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    May 27

    Un texte de Victor Hugo

    J'avais envie de vous partager un poème de Victor Hugo auquel je n'avais pas songé depuis une éternité. Le voilà :)
     

    A ceux qui sont petits

    Est-ce ma faute à moi si vous n'êtes pas grands ?
    Vous aimez les hiboux, les fouines, les tyrans,
    Le mistral, le simoun, l'écueil, la lune rousse ;
    Vous êtes Myrmidon que son néant courrouce ;
    Hélas ! l'envie en vous creuse son puits sans fond,
    Et je vous plains. Le plomb de votre style fond
    Et coule sur les noms que dore un peu de gloire,
    Et, tout en répandant sa triste lave noire,
    Tâche d'être cuisant et ne peut qu'être lourd.
    Tortueux, vous rampez après tout ce qui court ;
    Votre oeil furieux suit les grands aigles véloces.
    Vous reprochez leur taille et leur ombre aux colosses ;
    On dit de vous : - Pygmée essaya, mais ne put.-
    Qui haïra Chéops si ce n'est Lilliput ?
    Le Parthénon vous blesse avec ses fiers pilastres ;
    Vous êtes malheureux de la beauté des astres ;
    Vous trouvez l'océan trop clair, trop noir, trop bleu ;
    Vous détestez le ciel parce qu'il montre Dieu ;
    Vous êtes mécontents que tout soit quelque chose ;
    Hélas, vous n'êtes rien. Vous souffrez de la rose,
    Du cygne, du printemps pas assez pluvieux.
    Et ce qui rit vous mord. Vous êtes envieux
    De voir voler la mouche et de voir le ver luire.
    Dans votre jalousie acharnée à détruire
    Vous comprenez quiconque aime, quiconque a foi,
    Et même vous avez de la place pour moi !
    Un brin d'herbe vous fait grincer s'il vous dépasse ;
    Vous avez pour le monde auguste, pour l'espace,
    Pour tout ce qu'on voit croître, éclairer, réchauffer,
    L'infâme embrassement qui voudrait étouffer.
    Vous avez juste autant de pitié que le glaive.
    En regardant un champ vous maudissez la sève ;
    L'arbre vous plaît à l'heure où la hache le fend ;
    Vous avez quelque chose en vous qui vous défend
    D'être bons, et la rage est votre rêverie.
    Votre âme a froid par où la nôtre est attendrie ;
    Vous avez la nausée où nous sentons l'aimant ;
    Vous êtes monstrueux tout naturellement.
    Vous grondez quand l'oiseau chante sous les grands ormes.
    Quand la fleur, près de vous qui vous sentez difformes,
    Est belle, vous croyez qu'elle le fait exprès.
    Quel souffle vous auriez si l'étoile était près !
    Vous croyez qu'en brillant la lumière vous blâme ;
    Vous vous imaginez, en voyant une femme,
    Que c'est pour vous narguer qu'elle prend un amant,
    Et que le mois de mai vous verse méchamment
    Son urne de rayons et d'encens sur la tête ;
    Il vous semble qu'alors que les bois sont en fête,
    Que l'herbe est embaumée et que les prés sont doux,
    Heureux, frais, parfumés, charmants, c'est contre vous.
    Vous criez : au secours ! quand le soleil se lève.
    Vous exécrez sans but, sans choix, sans fin, sans trêve,
    Sans effort, par instinct, pour mentir, pour trahir ;
    Ce n'est pas un travail pour vous de tout haïr,
    Fourmis, vous abhorrez l'immensité sans peine.
    C'est votre joie impie, âcre, cynique, obscène.
    Et vous souffrez. Car rien, hélas, n'est châtié
    Autant que l'avorton, géant d'inimitié !
    Si l'oeil pouvait plonger sous la voûte chétive
    De votre crâne étroit qu'un instinct vil captive,
    On y verrait l'énorme horizon de la nuit ;
    Vous êtes ce qui bave, ignore, insulte et nuit ;
    La montagne du mal est dans votre âme naine.

    Plus le coeur est petit, plus il y tient de haine.


    May 26

    Texte écrit en écriture automatique aux Plumes

    Je me suis maquillé les yeux
    Pour que tu ne me voies pas
    J'ai fait le tour de mes paupières
    Avec ce crayon vert que tu aimais tant
    Le crayon reste
    Et moi je m'efface
     
    Je me suis effacé le tour des yeux
    Pour que tu ne voies pas mes larmes
    Qui n'étaient pas vertes
     
    Connais-tu le rire de la folle qui s'endort?
     
    J'ai mal sous mes paupières
    Le crayon a mal fait son travail
    Il m'a grafigné les souvenirs
     
    J'ai oublié ma peau dans tes soupirs
    Narcophages

    Texte créé en écriture automatique

    J'ai mal à la tête. Et toi, quelle tête fais-tu, en ce  moment? La tête d'un gars qui ne s'en fait pas, j'imagine. La tête du gars qui n'a rien fait de mal. Et qui a raison de la faire. Parce que la tête de ce gars-là n'a rien à se reprocher, ses mains non plus, d'ailleurs. C'est le gars qui voulait bien faire, c'est la fille qui a tout gâché, tout dramatisé, tout amplifié, tout survolté. Kaboum. Comme un poële qui saute. Ne reste plus que la tête brûlée de la fille qui a trop pensé. La tête noircie, la tête pourrie de pleurs, rouillée la tête qui gémit. Et la tête qui tombe lourdement sur l'oreiller, la tête qui tourne, la tête qui s'enfuit, la tête qui s'endort déjà, dans son dernier soupir, dans son dernier sourire, la tête blottie sur l'oreiller taché de sang rouillé. La tête qu'il fera...  
    May 16

    Improvisation nocturne ou intermède entre deux soupirs

     

    Attends...

    Je ne t'ai pas tout dit encore

    Je m'étrangle avec le souffle accéré

    De ton dernier soupir

     

    Je t'amourais...

     

    Je t'amourais comme une folle qui se prends les pieds après son propre pendule

    Je t'admourais

    Quand tu faisais des longues phrases

    Qui ne voulaient rien dire

    J'aimais m'endormir au son de ta voix

     

    Je tournoyais

    Dans tes bras et dans d'autres

    J'étais la fleur qui se laissait cueillir

    Par des milliers de doigts

    J'étais l'enfant aux milles sourires

    Et qui boudait parfois

     

    J'étais trop, je crois, de trop...je vois

     

    Mais qu'aurais-tu voulu que je fasse?

     

    Je t'amourais même si parfois je m'amourachissais

    Du premier rayon de soleil matinal

    Bleu

    Du ciel zébré

    De la voie lactée si lointaine

     

    .......

     

    Je ne voulais pas m'amourir, tu comprends?

     

     
     
     
     
     
    ***Je le compléterai et le retravaillerai un autre jour, je feel pour dormir...bonne nuit tous...***
     
     
     
     
    May 13

    11-12 mai 2006, environ 3 h A.M.

    Ya de quoi de croche avec l'église catholique. Récapitulons. V'la 2005 ans, Jésus arrive sur la terre et nous parle d'amour, de pardon, de paix et de partage. Il dit que l'amour et l'entraide doivent passer avant les lois. Il dit qu'il y a de la place pour tout le monde au paradis, sauf pour ceux qui n'ouvrent pas leur coeur aux autres. Jusque là, tout va bien. Quelques temps et miracles plus tard, Jésus se fait pogner à trop aimer son prochain, les Juifs ou les Romains, je ne sais plus trop, font crucifier Jésus, 3 jours après il ressucite, nous dit qu'après la mort il y a la vie éternelle auprès d'un Dieu qui nous aime. Parfait! Ça aurait du établir l'égalité entre les hommes, le partage, la liberté (l'amour doit passer avant les Lois), la joie, bref, something happy quoi. Niet. Kaboum!, la méchante entreprise du catholicisme a breveté l'affaire. Encore plus de lois. Encore plus de buchers. Marcher les fesses serrées pour un autre 2000 ans.
     
    Vous catchez, vous autres? Moi pas. J'pense qui en avait une gang de pas ben dans leur tête à cette époque-là. Je comprends pas comment l'Amour a pu occasionner autant de conneries.
     
    Et c'est quoi ça le carême, la confession, la messe en joual latin, la quête, le sacrifice, la soumission, le "pauvre pécheur qui doit payer pour son ciel"? Hello dans la cabane, Jésus a dit que Dieu aimait tout le modne. Everybody. Même ceux qui vont pas à la messe. Même, et surtout peut-être, Marie-Madeleine. Parce qu'elle s'est rendu compte qu'elle était dans la mauvaise voie et qu'elle ne s'est pas gênée pour aimer Jésus à sa façon. Les autres se croyaient au dessus de tout ça. Bref, c'est quoi qui a pas bien été compris dans : IL AIME TOUT LE MONDE BATARD! Alors à quoi bon les lois, les interdits, les punitions, la dîme, batard, l'amour ça coûte rien messemble!
     
    Et aller tuer et piller les nations pour les évangéliser... Tu crois pas en l'amour? Bang, t'es mort! Moi messemble que j'aurais plutôt répondu : "ah ben...tant pis pour toi, tu sais pas ce que tu manques". Ça aurait été plus logique, plus soft et assurément plus efficace. C'est plus facile de se convertir, quand on est vivant.
     
    Enfin, bref, c'est juste de quoi que je me demandais de même. Comment Amour avait pu se transformer en Contrôle. Un peu comme dans les couples qui tournent mal, j'imagine. On arrive jamais à comprendre vraiment ce qui s'est passé.
     
    En passant, allez pas croire que l'Église a pu de pouvoir sur personne aujourd'hui. 11 mai 2006: des Indiens chrétiens entament une grève de la faim jusqu'à la mort s'il le faut pour protester contre la sortie en Inde du film "Da Vinci Code". Ok ouin...on est pas sorti du bois en terme de fanatisme ...
     
    (Si le film dit faux, alors ya pas de quoi s'énerver, c'est juste un film. Et s'il dit vrai, ben alors messemble qu'on a le droit d'être informés, non?). Enfin. Allez savoir ce qui se passe dans certaines têtes...

    Je suis une hérétique (11-12 mai 2006, 2h16 A.M.)

    Profession de foi
     
    Je crois en la paix, la liberté et l'amour, bien qu'ils soient souvent censurés et malmenés
    Je crois en l'amour libre, même si c'est un péché
    Je crois en l'autogestion et à l'interdépendance
    Je crois en demain et hier
    Puisque la terre est ronde
    Et le temps circulaire
     
    Je crois en la vie
    Aux semeurs de sourires
    À la simplicité volontaire
    Si elle se fait simple
     
    Je crois en la permaculture
    Même si j'en changerais bien le nom
     
    Je crois en moi, en toi et en ce qu'il y a de beau et d'inexplicable encore dans notre monde
     
    Je crois en la gratuité universelle, à l'égalité planétaire, aux animaux, aux plantes, aux roches même parfois, aux extraterrestres et à l'au-delà, à toute énergie qui soit, en autant que je ne blesse personne dans ce grand TOUT que nous tentons de former (vaine tentative car nous en sommes déjà un, un ensemble, comme disait ma prof de math du primaire, mais voilà que je dérive, désolée, je vous l'avais dit, je suis une Hérétique)
     
    Je crois mais parfois je ne crois plus en rien et c'est mon droit. Il ne faut pas forcer sa foi...
     
    Je crois en l'homme SAIN
    Au pardon, à l'humour, à l'échange
    À la communion des esprits
    Et à la vie fraternelle
     
    Allez en paix, libres amoureux de la vie!
     
    Amen

    9-11 mai 2006, 1h22 du matin

    Si je t'offre une journée. Qui n'est plus de cette année. Saurais-tu la retenir?...
     
    Les années passent. Et je passe avec elles. Je passe du bon temps, par ci, par là, 3 fois passera la dernière la dernière, 3 fois passera la dernière restera...
     
    No man's land. Je n'ai plus de pays.
     
    I'm stoke on this little and insignifiant point: have you ever love me? Dans une autre vie, maybe. Je n'attends plus de réponse.
     
    L'oeil était dans la bombe et regardait tout le monde. Surtout moi, je crois.
     
    Je souffre d'égocentrisme aigü. Je me prends pour tout le monde. Et tout le monde prend pour moi. Sur moi, surtout. Sans devant derrière sans dessus dessous...
     
    De quoi ai-je l'air, dis-moi?
     
    M'as-tu déjà regardé dans le miroir?
     
    Je suis une éraflure.
     
    Et qu'est-ce qu'il fait tout le monde quand je ne m'endors pas? Il n'existe pas. Tout le monde et personne sont jumeaux de naissance. Personne n'est concerné quand tout le monde devrait l'être. La guerre en Irak? Connaît pas. Foutez-moi la paix, dixit Jésus, s'il aurait parlé français. L'amour du prochain, c'est dépassé.
     
    C'est le début d'un temps nouveau...Attache ta tuque avec d'la broche...
    May 08

    Inspiration somnambule

    Déambulations nocturnes ou journal d’une déprimée chronique

     

    Puedo escribir los versos mas tristes esta noche.

     

    La vague ne m’emportera pas. Je ne voguerai pas sur des océans nouveaux. Je reste confinée à ma minuscule flaque de boue. Misérable.

     

    Vous auriez fait de moi quelqu’un de bien. De fier. D’ambitieux. Qui n’a pas le choix de se surpasser sans cesse. Mais maintenant que j’ai le choix, je choisis la médiocrité. Je ne risque pas d’échouer.

     

    Je vous aurais parlé de la marée basse à Percé, lorsque le soleil se couche sur des milliers de petits trésors endormis dans le sable. Je vous aurais montré les déserts abitibiques, les bulldozers implacables, les vieux sages de la forêt happés en quelques secondes. Je vous aurais emmené à Kanatha, où la misère est tiers-mondiale, Kanatha la capitale de la détresse amérindienne. Et vous ne m’auriez pas cru…

     

    J’aurais été la meilleure. Je ne suis pas jalouse de ceux qui ont été pris : ils sont parfaits : qualifiés, jolis, motivés, sympathiques. Mais je ne peux démordre de cette unique certitude. J’aurais vraiment été la meilleure.

     

    Vous auriez fait de moi une globe-trotter accomplie. Une droguée du carnet de voyage. Mais la porte reste close, à présent. Je ne saurai jamais ce qu’il y avait derrière. Jamais.

     

    De otra. Sera de otra…

     

     

    Le bruit des choses qui tombent

     

    Les rêves, quand ils se brisent, le font sans bruit. J’avais longtemps pensé qu’ils émettaient un petit bruit discret, tel un soupir, comme dernière manifestation de leur existence.

     

    Il n’en est rien. Le rêve, quand il se brise, le fait dans un silence si banal, si anodin, que c’en est déchirant. Point de mise en scène. Le petit rêve s’en va, et l’espoir s’accroche à son aile. Il ne se sentait pas aimé, il n’avait pas sa place. Les rêves quittent ceux qui ne les chérissent pas assez. Ou qui les serrent trop fort.

     

    Les rêves, un coup brisés, sont invisibles. Nul ne les remarque. Le petit rêve meurt solitaire. Seul l’enfant qui y croyait le voit encore. Mais sa mère lui tient la main si fort, si fort qu’il ne peut se permettre une dernière caresse. Le petit rêve pleure dans le noir.

     

    Le rêve, quand il s’endort, ressemble à un ange qui n’a qu’une aile.