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May 30 Héhéhéhé = journée drôle :)Parce que je me suis fait prendre :) Par la peur, par le
doute, par la malcommunication (dans la même famille que la malbouffe). Et là,
je me fous pas mal de ma gueule :o) Que j’ai pu être bête!
Mais bête! J’ai joué le jeu de l’illusion et des perturbations mentales. Mais
je me suis ressaisi. Et seulement après j’ai pu voir clair… ce que j’ai ri. J’ai
appris une chose : je ne suis peut-être pas aussi stable présentement, que
je ne le croyais. La vie (la mienne du moins) bouge toujours autant. Et j’ai
les mêmes patterns qu’avant, avec quelques différences. À savoir quelle branche
prendre, je vais y aller au jour le jour. Étudier les racines comme il faut. Et
les fruits. Observer. Mon message est confus mais je me comprends. Il faut me pardonner, je n’ai pas beaucoup dormi, la nuit dernière. J’étais occupé avec un actuaire… :oP (inside fraternelle, pour les autres, vous pouvez sauter la phrase…héhé…le mot sauter me fait rire, dans le cas présent). Je vais aller dormir avant de déblatérer d’autres incohérences… En passant… je suis acceptée officiellement à ma coop ou je voulais habiter… yahoooo ! J’ai un futur logis! May 28 Je suis en amour :o|Bon la nouvelle n’a rien d’original : des milliers de personnes tombent en amour à chaque jour.
Et je suis déjà tombée en amour des milliers de fois…
Les symptômes sont les mêmes, universellement connus : jambes molles, rougeurs, cœur qui s’emballe, tous les prétextes sont bons pour téléphoner, écrire, ou aller voir la personne. Pensées et rêves qui convergent tous dans la même direction : Lui. Ou Elle. Dépendamment de qui en est atteint. Mais bon, dans mon cas, c’est encore un Lui.
Encore…
Encore en amour…
Mais celui-là s’annonce différent.
Me suis-je toujours dit cela à chaque fois? J’ai honte de penser que c’est peut-être oui…
Mais je soutiens que ça sent « Le Bon ». Pas le bon moment (je crois), pas le bon endroit (foutue distance de MERDE!), mais Le Bon gars… y crois-je encore? On dirait que oui… Ça sent le réciproque aussi…
Ça a commencé par la tête avant de descendre dans le cœur. Ça commencé par une admiration, avant de tomber dans la pamoison. Ça sent l’amour lucide. L’amour équilibré. Passionnel, certes, mais pas déchaîné. En fait si. Ça sent l’amour libre. La communication absolue. Le 1+1 = 3... Je ne suis pas sûre d’être complète, encore… Même si ça fait 10 mois que je suis célibataire. J’ai été célibataire à demi, et me voilà à demi sûre d’être prête à revenir en couple. J’ai envie de me laisser l’été pour explorer. Lui. Et Moi. Se rencontrer avant de s’unir. De se fusionner. Se fréquenter, quoi. Comme dans l’ancien temps. Fleurs et courbettes en moins. Les cadavres de végétaux ne m’intéressent pas. Les politesses non plus. Je préfère l’authenticité et l’originalité.
Pour la distance, je n’ai pas de formule magique. Je sais par expérience que je m’intéresse souvent à beaucoup de gens simultanément. J’ai peur des coups de foudre en série. Comme à tous les trois ans, environ. Les feux de paille viennent souvent perturber la chaleur du foyer. Surtout quand je suis loin du feu. Ai-je changé? Je ne sais pas.
Bref, je suis en amour… encore secrètement (même si ça peut vous paraître étrange, puisque j’en parle ici). Les mots et les confidences viendront bien assez vite. Je suis encore à combattre ma panique (ça me fait ça à chaque fois…). Chaque chose en son temps. Be on the flow. Je saurai bien ce que je dois faire avec tout ça…
Je retourne à mes boîtes… et à mes pensées… Je vous souhaite une excellente soirée J
La pluie tombe comme nous tombons amoureux : en déjouant les prévisions. (Martin Page) May 27 Déménagement part 1 complétéHome sweet home, ou presque : il y a du stock partout dans la maison...et j'ai les jambes en compote !
Ça met en forme déménager... et ça fait vivre des défis... conduire un camion de 14 pieds... j'aurais jamais cru faire ça cette année!
Pour ceux qui se demandent où j'ai déménagé, je répondrai que mon stock est et restera (jusqu'à la fin août) chez mes parents (dans les Basses-Laurentides), et moi eh bien je serai un peu partout et nulle part à la fois. Je me promènerai durant ces 2-3 mois. Et puis à la fin août, ce sera la part 2 du déménagement, à Montréal. J'amènerai beaucoup moins de choses, si je peux. Mes parents ne sont qu'à 45 minues de Montréal, donc si j'ai oublié de quoi, ça se fait bien comme trajet.
Sur ce, je finis mes conversations MSN entamées et je vais me coucher. Sans mes chats.... sniff... :( May 24 Ainsi va la vie qui vaMa rue sent les fleurs
J'ai l'âme à l'air
Attrape-moi si tu peux...
Dans 48 heures, je serai déménagée...
La vie nous réserve bien des surprises... comme une boîte de chocolat, dirait Forest...
Dans 24 heures, j'aurai démonté mon ordi... faudra m'y faire :oP
Je vous souhaite tout l'amour du monde :) May 19 Merveilleusement bien!Bon là je viens de vous écrire un pas pire long message et ça s’est effacé. Je l’avais écrit sur Word pour pas le perdre, mais mon Word a bogué et le tout a disparu!
Je vais donc faire ça en abrégé : je vais merveilleusement bien, j’ai eu une super journée et je vais avoir une super fin de semaine, j’ai des supers amis et les jeunes avec qui j’ai travaillé sont vraiment super (c’était notre dernière rencontre aujourd’hui).
Et vous aussi vous êtes super!
Passez une soirée en forme de cœur!
May 16 Grippe, ménage et défis
Ça résume assez bien ces deux dernières semaines. Ou même les 5 derniers jours. Grippe, je pense que je n’ai pas besoin d’élaborer là-dessus, on s’entend, j’ai la grippe, le genre de celles qui font perdre un peu la voix. J’ai donc un accent à la Éric Lapointe, comptez-vous chanceux que ceci ne soit pas un audio ou un vidéo blog :)
Ménage : le grand ménage du printemps s’étire et j’en suis à mes préparatifs de déménagement… dans le meilleur des cas, si l’horaire de mes helpers s’adonne bien avec le mien, je déménage dans 9 jours…arrg! 9 jours! Ça arrive vite en bâtard ça! Bon, d’un autre côté, si je déménage le 25, je n’ai pas le choix de redescendre à Sherbrooke pour compléter certains gustrus de job le 28 à Sherbrooke, donc on peut dire que ce n’est pas vraiment un déménagement, pas de quoi capoter…mais oui en même temps c’est un déménagement, car je n’habiterai plus le *** rue Short (on sait pas les fuckés qui pourraient débarquer chez moi dans ces 9 derniers jours :oP), même si je serai à Sherbrooke! En fait, je n’aurai plus de chez moi. Ça a du bon et du mauvais…
Je me départis de plein de trucs, en faisant mes boîtes (ou plutôt mes valises et « contenants de lithière » car je n’ai pas encore quêté des boîtes au Super C… faudrait ben je fasse ça…demain peut-être, s’il ne neige pas…oui oui il annoncent de la neige caliss!!). Mais je trouve que j’en « jette » (récupère, donne, passe au suivant) encore trop peu… J’aurais envie de tout brûler, de tout donner, et après de me procurer seulement de dont j’ai besoin… mais en même temps dans 6 mois, 2 ans, qui sait, je me dirais peut-être, « ah tiens, j’aurais envie de mettre ce morceau de linge-là – lire ce livre-là – regarder cette photo-là et je ne pourrais plus. Alors je préfère quand même y aller petit à petit... peut-être qu’à moment donné, je changerai de méthode…
Défi : vivre et laisser-vivre. Le premier comportant autant de complications que le deuxième. Vivre : profiter de chaque instant, m’habiter, me nourrir, dormir, etc … Tout cela est encore à travailler… Laisser-vivre… ma mère qui se reposer présentement dans une maison de prière… mon ex qui s’apprête à entamer une nouvelle relation… mon frère qui ne fait pas toujours les bons choix (comme tout le monde)… les jeunes avec qui je travaille…mes amis… tout ce qui ne m’appartient pas… me laisser du laisser-vivre aussi… ne pas trop compacter mon temps… ça me prend des espaces pour brouter (voir un post antérieur avec des extraits d’un livre sur le bouddhisme) et m’apaiser…Il faudrait que je médite plus, ça fait longtemps que je n’ai pas pris le temps… Au moins je marche pas mal (plus que la normale). J’aime être dehors (youppie!).
Sinon, je prépare mon été. Avec quelques nouveautés… je vous annonce que je travaillerai de façon sporadique dans une cantine nudiste à l’Avenir… Pour me faire un peu d’argent, mais aussi pour le drôle de la chose. Et aussi parce qu’on me l’a proposé (le proprio est l’ex-mari à une amie). Ils peuvent avoir besoin de moi, de temps à autres, alors je donne mes disponibilités et on regarde ce que ça donnera. Selon toutes prévisions, je commence en fin de semaine... ça promet :) Quelques défis là aussi ; la dernière fois que j’ai touché à une caisse, j’ai pleuré comme une bonne… mais bon je serai au service, je ne sais pas si ça implique tant que ça la caisse… I will see. Défi de travailler dans le public de même… public nu de surcroît (mais je peux rester habillée, avec tous les dangers qu’une cuisine comporte…)
Ce qui est sûr aussi c’est : 13 au 24 juin : méditation Vipassana à Sutton 7 juillet : mariage amérindien (je vais y chanter) 10-15 juillet, dans ce coin-là : fête à une amie 21 juillet – 3 août : Rainbow en Mauricie 4-5 août : rassemblement amérindien à Maniwaki (6 au 22 août : Hopefully en Gaspésie dans une petite communauté vraiment chouette) 23 au 26 août : Premier Forum Social Québécois, à Montréal
Dans mes trous, j’aimerais aller au Village des Sources, faire du camping avec mon best, aller voir l’Écovillage du Mont-Radar, aller voir le camp à TomTom, passer un peu de temps à Montréal, Québec et Rimouski pour voir des amis, jogger de temps en temps avec Vincent et sa gang les jeudis à Montréal, aller au resto végétalien crudivore avec Pat et Alex et… on verra bien pour le reste :)
J’aurai pas de job, mais je chômerai pas ! :)
Bon, je vais aller terminer mon ménage (il y a du stock partout!!) et aller me piquer un bon roupillon… si je veux avoir de la voix demain pour la pratique des chants amérindiens (pour le mariage)…
Good night mes ti-papoutes!
Si vous vous emmerdez à moment donné cette semaine, ne manquez pas la troisième partie de l’émission « Par Quatre Chemins » de Jacques Languirand, il est émouvant et trippatif comme toujours, mais plus encore dans cette heure-là… il parle de la fragilité … : http://www.radio-canada.ca/radio/emissions/emission.asp?numero=26 May 06 Chats à donnerDeux chats à donner qui ont un an et trois mois.
Katmandou, mâle, est castré et est super affectueux. Gypsie, femelle fertile, aime grimper et est affectueuse également. Les deux ne sont pas dégriffés et ne sont pas vaccinés (mais ils n'ont jamais été malade). Gypsie est fertile, mais je peux payer pour la faire
stériliser avant que je m'en sépare. Ils sont frères et soeurs et je ne veux pas qu'ils soient séparés (je les donne ensemble). Raison pourquoi je m'en sépare : je déménage avec des colocs allergiques
aux chats. Si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à me contacter par courriel ou au
(819) 565-2713. Vous pouvez transférer ce message à vos contacts.
P.S. Ce sont vraiment les chats les plus chouette que j'ai connus, affectueux, ils aiment communiquer, vont vers les gens et sont curieux de nature. Ne ratez pas votre chance! :) Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir :) May 05 NéantToujours rien à dire mais une envie folle d’écrire… j’devrais peut-être me mettre à l’écriture d’un livre cet été… Un genre de rush intensif de deux semaines… ça pourrait être nice… m’absorber en forêt, me fondre au paysage, et écrire. Ne rien faire d’autre (ou presque), sinon, je pourrais perdre le fil.
La fatigue me terrasse et pourtant je veux écrire. Caractéristique de mon moi-même : je veux toujours faire les choses quand ce n’est pas le temps, quand il est trop tard, quand je ne suis pas en état. Cette phrase a le nombre de sens que vous voulez. Je suis tannée d’être contradictoire :oP Et désolée pour mon manque de transparence, la fatigue déconstruit un peu mes phrases, je crois.
Hier soir j’avais très envie d’écrire. Mais l’ordi était déjà fermé, et je devais aller me coucher, si je voulais au moins 6h30 de sommeil. Je pense que ce fut une sage décision, sinon je serais encore plus fatiguée que présentement. Je pensais au fait que j’ai 22 ans. Si je n’ai pas encore de copain stable dans ma vie (ou si je ne suis pas encore stable dans ma vie avec mon copain) à 27 ans, je vais commencer à paniquer sérieusement et à rechercher activement le bon « géniteur » (désolée, ce n’est pas que je veux que ça soit son seul rôle, mais horloge biologique oblige, à cet âge ce sera une caractéristique première, être un bon père pour mes enfants..). Je vais être aux études dans les 2 prochaines années. Donc jusqu’à 24 ans. Ce qui fait qui me restera 3 ans après pour amasser un peu d’argent, voyager, rembourser mes dettes, m’établir quelque part où j’aurais envie de rester, stabiliser mon esprit, faire tout ce dont j’ai envie de faire avant de m’engager dans un couple stable avec arrivée des enfants vers mes 30-31 ans max, idéalement. Et là j’ai paniqué. J’me suis dit : c’est injuste, la vie passe trop vite, je n’arriverai jamais à me fixer, pourquoi est-ce que j’ai une foutue horloge biologique, je vais encore arriver trop tard dans mes affaires, et là il n’y aura pas de deuxième chance, arrrgggg. C’est comme si à 22 ans toute la vie adulte me tombait dessus. 21 ans, je la commençais, 22 ans, je suis dans une sorte de mitan existentiel. Un carrefour entre la fougue-tempête qui me caractérise, la spontanéité, l’audace, le « je fonce la tête première et tant pis pour les conséquences, tout finit toujours par s’arranger » et la responsabilisation, la prise de décisions réfléchies, l’insécurité, d’avoir à peser mes choix avant de les suivre. Gros carrefour. Beaucoup de circulation d’idées. J’ai peur de perdre mon ouverture d’esprit. J’ai peur de trop planifier les choses. J’ai peur de perdre mon insouciance, ma confiance en demain. De figer mon futur dans une sorte de glace-gélatine. Qui empêche toute spontanéité et tout cadeau inattendu de la vie. Et je me dis que les hommes ne doivent pas vivre cette sorte d’angoisse de ne jamais enfanter. (D’enfanter, en effet, sûrement pas). La peur de ne pas avoir des enfants à temps. J’aurais quaisiment envie de passer un test de fertilité maintenant : comme ça advenant le cas que ma fertilité serait nulle, je ferais mon deuil tout de suite et je passerais à autre chose…
Mais en même temps, j’ai envie d’être mère. Mais je me sens tellement inapte présentement, tellement pas prête. Qu’aurais-je à léguer à mes enfants, sinon mon inconstance-racine? La vie passe trop vite. Voilà. Il me semble que les 6 dernières années ont passé en un claquement de doigt. De 16 ans à maintenant, je vois peu de différences. J’ai toujours les mêmes résolutions, pas encore atteintes. Je suis toujours horriblement embarrassée à l’idée de danser, d’être spontanée avec mon corps. J’ai toujours des problèmes de possessivité et d’amour multiples. Je mange toujours aussi mal. Même que ça va faire 6 ans en août que je vais avoir quitté le domicile familial (je suis revenue par bouts, mais ce fut mon premier appartement-résidence). Si on ne compte pas l’été de mes 15 ans et l’été de mes 16 ans où je résidais à l’extérieur de chez mes parents. Je m’implique toujours trop (à en perdre la tête, parfois). J’ai toujours un trip cheveux longs, pour les gars (bien que plus atténué). C’est sûr j’ai beaucoup bougé dans ces années, mais le fond est resté le même. Je dirais même que j’ai perdu un peu de confiance en moi et d’audace. J’ai moins d’occasions de le manifester (ou bien ça se fait différemment).
16 ans. L’année où j’ai écrit « Baise-moi ». 6 ans déjà. Comme hier, il me semble! Et je parle encore sensiblement aux mêmes personnes (même si j’en connais beaucoup plus depuis). À 16 ans… je voulais être éducatrice spécialisée. Et plein de choses, mais c’est en T.E.S. que je me suis dirigée. À 22 ans, je m’en fais étudier pour être Animatrice à la Vie Spirituelle et à l’Engagement Communautaire (AVSEC). Et je veux être plein de choses encore. J’aimerais être journaliste, ces temps-ci. Ça me manque, l’écriture. Je crois que je vais essayer de la développer plus activement, cette année. 16 ans. Je perdais la tête pour un mec qui s’en foutait. Pas trop de différences avec maintenant, avec quelques variantes. Je trippais handicapés (ça, ça m’est passé). Je trippais bouddhisme (tiens tiens… J ). J’ai été célibataire un moment, et ça me faisait du bien. J’ai eu à déménager, dans une nouvelle ville, et à entrer dans un nouveau programme. La fin d’un cycle, le commencement d’un autre, comme cette année. Et qu’est-ce que ce sera à 30 ans? Je dois être plus consciente de chaque minute, car elle ne reviendra pas. 30 ans… Brrr ça m’angoisse déjà. La sphère de liberté qui se rétrécit peu à peu, car moins de choix restent. Moins de temps pour se revirer de bord. Les murs se referment lentement sur soi… Quelle vision pessimiste de l’après vingtaine! Je ne devrais pas penser comme ça. Je connais plein de femmes accomplies de 40 ans et plus, qui ont une belle vie, qui voyagent, changent le monde au jour le jour, ont une existence pleine et riche de sens. Ne pas désespérer. Penser à Guylaine, Alana, Claudèle, Maryse. Ma mère aussi, même si je ne voudrais pas nécessairement lui ressembler, au niveau de l’emploi du temps. Mais elle est libre. Elle fait ce qu’elle veut et aime. Elle n’a pas de regrets (du moins, je n’en ai pas connaissance). Elle est restée elle-même. Mais peut-être la vie s’est-elle refermée sur elle aussi, un peu plus vite qu’elle ne s’y attendait.
Bref, voilà un aperçu de mes réflexions d’hier, assise sur le plancher de la salle de bain (c’est toujours là que ça se passe, je sais, je suis étrange, la salle de bain a toujours été mon temple philosophique et existentiel. Je pourrais me marier dans une salle de bain :oP). Le mariage… Je vois des couples heureux autour de moi ces temps-ci. Ça me manque. Peut-être suis-je prête à revenir en couple. Je n’y vois plus de majeure contre-indication (sauf que j’ai des trucs à faire cet été, seule ou en duo. À prendre où à laisser J ). Je pense que je peux continuer à travailler sur moi en action. Avec les situations qui surviennent. Avec le bouddhisme comme ligne de pensée, pour désamorcer les agressivités, les colères, les possessivités, les déprimes qui naissent dans mon esprit, et les remplacer par l’amour, la compassion, la réjouissance. Ça doit pouvoir se faire. Travailler avec du matériel vivant : ma vie en fructifiance. J’aimerais ne pas perdre la tête, pour le prochain. Ne pas m’engager, à cœur perdu, par attirance réciproque. Je sais maintenant que l’amour n’est pas assez. Pas toujours. Ça prend un petit quelque chose de plus que je ne connais pas encore. Plus de ressemblances, peut-être. De la volonté. Une direction commune. Beaucoup d’humour (même si ça ne manquait pas). Des compromis. Du dynamisme (oui, oui je le veux!). Trouverai-je quelqu’un avec qui j’arriverai à être complète? Avec qui je serai vraiment moi-même? Que je ne ferai pas que chasser, pour le plaisir?
Mes yeux se fatiguent lentement. Beaucoup d’introspection, ce soir. J’espère que je ne vous embête pas, avec ce style plus psychanalytique que poétique. J’aurais envie de vous rajouter des bouts du libre bouddhiste que je suis en train de lire (toujours le même) mais je sais que si je me lève, je vais tomber dans mon lit avant d’accéder au livre. Je peux quand même vous copier-coller les phrases de mon surnom sur MSN, deux citations qui me plaisent bien :
La pluie tombe comme nous tombons amoureux : en déjouant les prévisions. (Martin Page)
Les personnes apparaissent toujours quand elles sont attendues (Paulo Coelho)
En espérant que ça saura vous inspirer, tout comme ça m’inspire moi-même.
Je rajouterai pour terminer que je vais bien. Je sais que certains parmi vous ont émis des commentaires compatissants, en me souhaitant d’aller mieux, de me trouver, mais ça va, je vous assure. Je fais seulement le point, par moment. Mais ça ne m’angoisse pas tant que ça, toute cette situation de l’âme cœur (ce n’est pas une faute de frappe, mais un effet de style voulu J ). Hier, ça le faisait, dans la perspective du temps et de l’horloge biologique. Mais c’était passager. C’était parce que c’était jeudi, ma journée étrange par excellence, cette session-ci. On dirait. Bref, c’est ce que je voulais vous dire. Et me dire à moi-même, dans ces quelques paragraphes que j’espère pas trop mortellement ennuyants. C’était pour le plaisir d’écrire, mais ça s’est mué en psychanalyse. Ma plume a déjoué les prévisions.
Bon direction dodo. Bonne nuit, lecteurs et amis fidèles (ou internautes de passage). Merci pour vos commentaires en passant, ça met de la vie.
(une petite dernière)
Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. (Mark Twain). May 03 22 ans et une semaineUne journée comme ça où je ne sais pas trop quoi dire, mais où j’ai envie d’écrire.
Une journée où le style des autres m’inspire fortement (i.e. celui de Perilisk), où j’ai déjà lu le dernier chapitre de Coelho http://fr.paulocoelhoblog.com/witch-of-portobello/30.04.2007/onzieme-chapitre/, où j’ai déjà lu ce qu’il y a de nouveau sur erenouvelle.com, où j’ai déjà regardé le nouveau « têtes à claque » et où j’ai déjà regardé ce que Jacques Languirand avait de bon à dire à la radio http://www.radio-canada.ca/radio/emissions/emission.asp?numero=26 … Une journée où j’attends… les nouveaux post de Perilisk… le prochain chapitre de Coelho, comme un évangile… Le prochain « têtes à claque » (oui, oui, et ne me jugez pas bon!!). Le prochain mois. La prochaine pleine lune…
Journée ordinaire dans un continuum ordinaire. Mais beaucoup de sourires. Quelques belles surprises. 3 repas (oui oui! :) ). Des gentillesses, des mots doux, de l’attention (yippie!). Quelques larmes, à la lecture d’un article écrit par un de mes anciens professeurs, décédé depuis, Bernard Tanguay. La dernière rencontre de mon comité à Montcalm. Une nouvelle combinaison de linge qui me donne un petit air coquet version Filles de Caleb. Une nuit de huit heures. La routine quoi. Rien de quoi écrire un livre. Et pourtant.
Un sourire. Des mots. Un regard franc. Je n’avais besoin de rien de plus. Et pourtant, j’en voudrais encore. Insatiable. Possessive. Mes défauts me revolent en pleine face. L’égo me colle à la peau comme une vieille sangsue. Désuète. Elle me gobe toutes mes forces. Et pourtant, j’y suis attachée. Nous sommes comme un vieux couple. Mon égo et moi. Et moi. Et les autres autours qui ne font que passer. Je suis une porte tournante.
Voilà que ça reprend. Une mélancolie douteuse. On dirait que l’état neutre tend plus souvent les mains vers la tristesse que vers la joie. Lorsque rien ne se passe, ça tombe, au lieu de monter. Je ne suis pas assez légère. Quelques livres à lester…
J’ai envie de tout jeter aux poubelles. De m’acheter le nouveau livre de Coelho, une nouvelle paire de lunettes et de partir à l’aventure. Avec le strict nécessaire. De m’acheter une voiture et de vivre dedans. Aller en Gaspésie, à Baie-Comeau, dans le grand nord, aux Îles-de-la-Madeleine. Comme si j’allais arriver à semer mon égo… héhé… Quoique peut-être qu’avec plus d’espace, il finirait par se fatiguer. C’est en voulant étouffer son prochain qu’on le renforcit.
Je suis en train de lire un superbe livre sur le bouddhisme. Merci Anick (alias Perilisk) :) Le mythe de la liberté. Ça me fait beaucoup réfléchir. Comprendre. Surtout sur mon égo, vous l’auriez deviné. Mais il y a déjà un moment que ça me travaille. Maintenant que l’insécurité est de beaucoup atténué, maintenant que la panique, le doute, l’anxiété prennent moins de place, je vois ce qui reste. Un gros égo, gros comme le monde. Et ça me fait capoter. Toutes ces pensées de jugement qui me viennent, de « supériorité », parfois, de me réjouir de ce que l’autre n’a pas, car peut-être je réussirai à l’avoir. Mes impatiences. Mes indifférences. Mes « je n’ai pas raison donc tu n’as pas raison non plus ». Ça gruge. Toujours en train de compétitionner contre mon ombre. Qui est soi-disant moins jolie que moi :oP
(Bon, là je perds un peu le fil car je viens d’avoir un appel de Sylvain qui est sur Couchsurfing, sympathique personne en passant (il a le profil le plus coool car il est pllllein de couleurs :) http://www.couchsurfing.com/profile.html?id=39UX00, qui accueille ce soir un Couchsurfeux et qui m’a invité à aller prendre un café avec eux deux demain après-midi… joie ;) )
La mélancolie est partie…et zut… ça prouve à quel point les états d’esprits ne sont qu’illusion de l’âme, un éclair de fumée et les voilà repartis !
Je ne vais quand même pas vous laisser comme ça, en plein milieu de lecture, sans rien pour venir clore harmonieusement cette envolée poétique, bien que légèrement teintée de tristesse. Je vais donc vous copier des bouts du livre top méga cool que je suis en train de lire. Vous allez voir, ça se transporte bien au niveau du cœur. Ça donne de jolis reflets :)
Je vous rappelle que je vous aime tous et toutes, et ceci n’est pas parole « égoïste ». Je vous aime parce que vous êtes merveilleux :) Que vous représentez ce qu’il y a de mieux, sur terre : la Vie. :)
Le mythe de la liberté et la voie de la méditation (par Chögyam Trungpa)
« Si nous voulons pourfendre l’ambition de l’égo, il nous faut comprendre comment nous établissons le moi et son territoire, comment nous utilisons nos projections comme références afin de prouver notre existence. Cet effort en vue de confirmer notre solidité trouve sa source dans une incertitude quant à la réalité de notre existence. Nous cherchons donc à prouver notre propre existence par rapport à un point extérieur, un objet solide dont nous nous sentions séparés, et avec lequel nous établissons une relation; mais l’ensemble de l’entreprise est contestable si nous remontons réellement en arrière. Peut-être sommes-nous les auteurs d’une gigantesque mystification?
La mystification tient dans le sentiment de solidité du moi et de l’autre. Cette fixation dualiste vient du néant. Au départ, il y a un espace ouvert, zéro, ne renvoyant qu’à lui-même, non relationnel. Mais, pour en confirmer la nullité, il nous faut créer l’un pour prouver que le zéro existe. Cela même ne suffit pas; nous risquerions de rester bloqués entre le un et le zéro. Aussi commençons-nous à avancer, à nous aventurer à l’extérieur. Nous créons le deux pour confirmer l’existence du un, puis nous sortons à nouveau et confirmons le deux par le trois, puis le trois par le quatre, et ainsi de suite. Nous établissons un arrière-plan, un fondement à partir duquel il est possible de partir à l’infini. C’est ce que l’on appelle samsara, le cercle vicieux et sans fin de confirmation de l’existence. Une confirmation en exige une autre, qui en exige une autre…
Il est très pénible d’essayer de confirmer notre solidité Nous nous retrouvons sans cesse en train de glisser soudain d’un plancher qui nous semblait s’étendre à l’infini. Nous essayons alors d’échapper à la mort en prolongeant immédiatement le plancher pour le faire apparaître à nouveau illimité. Nous nous croyons en sécurité sur notre parquet apparemment solide, mais nous glissons une nouvelle fois et il faut encore le prolonger. Nous ne réalisons pas que l’ensemble du processus n’est en rien nécessaire, que nous n’avons nul besoin de plancher pour nous tenir debout, et que nous avons bâti tous ces planchers au ras du sol. Il n’y a jamais eu le moindre danger de chute, le moindre besoin d’un appui. En fait, notre souci de prolonger indéfiniment le parquet pour nous assurer une base ferme et une vaste plaisanterie, la plus grosse des blagues, une plaisanterie cosmique. Mais cela peut ne pas paraître drôle, et prendre l’aspect d’une sérieuse duperie »…
« La pratique de la méditation ne consiste pas à essayer de produire un état d’hypnose ou de repos psychique. La recherche de la paix de l’esprit reflète une mentalité de pauvreté. Cherchant le repos de l’esprit on se prémunit contre l’agitation, et, de façon paranoïaque, on s’entoure constamment de limites. On reste en garde contre les accès soudains de passion, les explosons agressives qui pourraient nous renverser, nous faire perdre le contrôle. Ce processus de surveillance limite la portée de l’esprit en n’acceptant pas tout ce qui survient.
La méditation, en revanche, devrait refléter une mentalité de richesse, en ce sens que l’on utilise tout ce qui survient dans la condition de l’esprit. Si l’on donne à l’agitation suffisamment de place pour fonctionner au sein de l’espace, l’énergie cesse de s’agiter car elle peut fondamentalement se fier à elle-même. La méditation fournit un pâturage immense et riche à une vache agitée. Il se peut que la vache s’agite un moment dans sa grande prairie mais, tôt ou tard, à cause même de l’excès d’espace, l’agitation devient inadéquate. Alors la vache se met à brouter, elle se repaît complètement, se détend et s’endort »…
Cela me fait penser à un proverbe chinois « Patience, avec le temps, l’herbe devient du lait »
Bon broutage! (sans arrière-pensée…) |
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