rue. Dans mon quartier. Avec les mêmes amis. Les mêmes activités. J'ai la franche impression que je trouverai pas mieux à Montréal. Pas une proximité de choses qui me font tripper aussi intense en tout cas. Et le monde. Et la ville. Et les gang de rue, l'itinérance, la peur de me promener seule la nuit. Le beat effréné. Le snobisme, peut-être, Montréalais. Aller quelque part et ne connaître personne. Croiser chaque jour des gens différents, indifférents. Ne pas arriver à saisir ce qui se passe. Ne pas être importante. Être complètement anodine. Ne pouvoir rien faire bouger, parce que trop gros, parce que trop de problèmes, parce que ça peut attendre, voyons donc, l'environnement, la paix, l'Amour. Comme si c'était une panacée optionnelle. Comme si ça pouvait continuer longtemps, la big life à l'Américaine.
J'ai envie de travailler avec le peuple. Je dis le peuple parce que ça fait drôle. Parce que les jeunes, ça fait jeune justement, et les gens, ça fait impersonnel. Le peuple, c'est tout le monde. Et en même temps, je rêve aussi de solitude. D'écriture. D'hermitage. Ai-je vraiment besoin de payer encore 6000$ au moins pour être apte à travailler avec le monde? Bon ok après, j'ai un salaire plus élevé et 2 mois de vacances par année. Fine. Mais honnêtement, enfin je sais pas pour vous, mais je suis pas sûre qu'on va vivre encore longtemps dans ce paradigme-ci (hihi, j'aime plogger le mot universitaire le plus polyvalent du monde!). Ça me semble comme si je voulais apprendre le latin sur un bateau en train de couler. Fuck le latin, pis vite le coup de main pour sauver la baraque. Mais peut-être qu'on s'en fout de la baraque. On pense qu'elle va encore tenir longtemps. Comme le viaduc à Laval. C'est vrai quoi. Ça fait longtemps qu'on parle de fin du monde, c'est pas encore arrivé, ça doit être que ça n'arrivera pas. Jamais. De toute façon, c'est juste une mode, au même titre que le yoga, le végétarisme, le biologique et le bouddhisme. Ça va passer. Ouais, on va y passer, effectivement. Peut-être dans bien longtemps. Mais peut-être bientôt. Alors les études, l’endettement, le remboursage…bof…ça m’intéresse moyennement. Ce qui m’intéresse, c’est apprendre sur les religions (mais je peux très bien faire ça par la lecture et par les discussions), voir Montréal, ce qui se passe, et ne pas travailler. Belles motivations, n’est-ce pas? Et si je reste ici? Je pourrais toujours étudier à Sherbrooke. Mais il n’y a pas les mêmes cours sur les religions. Ou habiter à Sherbrooke et étudier à Montréal ? Ou travailler? Avec les personnes âgées, par exemple? À 17$ de l’heure? Ça pourrait être pas pire, pour un temps. Je vis dans un monde de possibilités assez intense. C’est Stéphanie qui va avoir envie de m’étriper, avec tout ces re-re-re-questionnements. La vie change constamment. Alors c’est normal que mes idées changent, je crois. L’important c’est d’être bien. Et ça, c’est pas mal gagné ces temps-ci. Le célibat me fait un bien fou! M’oblige à me requestionner, à ne pas vivre dans le confort d’une relation. À me redéfinir. Même si ça me fait stresser un peu, l’idée de peut-être ne jamais plus avoir l’envie d’être à deux, comme ça. C’est que je veux des enfants moi! Ou plutôt, je ne me vois pas vivre sans avoir eu des enfants..la vie est trop longue, sinon.
Bon un changement de paragraphe, ça va vous faire du bien je crois, aux quelques lecteurs qui sont par ici et qui s’inquiète peut-être pour mon avenir. Inquiétez-vous pas. La pire chose qui peut arriver dans la vie, c’est la mort. Et c’est inévitable. Alors aucune raison de stresser. Non on sait très bien que le pire c’est la souffrance, souffrance de besoins physiques non comblés, souffrance de solitude, de non-reconnaissance, de sentiment d’inaccomplissement. Mais j’ai confiance. La vie est une réalité dynamique, comme dirait frère Sam. Je crois en la vie. Et en moi. À ma capacité d’émerveillement, même dans ce qui est le plus plate et le plus dur. C’est toujours question de perception, de toute façon. D’apprendre à être satisfait de ce qu’on a. Je suis satisfaite. Mais je cherche encore un peu trop à l’extérieur… (Désolée je vous plogge plein de concepts que je vois dans le bouddhisme dans ce post ci, sans vraiment les expliquer… mais bon ça me sort de même, et comme c’est pas un devoir, je m’efforcerai pas nécessairement à rendre le tout le plus clair possible..ce n’est qu’un blogue après tout..une fenêtre sur mon univers..mais gênez-vous pas pour poser des questions, si le besoin se fait sentir…j’aime parler du bouddhisme, mais je ne fais pas de prolysétisme..de polyséisme…prolyséisme? Annick, c’est quoi déjà le mot? Enfin de recrutement, si on veut :)… )
Bon eh bien…avec tout ça il est minuit 15 et je ne me sens toujours pas prête pour mon animation demain, devant des étudiants du cégep. Je dois leur parler de comment animer, des compétences à avoir devant une classe, de l’importance de la préparation..ahah…j’ai hâte de voir ça, et surtout que ça soit passé! Ça se passe à partir de 13h15 demain…si ça vous tente de m’envoyer une petite pensée…
Je vous laisse sur ces belles paroles :
Comme le cite Jacques Languirand : La douleur est inévitable, la souffrance, optionnelle (dans l’émission de cette semaine, partie 4 http://www.radio-canada.ca/radio/emissions/emission.asp?numero=26 )
Allez en paix!
Myriam l’apprentie-chamane (ou la banane, au choix :P) February 26 SorcièreJ’ai ma robe de feu qui me rappelle tes doigts Mon linceul de lumière
J’ai ma robe de feu que je porte comme une croix De carêmes en carêmes
Un écho de ta voix
Icare a frappé un mur, de retour sur la terre
Et ma robe brûle February 06 Et c'est reparti mon kiki!Bonjour vous!
Fais longtemps que je voulais vous écrire, mais prenais pas le temps. Ça m'apprendra: maintenant j'ai tellement de choses à vous conter que je vais sûrement en oublier! Je commencerai par ce qui m'avais donné envie de vous écrire, les coïncidences! L'autre semaine, j'ai vécu une série de coïncidences folles folles folles! (bon ok on s'entend que le folle folle folle n'est pas dans mon vocabulaire ordinaire, du moins oral, et que je ne prononcerai sûrement jamais cette exclamation à voix haute, mais ça me faisait rire d'utiliser cette répétition, comme dans le film « Un vendredi dingue dingue dingue »). Bon alors je disais coïncidances.... Ou plutôt rencontres cocasses et inattendues. Tout commença un lundi matin où j'animais une classe de 60 élèves de secondaire 2, joyeux lundi comme vous pouvez le voir, en plus j'avais mal à la dent, m'enfin, là n'est pas le sujet, dans cette classe il y avait 60 élèves de secondaire 2. C'est ce que nous retiendrons comme information. C'était le 22 janvier, je crois. Le 24 janvier au soir, je suis allée à une rencontre du J.E.U de l'Estrie (Jardin d'Échange Universel), un système qui remplace l'argent dans nos échanges et transactions. Je vous invite à visiter monjeu.net pour plus d'informations sur ce point. J'ai croisé une jeune dame à cette soirée qui m'a dit : « je te connais toi! ». Et moi de répondre « Ah..euh..éh...ah oui? » « Tu étais dans mon cours lundi matin ! », qu'elle me répond... Première surprise-coïncidance. Le vendredi soir 26 janvier, je vais au Centre Bouddhiste pour la méditation hebdomadaire, et il y a quelques nouvelles personnes comme toujours. Une personne m'est connue, mais j'arrive pas à la replacer. Même chose pour lui. On entreprend de méditer sans s'attarder plus qu'il faut sur la question. C'est après la méditation que ça se corse dans ma tête (je déteste ne pas replacer quelqu'un). J'avais fini par me dire que j'avais dû le croiser dans le milieu militant, lequel milieu comprend beaucoup de personnes qui me disent de quoi sans que je leur ais jamais parlé, quand j'entends le « monsieur » (jusque là je pensais qu'il avait maximum 30 ans) parler à une autre personne de ses 2 enfants. Et ça fait tilt dans ma tête : je savais qu'il avait 2 enfants. Je veux dire qu'au moment où il dit ça, je réalise que je sais cette information. Qui, comment, pourquoi? Je ne comprends plus rien.... C'est lui qui quelques minutes plus tard mettra fin à ce supplice mental en mettant le doigt sur le pourquoi de on se connaît : on a fait la simulation de camp de réfugié ensembles, en mai dernier. Et il avait ses deux enfants avec lui. Mystère réglé :) Qui se récidive dimanche soir le 28! Je suis à Québec, attablée à un café avec des amis, quand une fille de mon âge environ rentre dans le café avec un jeune homme. Eh merde qu'elle me dit de quoi elle aussi! Ça n'en finit plus! Je me triture l'esprit un bon 15 minutes avant de faire ce qu'il y avait à faire, aller la voir. Elle aussi je lui dis de quoi... C'est déjà ça: je ne suis pas atteinte de maladie mentale (du moins pas celle de prendre toutes les personnes que je croise pour des êtres connus) :) Je lui demande où elle est allée au Cégep...La pocatière...ouais..un peu loin de St-Jérôme. Encore une fois, ce n'est pas moi qui mets le doigt sur L'Endroit, et c'est quand elle me pose la question « Immersion anglaise? » que le tilt se fait dans mon cerveau. On était dans le même programme d'immersion anglaise à l'île-du-Prince-Édouard en 1999. Pendant 5 semaines. C'est fou pareil toutes ces coïncidences. C'est comme le 2 janvier, quand j'ai fait des câlins à Montréal, j'ai eu le temps de croiser une fille qui avait fait avec moi le Marathon d'écriture au Mexique en 2003, un gars de Couchsurfing habitant Montréal qui est déjà venu dîner chez moi et une autre personne que je ne replace pas présentement. Ça fait quand même plus d'un mois... tout ça dans la big city de Montréal où il y a des masses de gens que je ne connais pas! Un de mes ex me disait qu'il avait l'impression que le monde tourne autour de moi.... bien que cette phrase soit hautement égocentrique (si c'est moi qui la croit) et fausse à coup sûr, je comprends maintenant ce qu'il voulait dire par ça. Il m'arrive tout le temps plein de choses comme ça. En fait peut-être à tout le monde. En anglais, ils appellent ça « syncronicity ». Enfin, je trouve ça spécial. Ça me fait tripper. Partout sur la planète, je connais des gens, ou du moins des gens qui connaissent des gens qui connaissent des gens qui me connaissent potentiellement. Ça fait beaucoup moins peur comme ça, l'Ailleurs. Parlant de monde étranger et de Couchsurfing, j'ai accueilli 2 françaises vendredi soir à mon domicile pour la nuit. Elle étaient à Sherbrooke pour le week-end. Elles sont au Québec depuis 1 mois et étudient à Montréal. Ce fut une belle rencontre, quoique plutôt improvisée (elles m'ont écrit jeudi soir vers 11h30 et sont arrivées vers 4h15 vendredi après-midi..). Sinon, il y a une superbe coopérative d'environnement qui va voir le jour sous peu à Sherbrooke. L'instigateur du projet fait présentement des soirées d'information, mais il va y avoir bientôt une première rencontre d'organisation pour les intéressés. Dont je fais partie. Fais de la peine de partir à Montréal ne serait-ce que pour ce super projet là. En gros, le projet se fait en 4 étapes. Premièrement, la recherche d'informations. Sur tout les produits qu'on consomme. D'où ça vient, qui l'a fait, avec quel produit-pesticides, pour quel salaire, est-il durable, etc. Pour n'importe quoi. De la nourriture aux cuvettes de toilettes. Des poupées aux voitures. Toutes les parties de la voiture. Un travail colossal. Mais tellement excitant, comme dirait Robert Gendron, le grand rêveur à la source de tout ça. Par la suite, diffuser cette information. En donnant des cotes, tel produit est mieux, tel produit est pire. Par le biais du Salon de l'Environnement, entre autres (qui a été parti par le même monsieur). 3ième étape, la mise en marché. Mais de façon très large. On peut vendre les produits qui sont le mieux. Les inventer, s'ils n'existent pas. Ou encore les exposer (comme par exemple, une voiture électrique en essai). Du moins que la population sache où se procurer les produits les plus écologiques et les plus respectueux du droits des humains. Enfin, la dernière étape, qu'est-ce qu'on fait comme groupe, ville, société maintenant? L'information on la connaît... qu'est-ce qu'on fait à plus grande échelle pour simplifier le plus possible la vie et réduire le plus possible les déchets et contrecoups de notre consommation? Un beau grand projet, comme vous pouvez le voir. De longue haleine. Sans fin. Mais vrrraimment trippppaant. Ça me manquait de connaître un rêveur-homme d'action qui ait plus de 30 ans. Habituellement, le militantisme et le « je change le monde demain », ça s'éteint aux alentours de 30 ans...d'après ce que j'ai l'impression. Sinon, je suis fière de moi. Ma job et mes projets personnels avancent. Je suis moins sur l'ordi. Je chatte beaucoup moins (je pense juste 2 jours que j'ai ouvert mon MSN depuis vendredi passé). Je fais du ménage (parfois). J'ai toujours des bouts très amorphes, mais je m'en sors peu à peu. J'arrive à faire pas trop à la dernière minute les choses qui me font peur (exemple, m'avancer plus dans l'organisation d'un projet...j'ai la tendance à repousser ce qui me fait peur, parce que j'ai peur de ne pas y arriver, mais alors de le retarder ça me fait encore plus peur, et c'est une roue sans fin...). Je me couche plus tôt et je dors + (ce qui est merveilleux, car je couve une grippe et je vais peut-être arriver à l'enrayer de cette façon). Je mange..je dirais pas mieux mais certains jours je me fais des repas (wahhouu!). Et j'ai pas mes règles... :( Ça j'aime pas trop, mais ça m'inquiète pas (aucune chance d'être en famille). Ça me questionne juste : je n'aime pas être déréglée. J'ai aussi lu Kundera, L'insoutenable légèreté de l'être, ces derniers jours. Le 2ième livre que je lis en entier depuis mon retour du BC (5 octobre). Ça faisait dur! Mais je ne trouvais rien qui me tentais assez. Je suis contente d'avoir lu Kundera, j'arrivais vraiment à me plonger dans son univers. La vraie détente (quand on fait confiance à celui qui mène le voyage, c'est-à-dire l'auteur) :) Bon eh bien je pense que j'ai pris suffisamment de votre temps, et mes épaules sont fatiguées (mon ordi est un peu sur la hauteur, le clavier aussi, ce qui fait que j'ai mal aux bras et épaules quand je tape trop au clavier, je sais, c'est cocasse). Parlant d'ordi, Linux je ne comprends rien, je vais sûrement rechanger pour Windows mais je vais attendre d'être sûre d'être vraiment moins dépendante de l'ordi. Car avec Linux, plein de trucs ne marchent pas et MSN est moins cool, ce qui m'arrange : ça me donne moins envie d'aller sur l'ordi :) J'vous souhaite une bonne soirée, une bonne semaine et à bientôt! Je vous reparle de ma job et des projets des jeunes une autre fois! |
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