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日志


9月20日

Montréal ça pue!

Et y'a pas d'air pour respirer! Les gens vont sur les terrasses pour avoir plus d'air et d'espace et ils fument comme des cheminées... Drôle de ville... drôle d'odeurs... Beaucoup de bruit aussi...

Mais... j'y revois et rencontre plein de gens :)

S'ils pouvaient tous migrer vers Sherbrooke... (pas tout le monde, seulement ceux qui sont sympas :oP)

Aujourd'hui, c'est la journée "En ville sans ma voiture". Peut-être que ça va être moins bruyant...
9月11日

Is it because it's 07-09-11?

Tiens, si on jouait au trou-t-cul, on pitcherait tout 2 cartes... 7-9-11...

Je me sens weirdo. À la fois méga-vedge et hyper-active. Hyper-virtuelle en tout cas. C'est comme un loft-story personnel : fouiller à fond dans la vie des gens, jusqu'à tout trouver, et se jouer la game de "ça me concerne", même quand ça nous concerne pas. Se triturer volontier la cervelle avec un couteau de chasse. Volontairement se dévaloriser. Sans jamais changer de poste. Manette coincée, j'ai le tic nerveux du clavier. Je continue à chercher. Mais il n'y a rien au bout de l'arc-en-ciel, ni or, ni diamants. Et l'arc-en-ciel risque de disparaître à tout moment...

J'ai l'air en petits morceaux mais je ne le suis pas... je suis en deux gros morceaux seulement... un happy et l'autre déprimé... frustré... dépassé par lui-même (l'autre morceau peut-être? doh...). Ma frustration vient de moi-même. Qui fouille, virtualise, me joue la comédie. Tout le reste est content. Si c'était mon ordi à moi, je le pitcherais au bout de mes bras. Et j'irais me coucher...

C'est dur de ne pas aller voir quand la réponse est à la portée d'un clic... je me fais souvent avoir par les occasions qui se présentent. Je devrais me dire comme je me dis pour bien des choses, alcool, café, drogues : j'ai pas besoin de ça. Passer 5-6 heures sur l'ordi par jour, je n'ai pas besoin de ça non plus bâtard! Avec 14 colocs et une ville à découvrir, m'essemble que j'devrais arriver à regarder autre chose qu'un écran... en plus j'ai l'air anti-sociale passer mes soirées sur l'ordi, au vu et au su de tous, dans la grande place publique... bref... plein de belles chose pour m'auto-self-estimer.

La vie me rejoint puisque je ne vais pas vers elle. Elle est très claire, quand c'est Là que je dois aller, ça y va par Là, même si je ne fais rien pour que ça bouge. Elle fait bouger le sol sous mes pieds...

J'ai confiance. Je manque juste un peu de volonté. C'est déjà moins pire que ça l'a déjà été. Mais ça m'énerve. Je prends pas le temps de m'arrêter. Pas pour passer mes nuits sur l'ordi, mais pour trouver de nouvelles façon de faire. Pour être à l'écoute. Pour synthétiser et rassembler ce que je reçois, ce qui vient à moi. Pour botter les fesses de l'apathie ambiante, de la routine hebdomadaire, pour changer l'équation naître, grandir, travailler, mourir. Pour... éveiller les consciences? Bbbbeeeaaaarrrk que j'aime pas utiliser des mots impératifs comme ça, qui donnent l'impression que je me place plus haut. Que je me pense plus haut. Que je veux imposer quoique ce soit. Il n'en est rien. C'est juste que je sens qu'il faut que je prenne la parole, peu importe la façon. Par l'écrit, l'oral, ou le visuel. Par mon corps ou par mes mots. Je sens que de quoi de grand m'habite, aussi petit soit-il. Sortir de la norme. Cesser de penser en terme d'étranger, de terroriste, d'extérieur. Je veux le vrai "pueblo unido jamas sera vincido". Je veux le vrai so-so-solidarité. Pas celui qui dure le temps de quelques spicy nuages. Pas celui qui dépend de leaders, aussi alter-mondialistes soient-ils. Une vraie harmonie. Un peu comme au Rainbow, mais en marche. Nous ne voulons plus être en marge.

Revolution... Ya bastà.... Les mots ne sont rien si les actions ne suivent pas. Ne pas réinventer la roue, la faire dévier. Les faire dévier. Et finir par construire un char avec. Un char avec de la place pour tout le monde. Et des roues qui n'écrasent personne.

Ne pas se tenir debout seulement contre eux, mais pour nous. Nous savons que nous sommes plus.

Faire un back-up de ce qui est nécessaire et souhaitable, avant de formatter le tout. Rien ne sert de changer un système si l'on a rien d'autre à proposer. Rien ne sert de changer de système si c'est envers et contre la majorité de la population. Une étape à la fois, bella. Hugs révolution, c'est un bon début. La vision dans une main, l'action dans l'autre. Pour contrer et construire. Pour vivre enfin le monde qui nous habite. Au présent.

"Il ne faut jamais douter qu'un petit groupe de citoyens réfléchis et engagés puisse réussir à changer le monde. En réalité, c'est la seule chose qui y soit jamais parvenue" (Margaret Mead)

J'ajouterais : c'est lorsque les bases des nouvelles sociétés sont suffisament solides que le reste de la gang est willing pour sauter.

Comme la neige lourde de février sur la vieille branche.
Comme l'avion parti de haut qui n'a jamais vraiment volé.
Babylone tombera
Mais ceux qui n'ont pas monté dans la tour
Ceux-là ne pourront tomber
Ils feront un feu de joie
Avec tout cet argent inutilisé
Et accueilleront ceux qui savent encore marcher

Et l'amour sera maître
Et l'amour sera roi
Maitre chez soi

De quoi pourrons-nous avoir peur, si nous sommes ensemble?





Ça va mieux à présent... la partie down s'est ralliée à la joie majoritaire : c'est un consensus interne : je vais bien :) Il faut d'abord être solidaire avec soi-même, être entier et harmonieux avec tous les partis internes avant d'imaginer pouvoir rallier toutes les parties de tous les partis externes :) Auto-gestion... responsabilité... horizontalité... fluidité... le gong du quart de nuit a sonné : place aux rêves... endormis :)

Patience! Avec le temps, l'herbe devient du lait (proverbe chinois)
Notre seul véritable ennemi est la peur (Bernard Werber)
Ils ne savaient pas que c'étais impossible, alors ils l'ont fait (Mark Twain)