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4月27日 :):):)
There's a way
and I know
That I have to go away...
Ouais
C'est le printemps pis.. y fait beau! 4月21日 Le Hockey : quand même mieux que la guerre non?Ce soir, Montréal se marie! Vous avez entendu les klaxons? Ici, c'est hallucinant!
Comme une grosse chatte en chaleur, ça hurle, ça crie. Chekez-moi ben le baby boom dans 9 mois! Des enfants hédonistes, pour sûr!
Sinon.. j'hais les débuts d'été, la chaleur me rend malade, mal au ventre, mal au coeur, peu importe le pays j'ai tjrs hâte que ça soit fini.. puis je m'habitue.. Montréal est plus collant que Sherbrooke, et plus bruyant.. je sais pas si je m'habituerai...
Une pensée pour M., que je connais si peu, entre la vie et la mort.. tombée du mauvais côté du miroir, s'est tranché le système avec des sédatifs.. de quel bord le soleil se lèvera-il pour elle, demain?
...
Demain je me pousse! Fini le contrat de prof alors.. je ne travaille pas pour quelques jours! Sur la go dans le bas-du-Fleuve et ensuite Sherbrooke pour mes 23 ans, je me tape Lippé tout plein les yeux, le 25 au soir.. le destin fait bien les choses, pour la groupie que je suis!!
4月19日 La lettre que j'ai remis à mes élèves mercredi et jeudiBonjour groupe...
C'est avec une certaine émotion que je vous rencontre aujourd'hui pour la dernière fois. C'est drôle à dire, mais j'ai l'impression d'avoir commencé hier. Le temps a passé tellement vite, depuis le 19 février. J'ai appris à vous connaître. Je vous ai vu songeurs, joyeux, tristes ou fatigués. Je vous ai vu stressés, aussi, pendant vos oraux et examens...
Ce n'est pas facile de trouver les mots pour vous dire au revoir. Souvent, vous êtes assis, et moi, debout. C'est comme deux mondes, même si on est dans la même pièce. Le monde des profs et le monde des élèves. Le monde des adultes et le monde des adolescents. Si proches, et pourtant... Je me rappelle mes profs au secondaire : jamais je n'aurais pu imaginer qu'un jour, ce serait moi l'adulte en avant!
Je croyais mes profs tellement parfaits... Je pensais qu'à 30 ans, on savait tout, on maîtrisait tout et qu'on vivait stable, sur une ligne droite, jusqu'à la fin de nos jours. Plus tard, j'ai appris que tous les humains, jeunes et moins jeunes, sont toujours en processus d'évolution, ont toujours des choses à travailler et ne sont jamais parfaits. Chacun cherche toujours à atteindre de nouveaux buts, à s'améliorer encore, à essayer telle expérience nouvelle.... Et c'est la beauté de l'être humain, je crois. Sa curiosité et son désir d'évoluer. Grâce à cette énergie qui nous pousse vers l'avant, ce qu'on croyait impossible devient possible parce que certains y ont cru profondément et ont travaillé avec persévérence pour y parvenir (par exemple : la découverte de l'électricité, aller sur la Lune)...
Alors vous voyez, aujourd'hui, c'est moi la prof, mais peut-être que demain (façon de parler...), vous vous surprendrez en réalisant que c'est vous qui avez les clés de la classe et qui enseignerez aux 30-32 élèves qui vous attendent à la porte...
Pour terminer, je voudrais vous laisser sur quelques phrases que vous avez déjà vues écrites au tableau :
« Patience, avec le temps, l'herbe devient du lait » (proverbe chinois)
« Si vous avez l'impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique, et vous verrez lequel des deux empêche l'autre de dormir! » (Le Dalaï Lama)
« Ce qui noie quelqu'un, ce n'est pas le plongeon, mais le fait de rester sous l'eau » (Paulo Coelho)
Et enfin, une petite dernière pour la route : « Il n'y a pas de destination finale, dans la vie, seulement un chemin sur lequel il y a plusieurs haltes temporaires. » (Myriam St-Denis Lisée)
Un souhait sincère, pour chacun de vous, d'être pleinement heureux dans ce que vous faites et êtes...
Avec amour...
Myriam St-Denis Lisée 16-17 Avril 2008
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By the way : je songe au Bacc! Au secours!! Fièvre...J'ai eu la fièvre du hockey ce soir...
Et de bien d'autres choses... :o) 4月17日 So this is the end... Commencer par la fin, la fin d'un cycle... Mon petit ange-démon était fidèle au rendez-vous qui n'avait pas de nom. Il a replacé la classe avec moi. M'a fait extérioriser mon ressenti par rapport à mon expérience d'enseignante... Mon groupe 23 a réussi à me faire pleurer, il m'ont fait une immense carte jaune que je n'ai jamais vue passer!!! Ils m'ont occupé tout le long avec des questions bidons sur des notions de grammaire... groupe 21, j'ai eu quelques lettres... dans tous les groupes, des sourires, des regards tristes et des excuses pour ceux qui s'étaient parfois montré arrogants.. j'ai du m'obstiner longuement pour ne pas laisser mon courriel... je préfère garder un souvenir d'eux intact, que de laisser la relation se dégrader et se perdre, par courriel MSN ou autre... So this is the end... je le réalise pas encore je crois.. je pense encore "mes" élèves, "mes" groupes...je dois repasser le flambeau... il continuera ça mieux que moi, j'ai beau être sympathique, je ne suis pas prof et les trucs pour la nouvelle grammaire, je ne les connais pas... Me reste environ 80 examens à corriger par contre.. ouch.. connaître un peu de leurs écrits avant de laisser le temps faire son oeuvre d'oubli... passer à autre chose, au printemps, au Slam (je vais participer à 4 soirées en 2 semaines, je dois me préparer des textes!!). Me concentrer sur mes 12 jeunes de week-end. Préparer mon horaire d'été. Mes vacances. Des études pour être prof peut-être? Ça cogite encore... je verrai bien... Bonne route tous! 4月15日 Nouvelle que j'ai envoyée pour un concoursNuméro manqué
Maxime n'avait pas les solutions. À la loto de la vie, il n'avait pigé que des problèmes.
Il habitait rue Scott, rue des oubliés de St-Eustache. Dans son demi sous-sol emboucané, il regardait passer la vie par la vitre quadrillée du salon. Sa vie à lui, elle ne passait pas. Elle s'accrochait, acharnée, et chaque aujourd'hui ressemblait à un autre hier. Les mêmes coups, les mêmes rires. Rires de lui, on s'entend.
Il avait pourtant essayé. Essayé la mort, à petites doses, un moment. Mais la mort, ça se paie...
Drôle de monde, quand même… Qui met les gens au monde, et les laisse pourrir.
Il avait essayé, pourtant. La casquette blanche, la chaîne en or. La cigarette. Le vernis cool dernier cri. Mais le cool ne voulait pas de lui. Pas encore.
Il allait parfois marcher, sur le bord de la rivière. Il aimait les coins sauvages, inexplorés. Les petites avenues débouchant sur le large. Il errait parfois aussi sous le pont, aux frontières de la ville, mais c'était moins tranquille. Les graffitis lui rappelaient qu'il n'était pas seul au monde. Et que le monde le rejetait.
Ce qu'il aimait par-dessus tout, c'était la poésie. Drôle de passion, quand même, pour un gars qui savait si peu écrire. Il aimait Nelligan, surtout. Le poète fou. Fou de douleur, oui. Ils se comprenaient. Lui aussi écrirait, un jour, peut-être pas le poème du siècle, mais il arriverait à dire quelque chose d'intelligent. Il savait qu'il n'était pas con. Seulement, comme il parlait peu, On présumait. Et On, c'était un peu tout le monde. Surtout sa mère. Elle ne l'avait pas voulu, elle non plus. C'était vraiment pas de chance…
Il avait donc du déménager dans une autre famille, qui elle, le voulait un peu. Mais contre de l'argent. Avec eux, Réjean et Nathalie, ça n'allait pas si mal. Ils lui disaient des choses gentilles. « Lâche pas, ça va passer ». Qu'est-ce qu'ils en savaient? Déjà cinq ans, et ça ne passait pas.
C'est Dany qui avait été le premier. Le premier à le trouver gros, et à le crier tout haut. Il avait huit ans. Il n'était pas si gros, mais c'est vrai, il mangeait trop. Pendant que sa maman buvait trop. Ça avait duré un temps. Maintenant, c'était les boutons et les cheveux gras. Il espérait que ça passe rapidement, et que ses compagnons de classe finissent par se trouver une autre mascotte. De toute façon, il n'avait jamais eu l'âme d'un clown.
Madame Lemay, sa professeure de mathématiques à l’École Secondaire des Patriotes, le gardait parfois après les classes. Parlait avec lui, prenait de ses nouvelles. Elle voyait bien que quelque chose n'allait pas. Que quelque chose n'avait jamais marché pour lui. Mais quoi? On dirait que ça lui faisait de la peine, à Madame Lemay, de le voir comme ça. Elle lui disait « surtout Maxime, dis-moi le si je peux faire quelque chose pour toi ». Mais non, elle ne pouvait pas. À 13 ans, on comprend déjà assez bien que l'amour, ça ne se force pas...
Il avait cessé d'essayer. Il n'avait plus d'argent, ni pour la mort, ni pour le cool. La poésie, c'était bien assez. Tellement mieux que l'alcool, qu'il aurait voulu leur dire, à tous ceux qui faisaient déjà les cons, dans sa classe. Et à sa mère aussi. Mais ils n'auraient pas compris. Une raison de plus pour rire de lui, probable.
Pourquoi? Il avait cessé de chercher les raisons. Il comprenait intuitivement que les humains ont parfois besoin d'un souffre-douleur pour soulager leurs pulsions de méchanceté et de mépris. De rabaisser l'autre, pour se sentir supérieur et meilleur. Pourquoi lui? Peut-être parce qu'il ne disait jamais rien. Le mystère attire, mais quand on ne peut rien en tirer... Il savait qu'il était en partie responsable de la barrière qui s'était érigée entre lui et les autres. Même avant Dany, il parlait peu. Sa mère lui avait appris le silence. Et la solitude. Même quand on est à plusieurs.
L'histoire de Maxime n'a pas de fin. Elle n'a pas de rebondissements inattendus, ni de solution facile. On pourrait dire qu'elle se termine en queue de poisson. Et le lecteur, sur sa faim, refermerait le livre avec un petit goût d'incertitude sur la langue. Une hésitation dans les jambes. À savoir qu'il n'y a pas toujours de solution concrète, pour ceux qui ont tiré le mauvais numéro. Et que rien ni personne ne peut y changer quelque chose. Alors disons simplement que le temps arrange parfois les choses. Et parfois pas.
Nuit de samedi à dimanche = nuit weirdEt voici pourquoi... (je vous envoie des extraits d'un mail)
"J'ai vécu de quoi de très weird cette nuit, qui m'a fait me coucher à 4h30 (ouch, le lever à 7h30 était dur..). En sortant du boulot, vers 1h45 (j'avais changé de shift avec une collègue qui voulait sa soirée) j'ai croisé un homme et une femme dans un conflit ou bref au début je savais pas trop c'était quoi, je me suis tenue à 4-5 mètres de distance, voir ce qui se passait.. la femme était par terre et l'homme debout, tous 2 dans la quarantaine. Elle était pas mal perdue et délirait comme alors il l'a contenue au sol. Pendant ce temps, un autre mec est arrivé, un curieux comme moi, qui savait pas trop quoi faire. Puis l'homme a pris la femme par le collet et l'a soulevé, elle étouffait, puis il l'enguelait. J'ai perdu tout sens de sécurité personnelle et j'ai intervenu en demandant ce qui se passait. Apparament elle lui avait volé 200 $ et il revoulait son argent. J'ai dis oui ok je comprends, mais ce n'est absolument pas une raison pour agir comme cela, violemment, je n'accepte pas ça. Il disait c'est pas grave, on s'en fout, c'est juste une pute.. criss.. j'ai dis, tu ferais ça à ton chien de toute façon? C'est une humaine et c'est innacceptable... j'avais pas de cell et le gars non plus, on s'est dit qu'on appellerait la police, pour qu'ils viennent faire le médiateur, parce qu'on avait pas de solution facile.. le gars qui m'assistait est donc partie à la recherche d'un Cell, et je suis restée. La fille me demandait de lui tenir la main, elle avait les yeux vraiment partis, comme pas humains.. elle délirait.. je me demande si elle faisait pas un peu son show.. le gars restait déterminé, fâché mais pas en perte de contrôle : il gardait sa sacoche en otage par moments, et continuait à essayer de la pousser. À un moment, je l'ai pris par l'épaule pour qu'il cesse (je suis folle crissss!!). Il disait que il s'en foutait si la police vient, qu'elle est dans son tors. Il me disait de m'en aller parce que les gars du bar en avant (d'ou ils venaient) allaient sortir avec leurs gun pour régler ça, que c'était la mafia, que lui il savait pas avant de se faire voler, qu'avoir su il se serait pas fait avoir, que j'allais me faire tirer si je restais là et que ce serait dommage pour moi... puis à moment donné elle s'est levée et a commencé à se pousser, puis l'homme la suivait, alors je les ai suivi. Il tournait autour, elle s'est aggripée à moi en disant j'ai peur, puis me tenait comme par en arrière, dans mon dos, comme en étreinte pour se protéger.. le gars continuait à l'engueler, dans ma face, à genre 2 pouces. J'étais prise entre les deux.. ou étais le gars (celui parti trouver un cell)? Jai regardé sur le côté : il avait réussi à arrêter une voiture et était en train de leur parler.. la police avait été contactée.. finalement la fille s'est poussée pour de bon (a failli se faire frapper du même coup, par une voiture) et on est resté un peu avec l'homme, moi et l'autre gars. Il était fru de s'être fait avoir.. disait que avoir su que c'était la mafia.. que la fille allait aller donner ça à son pimp et tout.. finalement le gars avec moi a coupé court à la conversation et a dit qu'il fallait qu'on y aille nous, qu'on était désolés pour lui.. il m'a proposé d'embarquer dans le char avec les 2 filles qu'il avait réussi à arrêter, mais j'ai refusé (étrange pareil, pourtant mes jambes commençaient à shaker, post-tromatisme de situation stressante). On a donc marché un peu ensemble, jusqu'à chez lui qui était à deux pas et j'ai continué ma route en jogging (le mec fâché était parti, et en aucun moment il a été menaçant envers nous)... en arrivant chez moi, l'état de choc a commencé (je savais que j'allais faire ça, comme après toute situation ou on doit garder son sang froid a tout prix) et j'ai appelé Alex, toute tremblante et confuse, puis Jim après. Et j'ai pris une douche, car je me sentais sale, plein des énergies de la fille, qui en bout de ligne m'a fait plus peur que l'homme.. si tu avais vu ses yeux, son faciès.. elle avait l'air d'un animal, mais d'un animal sucker d'énergie et manipulateur, mais en détresse en même temps.. comme quelqun qui se noie et qui fait tout pour aggriper ce qui passe... un humain mais dépourvu de conscience et de logique, à ce moment là, comme un bébé de 45 ans qui se traine et qui veut juste que la douleur cesse, qui ne comprend pas mais qui fait semblant aussi de ne pas comprendre, qui fait son show.. je sentais tout mon dos plein de son énergie, elle était vraiment serrée à moi, à un moment... Je suis restée troublée par tout ça.. là je t'en parle, avec un certain mal de ventre, mais ma respiration est normale (pas comme hier au tel), mais on dirait que ça a fait agrandir le gouffre du "qu'est-ce que je peux y faire" et du " il y a pas de solution simple". La femme n'a rien appris (je ne crois pas qu'elle va se souvenir de moi, quoique peut-être si, du moins son pimp, s'il nous regardait par la fenêtre), l'homme s'est fait réellement flouer, je crois, il n 'y avait ni bon ni méchant, juste des manières innaceptables de part et d'autre, mais c'est l'homme que j'ai arrêté, car la manipulation est tout de même plus acceptable que la violence... du moins à court terme... peut-être le gars avec qui j'étais a appris quelque chose, il a dut être surpris pareil, moi, cotton ouaté mauve, foulard rose, pantalons rouge et orange, pas très grande ni vieille qui m'interpose... en tout cas ça a créé une complicité silencieuse chez nous, quelque chose de très profond même si très bref.. grave en même temps.. difficilement nommable. Je me sentais impuissante après.. comme tellement petite devant la misère du monde.. le peuple uni ne sera jamais vaincu, à qui la rue à nous la rue et toutes ces conneries.. j'étais confrontée à la détresse du monde, à l'impuissance.. puis petit à petit mon champ de vision s'est élargi, je me suis dit que peut-être que ça m'était simplement destiné pour que moi j'aprenne quelque chose (j'ai senti qu'il allait se passer quelque chose avant que je quitte le travail, j'hésitais à mettre mes écouteurs, j'avais un feeling étrange). Pour que je prenne le plein pouvoir sur mon potentiel d'action, de médiation et de rassemblement. Mes valeurs sont sorties sans que je les force, sans que je ne puisse les retenir non plus, c'était vital et même si j'y aurais laissé ma vie, d'ailleurs j'y ai pensé quand il a parlé de guns, j'étais juste sereine, comme un pilier, je reste là, c'est là que je dois être maintenant et rien n'y changera.. Puis je me suis dis qu'en fait oui mon action était peut-être petite et infime, mais que c'était ma part, que je peux pas faire plus, que si tout le monde faisait la même part, des situations de même n'arriveraient pas, une femme ne pourrait devenir l'esclave sexuelle des hommes, elle ne pourrait pas devoir son argent a un pimp, elle ne volerait pas d'argent, les hommes ne passeraient pas la nuit avec des femmes qu'ils méprisent, ils n'auraient pas 200$ sur eux non plus, les gens du bar ne laisseraient pas partir un homme et une femme dehors, pour qu'il lui règle son compte, les voiture ne continiueraient pas a rouler paisiblement a coté d'eux, et.. personne dans tout ça ne serait droguée à fond, comme elle l'était, défoncée est le mot... Alors.. je ne peux qu'être moi, j'ai 2 mains, 2 pieds, pas plus.. je dois arrêter de me dire que j'aurais du faire plus, ex: demander a la fille si elle a effectivement volé, et demander de lui remettre (ouais mais son pimp lui aurait fait la peau?). Mais bon. Je suis pas Mère Térésa non plus. Je suis pas sainte. Je suis pas Dieu. Je suis humaine. Et j'ai eu la frousse..!" Morale de l'histoire : À force de travailler 7 jour sur 7 avec des ados et de leur régler leur conflit, on finit par se penser en situation de travail 24h sur 24 et on agit avec les hommes de 45 ans tout comme s'ils en avaient 15! Ahah! Réflexion que j'avais oublié d'inclure dans ce mail : les enfants et les ados, à l'école, on leur apprend de notre mieux à régler leurs conflits, mais souvent, on intervient, et on règle la situation. On les protège, en empêchant que les conflits grossissent trop. On fait la police quoi. Mais dans la vie après? Qui fait la police (pas être la police, mais la faire)? Qui fait les médiateurs, empêcheurs d'emprise sur l'autre et de dégradation de la personne? Personne... on élève nos enfants dans un monde artificiel, ils ont juste hâte de grandir pour péter la gueule à ceux qui leur ont fait chier, mais qu'ils se sont retenus toute l'adolescence parce que "la violence c'est mal". J'ai pas de solution mais.. ça m'a fait réfléchir.. j'y avais déjà pensé à d'autres moments, c'est une réflexion qui me revient souvent.. pareil comme le social et tout, qui vient te stimuler à faire des activités, passé 18 ans? Qui vient te chercher et te parler de plein de trucs intéressants, si toi tu te bouges pas? Il n'y a plus de profs-intervenants-agents de projets qui viennent se mêler de ta vie, tu es lousse dans le système (si tu vas plus à l'école)... tk.. À suivre... (mes réflexions je parle, pas ce mail.. :) ) 4月12日 Sick SushiOuais, y'ont fait le party dans mon estomac.. sans mon consentement. J'ai plus confiance, désolée... ça me coûtera moins cher comme ça, de toute façon :)
Passée la soirée avec mon bro pis sa gang. Étais sensée aller à un show, suis allée à un autre. Sympa sommes toutes. Même si j'ai moins d'énergie qu'avant. J'étais en train de m'endormir vers 11h, malgré la belle musique. Faut dire que j'étais en "lendemain de veille" (à cause des sushis, quelques heures auparavant). Wouaip. Paraît que je ressemble à mon frère... pas si faux, on est tous les deux fishés maintenant... à la pêche aux militants!
Ai-je commencé mon devoir pour lundi? Non pas encore, mais j'y pense...
Par contre j'ai trouvé le moyen de rentrer 2 villes tout à fait opposées dans mon horaire du prochain mois.. Yippie je suis une génie! Après le sprint teacher, ce sera le sprint partys et amis.. I hope, du moins :) Faut que ça vive là-dedans, chu tannée d'avoir à faire constamment la raisonnable avec mes jeunes, et leur dissimuler mes parfois 3-4h de sommeil...
Plus qu'une semaine (et ben de la correction! :o|). Allez, je m'en vais rêver à Keny. Bientôt je lui écris et lui offre de payer son billet d'avion, si elle vient au Canada. Un bon deal, je crois :)
Hasta la victoria siempre! 4月9日 Et une autre!... :o( :o| !!!!
Je finis le 18, apparament.. en fait le 21 si on compte les jours où je travaille de suite.. ouain... une maudite grosse année!
Vous avez des idées de dépenses, maintenant, avec tout cet argent?? 4月6日 Il pleuvait dans mon salon vendrediEt aujourd'hui, il fait soleil. Soleil rouge de révolution, de révolution tranquille, dans le quotidien peut-être? Se bander les yeux pour mieux se voir. Jouer de la lumière sur son plafond, pour 50 sous et quelques poussières... Les petites choses de la vie, et les grandes. Écrire une bouée de sauvetage et faire pleurer beaucoup de mer, dans les yeux de Willy. Tendre la perche à ses yeux noirs, perdus, dans un trop long hiver. Parfois le tout contient le rien, et parfois c'est son contraire...
User ses souliers sur le pavé, en ce beau dimanche, pendant que des enfants, pieds nus sur la terre battue, drogués à la colle se font Niké...
What a wonderful world... mais le soleil brille sur les poubelles du mois passé, et ça sent le printemps qui tonne, le printemps fond de tonne, la terre qui défie la pourriture et qui sent quand même le printemps tout frais, parmi les ordures...Je trouve ça beau Montréal comme ça, ça sent la guerre, manque plus que la boucane... comme un petit film personnel, où je suis journaliste illétrée, sans mots, cent maux. Faudra leur faire une belle scépulture, à ces ordures là...
C'est une belle morale quand même que nous enseigne notre nez : ce qu'on enterre sous la neige finit par ressortir et shlinguer... nous voilà avertis!
Ah et tiens je vais me coucher... et rêver à Keny Arkana, et à son album Réveillez-vous qui sort demain... en espérant le trouver au Québec...www.keny-arkana.com, pour les intéresesés, nouveau desing du site, wow! (et ses clips sont trop fous, La Rage et puis Appel aux Sans Voix) 4月3日 Dumpster diving guide : Montréal!À tous ceux qui se disent, "la bouffe encore bonne jetée par les entreprises, c'est un CRIME!", je vous invite à venir fouiner ici : http://maps.google.com/maps/ms?ie=UT...f2b2a&t=h&z=11 La plupart des bons spots de containeurs de bouffe sont indiqués, et vous pouvez en rajouter!! "Chasse aux Trésordures à Montréal - Dumpster Diving in Montreal Voici une carte qui vous permet de trouver d'la bonne bouffe gratuite à Montréal - à vous de la compléter. Longue vie au Front de Libération des Dépotoirs!" Une superbe initiative! Passez le mot et régalez-vous! À quand une cuisine collective de bouffe récupérée? 4月1日 RWAAAA!!Bon ok c'est pas si drôle et c'est pas un poisson d'avril : je ne finis pas vendredi, mais l'autre vendredi, et peut-être même l'autre encore. Je ne dors pas tout mon saoul mardi. Je ne descends pas dans le Bas-du-Fleuve pour décompresser. Je reste avec mes élèves plus que turbulents et.. je les évalue, car l'étape avance à grands pas... merde de merde... je pensais pas toffer bien un 3 semaines et vla que ce sera au moins 6 semaines. Comme mon voyage au Pérou... chu tannée et fatiguée... il doit bien y exister un univers, en dehors des ados? J'ai envie de m'amuser avec des 3-8 ans pour faire changement, ou encore de bercer des bébés... :(:( En plus j'ai mal à une dent.. bref, tout pour être heureuse en ce 1ier avril... je vois même pas l'année passer : je travaille trop. Enfin... en espérant que ce soit vrai : plus que 13 jours et je serai en congé!!
Mon Dieu donnez-moi la force...
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